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Les pandémies dans l'histoire

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Message par Mélanie le Mar 31 Mar 2020 - 10:48

Encore autour du thème du Covid-19

Afin de retracer les grandes pandémies qui ont frappées par le passé, leurs histoires, ce qu'elles ont laissé dans l'art.
La liste est non exhaustive, je commence avec la peste noire (1347- 1352)

La maladie était principalement véhiculée par des rongeurs (comme le rat), qui la transmettaient à l'homme indirectement par les puces. La victime était contaminée par une puce porteuse de la maladie.
La peste est apparue de nombreuses fois au cours de l’Histoire, aussi bien en Europe qu’en Asie, mais l’une de ces épidémies a particulièrement marqué les esprits au point d’être connue encore aujourd’hui sous le nom de Peste noire.

Le contexte d'arrivée de l'épidémie:

En Europe la démographie augmente mais pas les parcelles cultivables et des denrées produites. Un refroidissement climatique aurait été observé provoque une série de mauvaises récoltes qui se traduisent par des disettes et des famines dès le début du siècle et durant plusieurs décennies.
La guerre de cent ans éclate en 1337.
Finalement, mauvaises récoltes + pression fiscale + destructions = misère = affaiblissement de la population, qui a probablement contribué à l’« efficacité » de la maladie. Toutes les conditions sont réunies pour que la peste, qui n’était pas apparue en Europe depuis presque 600 ans, fasse des ravages.

La peste est apportée par des bateaux venant des bords de la mer Noire en direction de l'Europe, qui transportent avec eux la peste qui frappait en Asie.
La peste atteint les ports européens à la fin de l’année 1347 et se répand en quelques années à travers l’Europe en suivant les routes commerciales.

Les pandémies dans l'histoire 496px-diffusion_de_la_peste_noire_1347_1351_svg

La maladie laisse apparaître sur ses victimes des plaques noires, suivis de ganglions noirs. Qui sont accompagnées de douleurs musculaires et articulaires, de fièvre, de frissons, de maux de tête et d’une grande fatigue.
La victime pouvait soit guérir et être immunisée ou dans le cas contraire, le malade voyait son rythme cardiaque accélérer, convulsait et se mettait parfois à délirer, puis mourrait en quelques jours d’une infection généralisée,

Les cimetières ayant rapidement dépassé les capacités disponibles, les morts sont entassés dans des fosses communes.
L’Europe perd environ 25 millions de vies en 5 ans, soit entre le tiers et la moitié de sa population.

Les remèdes utilisés
Les méthodes de l'époque étaient rudimentaires et ne savaient pas soigner la maladie, on conseillait de brûler du bois pour purifier l'air. On préconisait de pratiquer des saignées alors qu'elles affaiblissaient les malades.
Les bains chauds, l’abstinence sexuelle ou les breuvages à base de sang de vipère ne fonctionnent pas davantage. Les gens finissaient par s’en remettre au sauve-qui-peut général lorsque la maladie atteignait une ville.

Face à l'impuissance devant la maladie et le manque de remède, la panique s'empare du peuple, certains fanatiques pensent que la flagellation va leur permettre d'expier leurs pêchers pour obtenir le pardon divin.
Les habitants de Florence pense que la maladie vient des chats et chiens et procède à un massacre de ces pauvres bêtes, pendant que les rats court les rues.

Comme fréquemment lorsqu’une épidémie s’abat sur le peuple, on accuse les Juifs d’avoir fomenté la mort des Chrétiens en empoisonnant les puits d’eau potable

La Peste noire a également d’étonnantes répercussions dans l’art. Alors qu’elle était auparavant idéalisée (avec le Paradis, les anges, et ainsi de suite), l’art transmet après le passage du fléau une vision réaliste et pessimiste de la mort, qui est représentée telle qu’elle est réellement : cruelle et horrifiante.

Exemple d'un tableau représentant une danse macabre.
Les pandémies dans l'histoire 001-dansemacabre

Pour plus d'informations :
https://lhistoirecestbien.wordpress.com/2014/11/25/la-peste-noire/


Dernière édition par Mélanie le Mar 31 Mar 2020 - 14:52, édité 1 fois
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Message par vertgandazert le Mar 31 Mar 2020 - 12:09

@Mélanie,sans verser dans le pessimisme morbide, notre espèce a payé de lourds tributs à "Dame Nature", tout au long de son histoire,mais ce n'est pas propre à elle, puisque l'on estime généralement que 80% des espèces apparues, sont disparues naturellement, pour la plupart, bien avant notre arrivée.
Alors cette chère "Dame nature" n'est pas une si bonne mère que cela.
Pendant très longtemps, elle a très mal nourri ses enfants, les famines décimaient donc les vivants régulièrement et intensément.
Notre espèce s'est affranchie récemment de ce fléau, mais la situation reste fragile...
Pour rester précisément dans votre sujet, je pense évidemment à la grippe dite espagnole, que mes grands parents ont connu de près.
Pour rappel:

"Histoire
Antécédents
Avant cette grippe de 1918, des pandémies de grippe se produisaient dans le monde en moyenne trois fois par siècle1. Les flambées de grippe s'accélèrent au fur et à mesure des siècles : « de 1700 à 1889, l'intervalle moyen entre deux pandémies est de cinquante à soixante ans. À partir de 1889, cet intervalle n'est plus que de dix à quarante ans. Cette accélération peut correspondre à une plus facile propagation du virus, entre autres liée à l'accroissement de la population, à l'urbanisation et à la plus grande fréquence des échanges internationaux »2.

Hypothèses d'origine géographique
Plusieurs hypothèses ont été émises :

1918 : Loring Miner, un médecin du Kansas rural, rencontra des cas dans les premières semaines de 1918. Miner, alerté par le taux de mortalité envoya un rapport aux autorités sanitaires. Quelques semaines plus tard, l'un des premiers foyers épidémiques aurait éclaté, vers la base militaire du Kansas. L’épidémie se serait propagée ensuite à la fois vers l’Amérique du Nord et vers l’Europe, lors du débarquement de la force expéditionnaire américaine à Bordeaux en avril 19183.
Le deuxième rapport de recherches est celui de Michael Worobey, Guan-Zhu Han et Andrew Rambaut, travaux validés par Neil M. Ferguson du College Imperial de Londres, qui situe les premières souches entre 1889 et 1900, sur des jeunes américains ayant développé des anticorps, invalidant de fait la thèse d'une épidémie qui aurait été importée de Canton en 19184. Selon le Professeur Berche, « De mauvaises conditions sanitaires, des populations affaiblies et de grands rassemblements. ». « On pense que la grippe espagnole est apparue d'abord au Kansas où elle a contaminé de jeunes soldats américains, qui étaient réunis trois mois dans des camps de formation militaire, à raison de 50 000 à 70 000 individus, avant de traverser le pays et de prendre la mer pour l'Europe »5.
Les cas précoces et mortels d’infections respiratoires signalés dès 1916-1917 dans le camp d’Étaples dans le Pas-de-Calais — où les Anglais installèrent le plus grand complexe hospitalier de tous les temps — et à Aldershot, au Royaume Uni, pourraient être à l’origine de l’épidémie. Le camp d’Étaples en particulier concentrait « tous les ingrédients pouvant favoriser l’émergence d’une pandémie grippale : surpeuplement, cochons vivant à proximité d’oies, de canards, de poulets et de chevaux, et gaz (certains mutagènes) utilisés en grande quantité »3. L’historien Pierre Darmon enfin a signalé plusieurs épidémies de pneumonies ayant touché les travailleurs annamites en France en 1917 et 19186.
Au fil des années, des travaux scientifiques ont été publiés, affinant l'origine géographique du virus, et semblant valider scientifiquement les États-Unis : le rapport de la Oxford Academy, publié dans le magazine Evolution, Medicine, and Public Health, Volume 2019, étudie les 3 thèses qui avaient jusque là été évoquées (États Unis, France et Chine), et réfute la Chine arguant que les écrits de l'époque s'appuyaient uniquement sur des données symptomatiques, et non sur la science, la microbiologie en 1918 étant peu développée. Le rapport valide donc, données à l'appui, une origine vraisemblable au Kansas7.

Les premiers cas

L’hôpital du Camp Funston au Texas.
Les débuts de cette pandémie sont discrets, car le virus n'est pas initialement mortel : l'origine du virus-père de la grippe de 1918, dite « grippe espagnole », est restée pendant longtemps incertaine.

Dès les années 1916-1917, la « pneumonie des Annamites » fait des ravages parmi les ouvriers ou soldats d’origine indochinoise présents en France, qui meurent de façon fulgurante de syndromes respiratoires aigus. Il est suspecté que cela soit la première vague de cette grippe8.

Le premier cas officiellement enregistré l’est le 4 mars 1918 dans le camp militaire de Funston (en) au Kansas. La maladie s'y étend, et dès avril elle apparaît dans un cantonnement britannique à Rouen9. L'épidémie se répand rapidement, par le biais des mouvements de troupes alliées, d'abord en Grande-Bretagne, puis aux États-Unis, et enfin en Italie et en Allemagne, atteignant son apogée durant le mois de juin 1918.

Ces pays sont en guerre et censurent les informations sur la maladie pour ne pas affecter le moral des populations. Aussi, quand en mai 1918 la grippe atteint l'Espagne, la presse espagnole est-elle la première à en décrire les effets10. C'est pour cette raison que l'épidémie a souvent été qualifiée en Europe de « grippe espagnole »11,12,a, sauf en Espagne où elle porte le sobriquet de « Soldat napolitain »10.

En juillet, l'Europe considère l'épidémie comme pratiquement terminée, bien qu'ayant atteint un nombre élevé d'individus, surtout dans les armées, mais s'étant manifestée sans gravité, étant de courte durée, et avec des symptômes classiques peu alarmants.

Simultanément à ces épidémies internationales, d'autres foyers épidémiques plus restreints sont observés en Inde et en Nouvelle-Zélande, en juillet, et en Afrique du Sud, en août. On ignore aujourd'hui encore s'il s'agit d'une seule ou de différentes souches, toutes n'engendrant cependant que des symptômes bénins.

Septembre 1918 : l'épidémie américaine devient mortelle

Taux de mortalité à New York, Londres, Paris et Berlin.
C'est aux États-Unis, dans la région de Boston, aux environs du 14 septembre, que les premiers cas mortels d'une grippe, bientôt tristement connue sous le nom de « grippe espagnole », sont signalés.

À compter de cette date, cette vague virale, bien qu'étant dans la lignée directe de la précédente, se caractérise par une mortalité 10 à 30 fois plus élevée que les épidémies grippales habituelles, soit un taux de mortalité moyen situé entre 2,5 et 3 % des grippés.

Du fait de sa grande contagiosité, elle se répand partout où les voyageurs contaminés, civils ou militaires, vont au gré des transports ferroviaires et maritimes de cette époque, inconscients du danger et de la puissance meurtrière de ce qu'ils portent. Dès le 21 septembre 1918, dans l'ensemble du Nord-Est des États-Unis, des côtes américaines du golfe du Mexique, ainsi qu'en Californie et dans la majorité des grandes villes de l'Est américain, sont signalés des décès dus à la grippe : c'est le début d'une augmentation significative et anormale du nombre de cas mortels.

Dans le même temps, les premiers cas sont signalés en Europe, le virus y est probablement apporté par le biais de renforts américains venus aider les armées alliées. Une semaine plus tard, début octobre 1918, c'est l'ensemble du territoire des États-Unis et de l'Amérique du Nord qui est atteint. Il aura suffi de 15 jours à ce virus pour être présent sur l'ensemble du sous-continent Nord-Américain.

C'est alors seulement que l'épidémie prend réellement une ampleur considérable. En effet, si elle était déjà présente dans l'ensemble de ces territoires, le nombre de contaminés n'était pas encore très élevé. Et c'est seulement après sa dissémination que le nombre de contaminés explose.

Aussi, comme le montre le graphique ci-contre, c'est le mois d'octobre 1918 qui voit le plus de cas mortels aux États-Unis : un taux de mortalité de près de 5 % chez les malades, soit, rapporté à la population entière (30 à 40 % de la population est atteinte), un taux de mortalité global de 2 %. L'État américain, ainsi que la population, prennent soudainement conscience de l'importance de cette épidémie.

C‘est sur le même schéma que l'Europe, puis le reste du monde, sont à leur tour atteints.

Octobre 1918 : l'épidémie devient pandémie

En décembre 1918, à Seattle, les forces de l'ordre sont équipées de masques.

À Seattle, le poinçonneur a ordre de ne pas laisser monter les passagers non munis de masques. Durant près d'un an, les transports et l'économie de tous les pays seront affectés par les mesures d'hygiène.

Dans tous les pays, les hôpitaux sont débordés et il faut construire des hôpitaux de campagne, ici dans le Massachusetts (29 mai 1919).
Les États-Unis sont brutalement submergés par cette épidémie nouvelle. Bon nombre de villes américaines sont paralysées du fait du grand nombre de malades, ainsi que du grand nombre de personnes refusant d'aller travailler. Alors que les médecins américains, désemparés, sans aucune information ou aide possible, font face à cette épidémie du mieux qu'ils le peuvent, une infirmière sur quatre meurt. Alors que cette épidémie, à son apogée de puissance aux États-Unis, y sème le chaos, le désarroi, et surtout la mort, l'Europe compte ses premiers morts dans les rangs des militaires alliés. Avec son arrivée en Europe, ce virus devint international, ce qui annonce déjà son originalité.

Suivant la même évolution qu'aux États-Unis, la maladie, partant du Nord-Est de la France, conquiert bien vite l'ensemble des tranchées alliées ainsi que le territoire français et, du fait des mouvements de troupes britanniques, gagne la Grande-Bretagne.

Vers le 15 octobre, l'épidémie atteint, en France, puis en Angleterre, une importance considérable. Avec une à deux semaines de décalage, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne et l'ensemble des pays limitrophes comptent leurs premiers morts. De là, l'Europe étant à l'époque le centre colonisateur du monde, des bateaux, avec à leur bord des marins grippés, partent vers l'Afrique, l'Amérique du Sud, les Indes et la Chine, ainsi que vers l'Océanie, ces marins colportant vers ces terres alors encore épargnées une épidémie qui, de fait, devient alors pandémie.

Fin octobre et début novembre, d'abord en France et en Grande-Bretagne, ensuite dans l'Europe entière durant le mois de novembre 1918, l'épidémie devient aussi grave qu'aux États-Unis. Max C. Starkloff, médecin de la ville de Saint-Louis (Missouri) met en place un des premiers cas de distanciation sociale en médecine moderne18, en ordonnant la limitation du nombre de personnes pouvant s'attrouper et en fermant les écoles. Saint-Louis a ainsi un des taux de mortalité les plus bas des États-Unis19,20 (moins de 60 pour 100 000 environ, six semaines après que les premiers cas ont été signalés21).

Cependant, les populations européennes, affaiblies par quatre ans de guerre et de pénuries, subissent des pertes pires encore que celles des États-Unis : la France subit à elle seule presque autant de pertes que l'ensemble des États-Unis. Des villes entières sont paralysées, autant par la maladie que par sa crainte. Aux États-Unis, l'épidémie perd enfin de sa force, après deux mois de choc : septembre, mois de la propagation, et octobre, mois des morts.

En Europe, pour la France et la Grande-Bretagne, après une propagation en octobre (avec déjà un grand nombre de morts), c'est principalement novembre, en raison des infrastructures sanitaires débordées, qui voit les plus grandes vagues de mortalité. Pour les autres pays d'Europe, la période de propagation s'étend de mi-octobre à mi-novembre, celle du pic de mortalité, de mi-novembre à mi-décembre. La censure de guerre limite l'écho médiatique de la pandémie, les journaux annonçant qu'une nouvelle épidémie touchait surtout l'Espagne, pays neutre publiant librement les informations relatives à cette épidémie, alors que celle-ci fait déjà des ravages en France.

Parmi les comptoirs et colonies européennes, seule l'Australie est en mesure d'appliquer une quarantaine rigoureuse. Pour les autres, l'épidémie est inévitable : les Européens qui débarquent amènent avec eux le virus. À partir de début novembre 1918, le virus se répand très vite dans toute l'Afrique, l'Amérique latine, les Indes, la Chine ainsi qu'en l'Océanie. Le pourcentage de malades oscille entre 30 et 80 % de contaminés dans les populations locales, parmi lesquels de 1 à 20 % de cas mortels. Les vagues épidémiques, là aussi, durent de l'ordre de deux mois sur une région. La pandémie est donc enrayée vers le début de janvier 1919, avec un pic de mortalité en décembre 1918.

Après deux mois d'accalmie, de décembre 1918 à janvier 1919, l'année 1919 voit étrangement une recrudescence importante du nombre de cas. Cette troisième « vague » est toutefois moins grave[réf. nécessaire], les individus atteints lors des deux premières vagues présentant désormais une immunité, et ne pouvant donc ni être contaminés ni colporter le virus. Ce retour de la pandémie déclenche des foyers épidémiques disséminés sur la planète, notamment dans les régions jusqu'alors épargnées, comme l'Australie, où il ne sera résorbé qu'en août 1919.

Certains pays seront encore touchés en 1919 et 1920 ; le dernier cas est signalé en juillet 1921, en Nouvelle-Calédonie22.

En un peu plus d'un an, la pandémie aura fait finalement plus de victimes (voir les évaluations dans le chapeau) dans le monde que la Première Guerre mondiale entre août 1914 et novembre 1918.

Propriétés
Différentes mutations

Photographie électronique du virus de 1918 rétrospectivement reconstitué par génie génétique à partir d'échantillons de restes humains de 1918.

Statistiques médicales militaires présentant les symptômes de l'épidémie de grippe de 1918 tels que décrits par les médecins de différents camps de l'armée alliée en France (archives américaines).
Les caractéristiques génétiques du virus ont pu être établies grâce à la conservation de tissus prélevés au cours d'autopsies récentes sur des cadavres inuits et norvégiens conservés dans le pergélisol (sol gelé des pays nordiques). Ce virus est une grippe H1N1 dont l'origine aviaire est fortement suspectée à la suite de l'identification en 1999 de la séquence complète des 1 701 nucléotides du gène de l'hémagglutinine23. Le virus est à l'origine de trois vagues principales :

« virus père », souche inconnue : virus de grippe source, à forte contagiosité mais à virulence normale (mortalité de 0,1 %) qui, par mutation, donna le virus de la grippe espagnole. Le virus père ne fut identifié qu'en février 1918 par le médecin généraliste Loring Miner (de) du Comté de Haskell au Kansas et suivi rigoureusement qu'à partir d'avril (après une épidémie touchant des milliers de soldats américains dans le Camp Fuston en mars), et jusqu'à juin 1918 (gagnant l'Europe lors du débarquement des troupes américaines à Brest, Bordeaux, Étaples), alors qu'il sévit probablement dès l'hiver 1917-1918 en Chine ;
« virus de la grippe espagnole », souche H1N1 se révélant être de même origine que le « virus père » qui a muté, les personnes atteintes lors de la première vague sont en effet immunisées lors de la deuxième : virus à forte virulence apparemment apparu aux États-Unis (attesté à la parade de Philadelphie24) ; cette appellation inclut généralement aussi son « virus père ». Cette version plus létale (mortalité de 2 à 4 %) sévit en deux vagues meurtrières, l'une de mi-septembre à décembre 1918, l'autre de février à mai 1919. Tous les continents et toutes les populations ont été gravement touchés.
Origine du virus
Du fait de l'absence d'étude sur des souches originales du virus de la grippe espagnole, aucune souche n'ayant pu être conservée, il est impossible de déclarer, aujourd'hui du moins, quelle est la source qui a vu apparaître le « virus père ». Il y a cependant deux hypothèses possibles concernant l'apparition du « virus père » de la grippe espagnole : la première est que ce virus proviendrait de la mutation d'un virus humain préexistant ; dans ce cas, il devrait n'être que faiblement différent de l'original, et les populations humaines devraient, en bonne partie, être immunisées. La seconde est qu'il proviendrait d'une souche nouvelle, provenant d'une autre espèce, notamment les espèces aviaires, qui sont des réservoirs naturels de bon nombre de virus. C'est effectivement souvent ainsi qu'apparaissent les nouvelles souches de virus de la grippe : par l'interaction de populations humaines, porcines et aviaires.

Si cela demeurait inconnu à l'époque, il est désormais attesté que les différentes espèces d'oiseaux, notamment les canards domestiqués, sont des réservoirs naturels de quantité de virus et que ceux-ci peuvent, sous certaines conditions, se transmettre à d'autres espèces, tels les porcs. Or, le mode d'organisation traditionnel de la paysannerie mettait en contact direct et continuel les oiseaux de basse-cour, les porcs et les humains. Les premiers, souvent des canards, sont un réservoir naturel de virus. Les populations porcines subissent ainsi continuellement l'assaut des virus grippaux aviaires, qu'ils ne craignent normalement pas du fait de la barrière des espèces. Mais ce contact continuel permet, le cas échéant, aux variantes des virus de s'adapter au système immunitaire mammalien. Et du fait que le système immunitaire des porcs est proche de celui de l'homme, les virus grippaux aviaires peuvent donc atteindre l'homme par le biais des porcs.

Des chercheurs américains ont d'ailleurs publié en octobre 2005, dans les revues Science et Nature (voir Bibliographie), une étude sur un virus de la grippe espagnole reconstitué (à partir d’un prélèvement de poumon d’une femme décédée lors de la pandémie de 1918 en Alaska et enterrée dans le pergélisol), qui tend à montrer que son origine était aviaire.

Ce que l'on sait de ce virus père tient en ses propriétés pathologiques. Il était somme toute assez commun : durée d'incubation très courte (de 1 à 2 jours), immense majorité de cas bénins et mortalité habituelle d'environ 0,15 %, soit un cas mortel sur 700 malades, particulièrement chez les vieillards et les nourrissons, comme c'est encore le cas aujourd'hui. Ces cas mortels n'étaient pas dus au virus lui-même mais, du fait de l'affaiblissement de l'organisme qu'il entraîne, à des complications de maladies normalement non mortelles (bronchite, pneumonie...).

Ce virus père ne diffère de ceux des autres grippes que par une contagiosité plus élevée qu'à l'accoutumée, lui permettant d'engendrer une épidémie timidement internationale, cela n'est pas encore assez pour être appelé pandémie."

Evidemment, beaucoup d'analogies, avec ce que nous sommes en train de vivre.
Je ne ferai pas de commentaires, à quoi bon ?
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Message par Professeur X le Mar 31 Mar 2020 - 12:32

Hum , il est fort probable , c'est du moins une hypothèse avancée , que la vague d'humains qui succédèrent au premiers hommes qui peuplèrent toute l'Europe et l'Asie mineure , apportait avec elle des comportement sociaux complètements différents , agriculture , élevage , ainsi qu'un bio-organisme et un système immunitaire original incompatible dans les germes qu'ils transportent avec les hommes qui s'étaient déjà répandus depuis des millénaires au delà du nord de l'Afrique , on pourrait considérer ce fait comme la première " pandémie " de l'humanité qui a vu disparaître tout un genre humain , love . ,
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Message par Sod le Mar 31 Mar 2020 - 12:51

C'est clair que l'Histoire, quand elle est bien faite, est un bon enseignant pour le présent. C'est un peu comme avec notre mémoire individuelle, pour notre gouverne a nous en tant qu'individu. Si on ne se souviens pas on va recommencer les mêmes boulettes, avec l'Histoire c'est pareil mais au niveau collectif, et comme beaucoup d'humain se comporte comme si le monde avait commencé avec eux ... beaucoup de terriens ont besoin de reproduire des erreurs déjà répertoriées.

Un peu de radio pour ceux qui aimeraient écouter :

https://www.franceculture.fr/emissions/series/une-histoire-des-epidemies
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Message par Mélanie le Mar 31 Mar 2020 - 13:22

@Professeur X : je l'ai entendu aussi cette histoire, dans le livre "Sapiens" lorsqu'il raconte l'arrivée de l'homo sapiens en Europe alors que l'homme de Neandertal y était déjà installé.
Sapiens qui était habitué à chasser en bande, et au commerce, plus avancé que ses congénères de Neandertal.
Son arrivée en Europe coïncide avec la disparition de Neandertal il y 45 000 ans environ.

@vertgandazert: je pense que les espèces qui peuplent la terre évoluent en même temps que la Terre mère (son environnement, sa composition, l'atmosphère, etc..).
La vie n'est pas éternelle et elle finit bien un jour comme elle a commencé.
Dans le même livre dont je parlais "Sapiens", l'auteur raconte l'arrivée de l'homme en Australie et son impact que la faune sauvage: disparition de nombreuses espèces dont le Diprotodon, ces animaux herbivores n'ont pas craint l'arrivée de Sapiens qui ne ressemblait pas à leurs prédateurs habituels, mais on pourtant finis en festin quand le ventre de Sapiens.
Tout comme les mammouths qui ont disparus en partie à cause des hommes, plus de 50% des espèces animales de plus de 50kg se sont éteintes sur cette période (de -50 000 à - 10 000 avant notre ère).



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Message par Sod le Mar 31 Mar 2020 - 13:54

A propos de la peste noire du 14è siècle : "Les cimetières ayant rapidement dépassé les capacités disponibles, les morts sont entassés dans des fosses communes. L’Europe perd environ 25 millions de vies en 5 ans, soit entre le tiers et la moitié de sa population."

Voilà aussi le genre d'information qui remet les choses en place, ça remet éventuellement, si besoin est, nos pleurnicheries de gosses de riches à leur vraie place dans la mémoire collective... pour ceux qui en ont une.

C'est parce que je connaissais déjà ces chiffres que j'ai dit au tout début du confinement que si les hopitaux n'ont pas besoin de bénévoles c'est que ce n'est pas trop grave.

Si un jour c'est les pompes funèbres qui cherchent des bénévoles, alors ce sera grave.

"Jusqu'ici tout va bien, soyons désinvoltes n'ayons l'ère de rien"

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Message par Mélanie le Mar 31 Mar 2020 - 20:24

Je suis d'accord, que soudain nos préoccupations d'occidentaux ou pour certains d'enfants gâtés, face à une épidémie dont on ne connait pas la durée et l'envergure, cela remet bien du monde à sa place.

On a tous à revenir à l'essentiel et à se rendre compte que la vie est fragile, et que effectivement des fois on pleurniche sur nos petits soucis qui sont finalement peu de chose.

Ce qui m'inquiète aussi, c'est les ressemblances avec les procédantes épidémie et le Covid 19, elles ont commencé en Asie, et pour la grippe espagnole qui au départ ne touchait que les personnes âgées, avec la mutation du virus, les personnes de 20-40 sont subitement devenus aussi malades.

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Message par Sod le Lun 13 Avr 2020 - 7:51

@Mélanie a écrit:Afin de retracer les grandes pandémies qui ont frappées par le passé, leurs histoires, ce qu'elles ont laissé dans l'art.

Chapitre 10 : retour à Éphèse.

"Une ambassade venue d’Éphèse supplie Apollonios  de porter secours à la ville qui est frappée par la peste. Apollonios libère la ville du fléau. Ainsi, le récit de la peste d’Éphèse se fait en deux temps, un premier temps où le sage prévient en vain les Éphésiens du danger qui les menace, un second au cours duquel Apollonios libère la cité."

(...)

" Du reste, la peste comme expression d’un châtiment divin est courant dans la littérature grecque et dans les mentalités (45). Ainsi, dans l’Iliade, les Achéens sont punis de leur impiété par la peste que leur envoie Apollon (Apollon dont les oracles de Colophon et de Didyme saluaient précisément la venue d’Apollonios). Il convient également de mentionner la figure d’Œdipe et l’Œdipe Roi de Sophocle où la peste vient frapper la ville de Thèbes à cause du parricide commis par son roi et de sa relation incestueuse avec sa mère (46). En effet, les Éphésiens ne sont-ils pas tous comme Œdipe, incapables de voir et de reconnaître la raison de leur malheur et l’homme – Apollonios en nouveau Tirésias (47) – qui les avertit et qui pourrait les sauver ? C’est lorsque le mendiant ouvre les yeux que les Éphésiens comprennent qu’il est un démon, qu’ils deviennent enfin, comme Œdipe, à la fin d’Œdipe Roi, lucides "

Jacquel Alexandre - 2017
Une histoire de peste ou retour sur « l’horrible miracle d’Apollonios de Tyane »


https://www.persee.fr/doc/dha_0755-7256_2017_num_43_2_4547
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Message par ness le Lun 13 Avr 2020 - 8:15

@Mélanie a écrit:Je suis d'accord, que soudain nos préoccupations d'occidentaux ou pour certains d'enfants gâtés, face à une épidémie dont on ne connait pas la durée et l'envergure, cela remet bien du monde à sa place.

On a tous à revenir à l'essentiel et à se rendre compte que la vie est fragile, et que effectivement des fois on pleurniche sur nos petits soucis qui sont finalement peu de chose.

Ce qui m'inquiète aussi, c'est les ressemblances avec les procédantes épidémie et le Covid 19, elles ont commencé en Asie, et pour la grippe espagnole qui au départ ne touchait que les personnes âgées, avec la mutation du virus, les personnes de 20-40 sont subitement devenus aussi malades.


je suis d'accord que les occidentaux sont tellement rationnels.. qu'ils se mettent a paniquer pour leur perte d'acquis, ou meme quand on les sort de leur vie routiniere, ils deviennent agressifs.
ils veulent tout controler, c'est l'hyper controle..
pourtant, quand on bombarde les autres pays dans le monde, avec des civils qui meurent tous les jours, des blesses,ils sont d'accord pour faire la guerre...tant que chez eux, ils pourront continuer leur achats , leur bissness, et leur vacances et leur sport, ça ne les dérangent pas..

les personnes agées sont bien plus résistante a tout ça, parce qu'elle connaissent les confinements de fond de caves, les periodes de pénuries, et d'autres choses bien plus glauques encore ..

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Message par ness le Lun 13 Avr 2020 - 8:17

@Sod a écrit:A propos de la peste noire du 14è siècle : "Les cimetières ayant rapidement dépassé les capacités disponibles, les morts sont entassés dans des fosses communes. L’Europe perd environ 25 millions de vies en 5 ans, soit entre le tiers et la moitié de sa population."

Voilà aussi le genre d'information qui remet les choses en place, ça remet éventuellement, si besoin est, nos pleurnicheries de gosses de riches à leur vraie place dans la mémoire collective... pour ceux qui en ont une.

C'est parce que je connaissais déjà ces chiffres que j'ai dit au tout début du confinement que si les hopitaux n'ont pas besoin de bénévoles c'est que ce n'est pas trop grave.

Si un jour c'est les pompes funèbres qui cherchent des bénévoles, alors ce sera grave.

"Jusqu'ici tout va bien, soyons désinvoltes n'ayons l'ère de rien"

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la grippe espagnole, qui ne venait pas d'espagne d'ailleurs, est arrivé pendant la guerre, ils l'ont laissé courrir, elle a duré 1 an dans le monde entier..
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Message par Sod le Lun 20 Avr 2020 - 13:58

@Mélanie a écrit:Les remèdes utilisés

« On rapporte qu’au moment où une épidémie ravageait l’ensemble de la terre habitée, Apollon, aux Grecs et aux barbares venus consulter l’oracle, répondit que le peuple athénien devait faire un vœu au nom de tous. Et comme de nombreux peuples envoyaient des ambassadeurs auprès des Athéniens, on dit qu’Abaris fut l’envoyé des Hyperboréens, au cours de la cinquante-troisième olympiade [568-565 AVJC]. »

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