Je ne serai jamais vegan

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Message par Invité le Mer 12 Sep - 11:29

Ce n'est pas une conviction, juste un article que je viens de lire. Comme il comporte des éléments intéressants quant au suivi que le veganisme impose je vous fais suivre
signé Xavier Bazin. J'ai amputé de l'éternel refrain sur "les carottes souffrent aussi".




Manger VEGAN : est un choix risqué !
Cher(e) ami(e) de la Santé,

Ces derniers mois, des militants végans (végétaliens) ont vandalisé des boucheries : des vitrines ont été fracassées, des façades taguées en lettres rouges. Tout récemment, c’est même une fromagerie qui a été attaquée, près de Lille[1].

Évidemment, ces imbéciles ne représentent pas du tout la majorité des végans !

Les végétaliens que je connais sont tolérants et pacifiques. Ils ne demandent qu’à vivre en harmonie avec la Nature... et avec leurs semblables !

Leur régime est souvent fondé sur des raisons éthiques ou spirituelles, qui méritent le respect.

Mais du strict point de vue de la santé, il faut savoir que le véganisme est très risqué !

Au départ, devenir végan peut faire du bien !
Être végan, c’est supprimer totalement les produits animaux : viandes et poissons, bien sûr, mais aussi les fruits de mer, les œufs et les produits laitiers.

Et comme n’importe quel « régime », cela a des avantages et des inconvénients !

Le gros avantage, c’est que vous arrêtez instantanément beaucoup d’aliments dangereux, comme :

   La viande qui vient d’élevages intensifs, gavée d’antibiotiques ;

   Le lait du supermarché, rempli de lactose, de pesticides et d’hormones bovines ;

   Les gros poissons bourrés de mercure, comme le thon ou l’espadon ;

   Les charcuteries industrielles « bien roses » car remplies d’additifs dangereux.

L’autre atout majeur du régime végan, c’est que vous êtes obligé de manger plus de végétaux !

Pour ne pas mourir de faim, vous allez forcément manger plus de légumes, de fruits, de noix, de graines et de légumineuses... et c’est une excellente chose !

Dans les premiers mois, votre santé va clairement s’améliorer :

   Les végans perdent du poids beaucoup plus facilement que les autres[2] ;

   Pour les diabétiques, passer au véganisme améliore la glycémie ;

   Et comme les égans mangent plus de potassium et moins de sel, c’est bon pour leur cœur et leur tension artérielle !

Il n’est donc pas rare de voir des végans resplendir de santé, quelques semaines après avoir commencé ce régime.

Mais généralement, c’est après que ça se gâte :

Un régime incroyablement difficile à équilibrer !
Il faut savoir qu’aucune peuplade dans le monde n’a jamais été totalement végan.

Conséquence : il n’existe aucune tradition d’un régime végan parfaitement équilibré.

C’est un énorme problème, car il n’y a pas plus précieux qu’un régime traditionnel, qui a fait ses preuves au cours du temps.

Par exemple, des chercheurs viennent de comprendre l’intérêt de servir des crudités en entrée – une tradition bien de chez nous.

Si vous commencez votre repas par des végétaux, votre taux de sucre sanguin augmente beaucoup moins que si vous commencez par des féculents... même si vous mangez la même chose[3] !

Sans nos technologies modernes, les anciens l’avaient compris. Génération après génération, ils ont mis au point des régimes remarquablement équilibrés, comme le fameux régime méditerranéen.

Le plus beau, c’est que les bons régimes traditionnels ne demandent aucune « prise de tête » : il suffit de faire comme nos parents et grands-parents !

Le régime végan, au contraire, n’est pas du tout intuitif.

Certes, il est possible de bien l’équilibrer, et je connais des végans qui ne font pas d’erreur... mais cela demande un bac + 10 en nutrition !

Voyez plutôt à quel point il est difficile de ne pas se tromper :

   Les végans ont tendance à ne pas manger assez de calories[4] – cela donne une perte de poids qui peut être bienvenue au début, mais cela peut causer de graves carences, surtout pour les femmes qui souhaitent avoir des enfants ;

   De même, beaucoup de végans ne mangent pas assez de protéines : leurs muscles peuvent avoir tendance à fondre, et après 60 ans cela peut être dramatique ;

   Et puis ils risquent de manger trop de glucides raffinés : pour se remplir l’estomac, les « débutants » tombent rapidement dans le piège du pain, des pommes de terre, du riz blanc et des pâtes... alors que ces aliments sont bourrés de sucres « rapides » !

Et même avec de « bons » glucides, à indice glycémique bas, vous risquez de dérégler votre organisme si vous faites partie des personnes génétiquement vulnérables à l’amidon[5].

Car le régime végan est forcément très riche en céréales et légumineuses... et cela ne convient pas à tout le monde !

Un régime qui coûte très cher pour éviter les carences !
L’autre énorme problème du régime végan, c’est que vous devez acheter énormément de compléments alimentaires.

Enfin, personne ne vous y oblige, bien sûr... mais c’est le seul moyen d’avoir une santé optimale !

Malheureusement, les végans en sont rarement conscients.

Ils réalisent rarement à quel point leur régime risque de les placer en carence grave de nutriments essentiels :

   Carence en choline : on en parle moins que de la vitamine D ou des oméga-3, mais la choline est un nutriment vital pour la santé du foie et du cerveau[6].

Problème : on ne trouve de choline en quantité intéressante que dans le jaune d’œuf et des foies d’animaux. Donc si vous êtes végan, vous serez forcément carencé.

C’est particulièrement grave si vous êtes enceinte ou si vous allaitez... car ce sont des époques de la vie où vous faites une grosse consommation de choline !

   Carence en oméga-3 à longues chaînes (EPA et DHA) : ce nutriment est bien connu pour protéger le cœur et le cerveau – si vous voulez vieillir sans maladies chroniques, vous avez vraiment intérêt à ne pas en manquer.

Problème : seuls les poissons gras sont vraiment riches en oméga-3 EPA et DHA (je conseille généralement les anchois, qui sont les poissons gras les moins pollués).

Certes, vous avez des oméga-3 dans l’huile de colza ou l’huile de noix, mais il s’agit d’un oméga-3 de plus petite taille l’ALA, qui doit être transformé en EPA puis DHA par votre corps.

Or vous ne convertissez que 0,5 % de ces oméga-3 « végétaux » en « DHA », et 5 % en EPA[7] !

Résultat : les végans sont obligés d’acheter du DHA extrait d’algues en complément alimentaire... vendu à prix d’or ! (pour la même dose de DHA, le tarif est jusqu’à dix fois supérieur qu’avec du DHA de poisson)

   Carence en vitamine B12 : cette carence-là est mieux connue des végans et végétariens... mais cela ne l’empêche pas de causer des milliers de cas de dépression !

Car la vitamine B12 est essentielle pour le cerveau et la bonne humeur.

Et vous en trouvez dans des produits animaux, comme la viande, les volailles, les fruits de mer, les œufs et les produits laitiers. On en trouve aussi dans certaines algues mais peu de végans connaissent les variétés adéquates et ils n’en mangent pas tous les jours.

Une carence en vitamine B12 peut aussi causer de la fatigue et des problèmes de mémoire[8].

Et le pire, c’est que cette carence est souvent masquée : vous ne vous en rendez compte que lorsqu’elle est irréversible !

Les végans sont donc absolument OBLIGÉS de prendre un complément de vitamine B12 tous les jours.

   Sans oublier les carences en fer, en zinc, et en vitamine A !

Beaucoup de végans ont une carence en fer, car le fer des végétaux est moins bien absorbé que celui des animaux[9].

Et ceux qui prennent un complément alimentaire de fer en pharmacie prennent de gros risques : ce sont des gélules trop dosées, avec un fer « de synthèse » qui comporte des risques. L’idéal et de prendre 30 mg par jour de bisglycinate de fer... mais combien de végans le savent ?

Même chose pour le zinc, crucial pour le système immunitaire. Non seulement les végétaux contiennent peu de zinc... mais les céréales et légumineuses contiennent souvent aussi des « anti-nutriments » qui empêchent son absorption !

Pour la vitamine A, c’est encore plus délicat. On trouve dans les végétaux des précurseurs de la vitamine A (rétinol), comme le bêta-carotène. Mais comme pour les oméga-3 EPA et DHA, tout le monde ne parvient pas à convertir correctement le bêta-carotène en rétinol (la forme active de la vitamine A).

Dans ce cas, vous pouvez vous gaver de carottes jusqu’à ce que votre visage devienne orange... et être quand même carencé en vitamine A !

Et contrairement aux autres nutriments évoqués, vous ne trouvez jamais de rétinol dans les multivitamines ! Il est donc très difficile de compenser cette carence !

Le pire, avec toutes ces carences, c’est qu’elles ne se ressentent pas du jour au lendemain.

Il faut parfois attendre de longs mois, voire des années pour que cela vous fasse vraiment souffrir.

Mais c’est bien là le problème : si vous ne faites rien pour les compenser, vous êtes en train de ruiner votre santé... et vous ne vous en rendez pas compte !

Voilà pourquoi je ne recommande vraiment pas ce régime pour être en bonne santé.

Et la planète, dans tout ça ?
Sincèrement, je ne suis même pas sûr que l’impact écologique du véganisme à 100 % soit intéressant.

Oui, bien sûr, nous consommons trop de viande et les conditions actuelles d’élevage sont souvent inacceptables.

Mais les poulets en batterie et les élevages intensifs sont une dérive récente. Quand j’étais enfant, il n’existait pas de « ferme des mille vaches » et on ne nourrissait pas les bêtes avec des « tourteaux de soja OGM ». On utilisait simplement l’herbe et le foin.

D’un point de vue écologique, il faut savoir que l’agriculture sans élevage a tendance à épuiser les sols.

Peu de citadins le savent, mais les déjections des animaux d’élevage sont le seul engrais efficace et naturel utilisable en agriculture biologique. Sans cela, les agriculteurs seraient obligés de recourir à des produits chimiques.

L’élevage participe aussi à la biodiversité : les paysages ouverts, prairies ou zones humides sont entretenues par les éleveurs et leurs animaux. Les vaches et les moutons qui broutent sont les meilleurs « tondeuses » qui existent !

Personnellement, je crois vraiment à la possibilité d’un élevage « humain », respectueux des bêtes et bienfaisant pour eux, pour nous et pour la planète.


Dernière édition par Kolam le Mer 12 Sep - 15:54, édité 1 fois (Raison : Absence de majuscule dans le titre.)

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Message par Kouen le Mer 12 Sep - 11:53

je pense qu'au delà de la nature humaine, et de ses
"soucis" de bien être et d'alimentation, où est la place de l'animal dans ce résumé ?
nulle part…?!
alors que c'est bien lui qui devrait être la première cause ?

est ce que ce monde est sérieux..?! ( Francis Cabrel: "La Corrida" )
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Message par Loryan le Mer 12 Sep - 12:45

J'aime assez ce raisonnement même si il est un peu à charge.
Mais quelque part il est à charge contre l'intégrisme végan et non contre les végétaliens et végétariens lambda.

D'un point de vue purement éthique, vouloir éliminer la souffrance animale est une bonne chose cependant peu réaliste.
Du moins au même niveau que vouloir éliminer la souffrance humaine au sens d'éliminer les risques, les accidents, les maladies, la mortalité. C'est une bonne intention et un travail de chaque jour mais ça reste tout de même un combat perdu d'avance parce que tout simplement la nature ne fonctionne pas comme ça.

Aucun être sur cette planète, nous compris ne peut prétendre à l'immortalité et à la conservation éternelle de la forme. Tout est trans formation, tout à un début et une fin.
Et le monde animal est régi par la prédation qui est le système naturel de régulation des populations.
Si les animaux ne mourraient pas, si ils n'étaient pas mangé, alors la surpopulation de certaines espèces créerait des déséquilibres qui finiront par tuer d'autres espèces, jusqu'à l'espèce proliférante elle même, faute de nourriture.
Il est a noter que la principale problématique actuelle qu'on nomme "écologie" est en fait un problème de régulation des populations humaines qui ne dit pas son nom.

Il est utopique de croire que les animaux vivront en harmonie avec l'humanité si ils sont livrés à eux même.
Il feront ce que la nature à toujours fait, c'est à dire qu'ils rentreront en concurrence les uns avec les autres, et avec nous pour le partage des ressources.
Dès lors il se produira un effet de prédation jusqu'à un point d'équilibre.. plus ou moins stable.

Historiquement on peut penser que ce point d'équilibre entre les animaux d'élevage, les espèces sauvages, et l'humanité a été de nombreuses fois atteint sur les dernières milliers d'années ici et là sur le globe.
Cela correspond peu ou prou à l'agriculture locale, traditionnelle ou extensive.
Il est en déséquilibre depuis quelques décennies depuis l'industrialisation excessive de l'agriculture qui a fait du vivant un produit comme les autres.

Car au final ce qui est dérangeant ce n'est pas tant qu'une vache naisse vive et meurt pour être traite ou mangée, mais qu'elle soit privée de son statut d'être vivant pour être une marchandise sans aucun droit naturel.

Personnellement je pense qu'un monde végan se traduira par une catastrophe naturelle, culturelle et humanitaire si il est envisagé dans l'immédiateté et la violence.
On peut penser que d'ici 1000 ans l'humanité puisse être végétalienne, pourquoi pas..
Mais cela supposera une adaptation de nos corps progressive à ce type d'alimentation (parce qu'il faut du temps au processus biologique pour se redéfinir et parer aux carences) mais aussi à une redéfinition du partage de l'espace sur cette planète avec l'ensemble du vivant.





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Message par Kouen le Mer 12 Sep - 13:02


Aug 23, 2016
lecture en partage study


A quoi ressemblerait un monde 100% vegan ?

A quoi ressemblerait un monde vegan ? Où plus personne ne mange de viande. Les animaux deviendraient quoi ?

A la fois surprise par sa question et émerveillée par le défi intellectuel qu’elle me lançait, je lui ai formulé une réponse dans l’instant, à chaud.
Mais j’ai continué d’y réfléchir et je voulais aussi proposer une réponse plus réfléchie et plus articulée dans un article, au cas où d’autres lecteurs seraient intéressés par cette question.

Il n’y a évidemment pas d’études scientifiques qui puisse prédire avec exactitude toutes les réactions en chaîne qu’entrainerait un changement culturel, économique et environnemental aussi énorme. Nous ne disposons pas non plus d’exemple historique duquel nous inspirer.

Je vais donc m’en tenir au peu d’études qui se sont déjà intéressées à ce cas de figure, ainsi qu’à mes propres connaissances.
Je ne suis pas vegan (juste végétarienne), et je ne cherche pas ici à discuter du bien-fondé de la démarche. Je vais juste faire un exercice d’imagination.
Ce n’est donc pas une prédiction, parce que je ne suis ni devin ni omnisciente, mais plutôt un exercice de fiction.

Tout d’abord, je vais partir du principe que tout le monde sur la planète devient vegan mais je ne vais pas essayer d’expliquer pourquoi, ni si cela est possible.
Disons, donc, que nous sommes quelques part dans les années 2040 ou 2050 et que les 9 milliards d’humains sur Terre sont tous vegan.
Vegan (ou véganes en version francisée), ça veut dire qu’ils ont une alimentation entièrement végétale, rien qui ne provienne des animaux. Donc pas de viande, ni de poisson, ni de produits laitiers, ni d’oeufs. Une alimentation végétalienne, donc.
Mais ce n’est pas tout : le véganisme c’est en fait une philosophie, un mode de vie qui implique d’éviter toute exploitation animale et tout produit issu des animaux : pas de cuir, pas de fourrure, pas de laine, pas de miel non plus. Pas de cosmétiques ni de médicaments testés sur les animaux. Le véganisme exclut aussi l’utilisation des animaux pour les loisirs, comme la corrida ou les zoos.
Le véganisme est une démarche qui repose sur une grande empathie pour le monde vivant, souvent accompagnée de préoccupations environnementales.
Je vais donc partir de cette définition, tout en sachant qu’il existe des variantes et des débats sur la consommation du miel ou des huîtres par exemple.

Biodiversité et environnement
les animaux d’élevage seraient-ils laissés à l’abandon ? Comment pourraient-ils survivre ?
Je ne pense pas envisageable que le monde entier devienne végane du jour au lendemain. Ce serait un changement culturel majeur, et les changements culturels de cet ordre-là prennent toujours du temps à l’échelle de la société.
De ce fait, la transition se fera sur plusieurs années, voire décennies. C’est important parce que ça change beaucoup de choses pour les animaux d’élevage. Je m’explique.
Il y a bien longtemps que les animaux destinés à finir dans nos assiettes n’ont plus la possibilité de se reproduire par eux-mêmes. Tout est contrôlé et décidé par les humains. Les vaches laitières, par exemple, sont en général inséminées artificiellement. Donc si un animal naît, c’est que les humains ont décidé de le faire naître.
Or si la demande de produits carnés et laitiers diminue drastiquement pendant plusieurs années, il me paraît extrêmement probable que les humains en charge de leur reproduction feront tout simplement naître de moins en moins d’animaux. De plus, la plupart des animaux d’élevage industriel sont abattus après une très courte durée de vie : à peine 40 jours pour les poulets de chair (élevés pour leur viande), 5 ans pour une vache laitière.
Ce qui veut dire qu’une fois que l’humanité entière sera végane, il ne devrait pas y avoir d’animaux d’élevage abandonnés, puisqu’ils ne seront simplement jamais nés ou déjà morts.
De plus, il est probable que l’éthique des humains véganes les poussera à prendre soin de ces animaux si certains étaient amenés à être tout de même abandonnés. Il existe déjà un certain nombre de refuges et de fermes pour animaux d’élevage.
En revanche, je pense que les espèces d’élevage des pays industrialisés viendront à disparaître très rapidement. La plupart d’entre elles ont été créées de toute pièce par les humains pour qu’elles produisent beaucoup de viande, de lait et d’oeufs en très peu de temps. Mais cette sélection a été faite au détriment de la capacité de ces animaux à survivre par eux-mêmes. Les poulets de chair peuvent se développer d’une manière tellement hors normes qu’ils seraient incapables de se déplacer, de rester en bonne santé, et encore moins de se reproduire.
Les espèces qui disparaitront n’étaient de toute façon pas faites pour êtres viables dans la nature. Mais en disparaissant, elles vont libérer de la place et des ressources pour d’autres espèces, animales et végétales, ce qui devrait être une bonne chose pour la biodiversité.
N’oublions pas en effet que la culture de céréales pour l’alimentation des animaux, à grands renfort d’OGM et de pesticides, fait énormément de dégâts environnementaux. Pour avoir plus de détails sur l’impact environnemental de la viande, je vous conseille de lire mon article sur le sujet.
Etant donnés tout l’espace et toutes les ressources utilisées pour produire de la viande et des produits animaux, une énorme partie des terres utilisées pour l’agriculture et l’élevage redeviendront des forêts (aujourd’hui, 80% de la déforestation en Amazonie est liée à l’élevage). Or les forêts sont des puits de carbone, ce qui aide à lutter contre le changement climatique, et elles abritent un très grand nombre d’espèces animales et végétales. Encore une fois, ce sera une victoire pour la biodiversité et la fin de l’extinction d’un grand nombre d’espèces.
Certaines études estiment même qu’en 2050, les gaz à effet de serre liés à l’agriculture seraient au moins divisés par deux par rapport à 2005 dans un monde végane.
Moins de pollutions, moins de disparitions d’espèces et moins de changement climatique, ça veut aussi dire moins de dépenses à faire pour réparer les dégâts. Et donc potentiellement, moins d’impôts.
Pour nourrir tout le monde, il faudra néanmoins produire environ 25% de légumes en plus. Ce qui est tout à fait faisable, surtout avec un système type permaculture, qui permet de très hauts rendements sur de petites surfaces et avec un impact environnemental neutre.
Mais en permaculture comme dans d’autres systèmes d’agriculture, les animaux peuvent jouer un rôle très importants dans certaines régions : ils recyclent les déchets de cuisine en engrais naturels très fertiles pour les cultures, ils peuvent aussi manger les mauvaises herbes et les parasites.
D’autre part, les animaux de trait permettent aux paysans pauvres dans les pays en développement d’obtenir de meilleurs résultats agricoles et financiers que s’ils devaient tout faire à la force de leurs bras, faute de pouvoir s’acheter un tracteur ou un camion. Un âne consomme d’ailleurs moins d’énergies fossiles qu’un camion, vous en conviendrez.

Depuis nos pays industrialisés, on a tendance à oublier qu’il y a un milliard d’agriculteurs dans le monde, l’écrasante majorité vivant dans les pays en développement, et vivotant de leur exploitation, avec parfois d’énormes difficultés à acheminer leur marchandise sur un lieu de vente pour gagner leur vie. Les animaux, pour eux, sont une aide précieuse.

A travers le monde, beaucoup de systèmes agricoles reposent sur des animaux pour produire de bonnes récoltes, dont beaucoup de petites fermes familiales par exemple, et j’ai du mal à imaginer une agriculture durable sans les services environnementaux et économiques rendus par ces animaux. Or, cela ne correspondrait pas forcément avec une éthique végane, opposée à l’utilisation des animaux.

Je pense donc que, à l’échelle mondiale, un monde végane sera une excellente chose pour l’environnement mais qu’il pourrait aussi mettre en grande difficulté certains systèmes de production locaux si l’éthique végane empêchait toute forme d’élevage.
Par ailleurs, il me semble que les solutions d’habillement végane (sans cuir, sans laine, etc) reposent beaucoup sur le plastique (faux cuir, nylon, polyester), un matériau dérivé du pétrole. Quand 9 milliards de personnes voudront s’habiller avec du plastique en 2050, cela tirera très fort sur les réserves de pétrole qui seront déjà proches de l’épuisement total, ce qui posera évidemment problème.
Les autres solutions ? Le coton, mais c’est une culture qui demande énormément d’eau (et de pesticides quand il n’est pas bio) et on pourra difficilement produire encore plus de cotons sans dégâts environnementaux. En France, une partie de la solution reposera sur la culture du lin et du chanvre, mais il faudra en cultiver énormément pour vêtir tout le monde avec ça.
Pour les chaussures, on pensera au caoutchouc végétal issu de l’hévéa, mais il faudra placer lesdits hévéas dans des systèmes d’agroforesterie pour éviter de faire trop de dommages environnementaux. Dur dur tout ça.



Economie et santé
Les conséquences économiques de la disparition de l’élevage seront, selon moi, difficiles à gérer. On parle ici d’une activité qui représente au moins 1,4% du PIB mondial actuellement.
Globalement, le prix de certaines céréales pourra baisser. Aujourd’hui, environ 40% de la production mondiale sert à nourrir le bétail, ce qui tire les prix à la hausse. En 2050 dans un monde végane, les céréales pourront aller directement dans l’assiette des humains. Ce qui sera une bonne nouvelle pour lutter contre la faim dans le monde !
Dans les pays industrialisés, un grand nombre d’éleveurs feront cependant faillite et devront se reconvertir. Aujourd’hui, les éleveurs européens sont déjà en très grande difficulté. Pour que leur transition vers une autre activité agricole se fasse sans mettre sur la paille des milliers de producteurs, il faudra des aides de l’Union Européenne, via sa Politique Agricole Commune (PAC). Ces aides permettront aux éleveurs de se reconvertir dans le maraîchage bio, par exemple, pour répondre à l’explosion de la demande en produits végétaux.
Dans ce cas, une bonne gestion politique pourra permettre d’éviter une catastrophe économique pour ces éleveurs. Si l’industrie de la viande et du lait perd tout son poids économique et donc ses capacités de lobbying, je suppose que nos politiques, qui seront eux-mêmes de fervents véganes, n’hésiteront pas à prendre les mesures nécessaires.
Dans les pays en développement, ce sera plus compliqué, notamment dans les pays pauvres où règne une forte corruption. On ne pourra pas attendre autant d’engagement politique, et il y aura plus de difficultés économiques.
En effet dans beaucoup de régions encore, le bétail est une source de revenue et de capital essentielle pour des familles modestes et pauvres.
L’ONU écrit dans un rapport que “le bétail est un moyen de subsistance qui concerne 987 million de personnes pauvres dans les zones rurales (1999). Nul besoin d’une éducation formelle, de beaucoup de capital ni de propriété foncière : c’est souvent la seule activité économique accessible aux personnes pauvres des pays en développement”.
Il faudrait des alternatives économiques viables pour tous ces gens et là, je l’avoue, je ne trouve pas de solution, à moins d’un énorme mouvement international de réduction de la pauvreté avec un accès massif à l’éducation pour tous et des modifications radicales du système économique mondial. Pas moins.
Donc en ce qui concerne l’économie, je dois avouer qu’il y trop d’incertitudes pour que je puisse dégager un scénario clair, surtout dans les pays en développement. Tout dépendra des décisions politiques et de la situation géopolitique.
Puisqu’on parlait d’éducation, une transition culturelle vers le véganisme impliquera une rééducation nutritionnelle importante. C’est pas la mer à boire, mais il faut y penser.
Dans les pays industrialisés, les enfants auront des cours de nutrition à l’école pour éviter les carences et les adultes pourront regarder Top Chef version végane.
Il est tout à fait possible d’avoir une alimentation équilibrée et végane, il faut juste avoir quelques connaissances de base. En Europe, nous pouvons trouver une grande variété d’aliments, ce qui nous permet de combler tous nos besoins, même en étant végane.
Le seul hic reste la vitamine B12, et je suppose que les suppléments en B12 deviendront un business florissant, puisque c’est la seule vitamine que l’on trouve difficilement dans un régime végétalien.
Dans les pays qui sont déjà affectés par la malnutrition, en revanche, le véganisme risque d’aggraver les carences. Même si les populations pouvaient profiter d’une éducation nutritionnelle (ce qui est déjà compliqué à faire), elles ne pourront pas forcément avoir accès à la même variété d’aliments que nous pour trouver tous les nutriments dont elles ont besoin.
Dans ce cas il faudra développer massivement la culture de légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots), qui sont riches en protéines. En plus de ça, les légumineuses fixent des nutriments très importants dans le sol, ce qui permet aux autres plantes de pousser sans engrais chimiques sur la même parcelle. Une solution alimentaire et écologique très intéressante.
Ceci dit, une alimentation végane équilibrée présente d’excellents avantages pour la santé puisqu’elle réduit fortement les risques de maladies chroniques, comme les maladies cardiovasculaires et l’obésité. Des maladies qui nous déciment aujourd’hui dans les pays industrialisés.
Cette étude, par exemple, explique les personnes véganes tendent à être plus minces, à avoir un plus bas niveau de mauvais cholesterol, une tension artérielle inférieure et moins de risques de maladies cardiaques.
Cette autre étude calcule que l’adoption d’un régime végane sauverait 8 millions de vies par an grâce à une réduction des maladies coronariennes, des crises cardiaques, des cancers et des diabètes.

Aux Etats-Unis, la consommation de viande coûterait aujourd’hui 314 milliards de dollars en soin de santé. Je n’ai pas trouvé de calcul comparable pour la France.
Moins de maladies, ça veut dire moins de dépenses de sécurité sociale et donc moins d’impôts, encore.
Dans les pays industrialisés, la population 100% végane sera indéniablement en meilleure santé qu’aujourd’hui, mais la chose est beaucoup moins sûre pour les populations pauvres des pays en développement.



Ethique
Il ne faudrait pas non plus oublier que la généralisation de l’éthique végane sera un changement culturel majeur. Ce sera une toute nouvelle civilisation.
Au coeur du véganisme, il y a l’empathie. Quand 9 milliards d’humains feront preuve d’empathie envers leur prochain, qu’il soit humain ou animal, le monde sera bien plus paisible !
L’empathie est au coeur des solutions pour lutter contre toutes les dégradations environnementales qui menacent le bien-être et la survie des populations humaines et animales.
Mais ce n’est pas tout. Un monde plein d’empathie permettra aussi de lutter contre les inégalités et la criminalité.
Alors on dirait un monde de bisounours, mais qui ne voudrait pas vivre dans un monde de bisounours ?

Un monde 100% végane serait tellement différent du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui qu’il est très difficile de dire à quoi il ressemblerait exactement.
Mais il est indéniable que le véganisme apporterait beaucoup de solutions aux problèmes que nous rencontrons aujourd’hui en matière d’environnement et de santé.
En tout cas dans les pays industrialisés, le véganisme offre des pistes de réflexion très intéressantes pour réfléchir au futur.
Reste à savoir si les populations pauvres des pays en développement ne seraient pas lésées et comment l’économie pourrait absorber un tel bouleversement.
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Message par Loryan le Mer 12 Sep - 13:43

Intéressante projection, mais cette personne a oublié un point.
Comment protéger les cultures humaines des prédateurs végétaux ?

Aujourd'hui en Europe par exemple on chasse chevreuils et sangliers en grande partie parce que leur prolifération abîme considérablement nos cultures.
(Attention il ne s'agit pas de bifurquer sur la raison d'être ou non de la chasse, mais juste de poser le constat que par exemple une horde de sanglier peut de dévaster un champ de culture).
Réintroduire des prédateurs et ou laisser l'écosystème se réguler par la prédation va lui aussi automatiquement mettre les populations humaines en danger.
On sera bien loin de la problématique de centaines de loups, lynx ou ours.. ils seront des dizaines de milliers.. ce qui posera entre autre un retour en arrière sur la "peur du loup" pour les enfants.
Il ne faut pas oublier qu'avant notre "domination" en tant que super prédateurs nous étions vulnérables et aussi des proies.
On peut bien sur envisager des systèmes coûteux de barrières, de parcs protégés, etc... il n'en demeure pas moins que les animaux n’obéissent pas à une logique humaine.
C'est pas parce qu'on va mettre un panneau écrit en langage sanglier "interdit de dévaster ce champ" qu'ils vont obéir.

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Message par Kouen le Mer 12 Sep - 14:05

@Loryan a écrit:
C'est pas parce qu'on va mettre un panneau écrit en langage sanglier "interdit de dévaster ce champ" qu'ils vont obéir.

lol!
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Message par Professeur X le Mer 12 Sep - 14:19

Hum , à midi c'était pavé de saumon revenu au curry rendang accompagné d'une ratatouille maison ( chaque légume rissolé à part ) et de boulgour , tarte aux pomme maison en dessert , le tout en bio , un régal , comment devenir vegan après ça , love .
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Message par Invité le Mer 12 Sep - 14:46

j'aime le véganisme et les végans et je les remercie de  tout cœur du tsunami de conscience et de réactions qu'ils ont suscité depuis qq décennies, là ou tous les bio, les scientifiques, les naturalistes échouaient lamentablement.
L 214, mes héroes .  Very Happy  I love you  cheers  Je ne serai jamais vegan 2450762705  avec sea shiper ils ont réussit à démontrer la souffrance animale, condamner par l'ensemble de la population suite à leurs prises de vues
"surprise! sur prises", leur navires pirates, leurs attaques pour défendre leurs idées échappées ou relâchées d'animaux "marchandises". Je ne serai jamais vegan Icon_lol
https://fr.wikipedia.org/wiki/L214
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sea_Shepherd_Conservation_Society

Beaucoup de gens, mangent moins de viande grâce aux polémiques "végans". Petit à petit cela permet la nécessaire transformation de notre société de consommation qui va dans le mur depuis tellement de temps. Rolling Eyes Loin des consensus mous, des biens pensants, manger à haute dose des animaux et sous produits bourrés d’adrénaline a quel effet sur notre santé ? ha ça non personne n'a étudier ....  Je ne serai jamais vegan Icon_lol
il y aurait encore beaucoup à dire sur les bons conseils concernant notre santé ^^

Les intégristes ne sont probablement pas ceux que l'on croit tant qu'ils ne font pas l'ensemble de la société, les minorités dérangent comme du poil à gratter.... c'est notoire ^^
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Message par Ptah le Mer 12 Sep - 14:55

Bonjour,

Je vais commencer par dire un truc un peu bête -pardon, un peu humain  :twisted: - mais je me méfie toujours un peu de quelqu'un qui met des points d'exclamation partout. Pour moi, quand on fait ça, c'est que l'inconscient est mal à l'aise, veut convaincre, parce qu'il sait qu'il utilise une part de subjectivité, une part de mauvaise foi idéologique dans son discours, même si l'essentiel est de bonne foi et peut paraitre objectif.

Ici, son inconscient est mal à l'aise parce qu'il sait - l'inconscient sait tout - qu'il a omis l'aspect énergétique et spirituel, c'est à dire qu'on peut compenser certaines carences, avec un corps dynamique énergétiquement, qui n'a alors besoin que de peu de quantité matérielle pour être en bonne santé : le Prana fait évidemment une part du boulot. (je ne parle pas du tout des pranistes qui prétendent se passer de toute nourriture, car selon moi, les cas relatés de nos jours sont des escroqueries. Mais en dehors de ces fake, le prana de l'homme de tous les jours peut réellement compenser des manques, largement, s'il fait un effort d'harmonie intérieure).


Xavier Bazin, cité par Canção a écrit:
Leur régime est souvent fondé sur des raisons éthiques ou spirituelles, qui méritent le respect.

Sur des raisons éthiques, oui, mais spirituelles, pas toujours, loin de là.
Le véganisme est un copiage (sans le dire) du végétarisme hindou et bouddhiste, qui se caractérise par sa laïcité, et donc souvent son athéisme, ce qui fait que c'est une théorie qui vient plus du coeur et de l'intellect, que du Coeur. Il y manque ainsi l'ascèse spirituelle qui doit aller avec ce régime, afin qu'il n'y ait aucune conséquence négative, le retrait en soi réveillant le Prana qui permet de nourrir le corps avec des quantités matérielles plus faibles que la normale.
On voit aussi que l'intellect est beaucoup trop présent chez les vegans dans le fait de vandaliser des boucheries, fromageries, dans le fait d'être fortement prosélytes (en orient, le végétarisme 'est un comportement intime, dont on ne parle pas, car c'est lié au lien à Dieu), et dans l'hypocrisie contradictoire d'accepter comme des choses très correctes tout un tas de comportements sociaux de bas étage.

Le véganisme comporte une bonne dose de modernité, donc d'intellectualité et d'hypocrisie.
Alors, quand un truc est trop intello, méfiance, ça veut dire qu'on peut largement l'améliorer, par l'apport du spirituel, notamment.

Xavier Bazin, cité par Canção a écrit:
Mais du strict point de vue de la santé, il faut savoir que le véganisme est très risqué !

Je ne me permettrais ni de valider, ni d'invalider, ce propos, parce que tout dépend du cursus spirituel intime de chaque personne. Si on fait comme il dit, et comme les vegans disent, c'est sûr qu'on peut aller aux problèmes.
Cet auteur n'a pas compris ça, ainsi il manque de sincérité, ne se baser systématiquement que sur la science matérielle est une hypocrisie et un élan obscur de l'âme.

Xavier Bazin, cité par Canção a écrit:
Il faut savoir qu’aucune peuplade dans le monde n’a jamais été totalement végan.
Conséquence : il n’existe aucune tradition d’un régime végan parfaitement équilibré.

Ceci un sophisme masqué, discret, qui passe à la trappe certaines réalités qui dérangent un monde rationaliste.
Alors, aucune peuplade, je n'en sais rien, lui non plus, mais certaines communautés spirituelles dans le secret des monastères, oui, il y en a eu et il y en a encore : quand certaines énergies s'éveillent, d'abord, le jeûne devient naturel, ensuite, cela ouvre des perceptions "surnaturelles" (en fait, les plus naturelles qui soient) qui fait que l'on écarte les aliments nocifs et inutiles. L'ayurveda accepte le lait, mais l'ascète va plus loin que ça et bannit tout ce qui pose problème, lait et cie.
Je ne dis pas que tout le monde est un ascète et peut faire ça, je dis que notre société ment outrageusement quand elle oublie systématiquement le spirituel et le transcendant, alors qu'il faut dire les choses, et ensuite, c'est à chacun de voir ce qu'il est capable de faire.

Xavier Bazin, cité par Canção a écrit:
Le plus beau, c’est que les bons régimes traditionnels ne demandent aucune « prise de tête » : il suffit de faire comme nos parents et grands-parents !

C'est faux, d'une part, parce que le monde a changé, et les viandes, poissons et lait sont désormais bourrés de produits toxiques et néfastes (sans parler de la souffrance stratosphérique des animaux élevés en batterie), et d'autre part, le régime des anciens, s'il possédait une part intuitive, n'était pas parfait du tout : je vous laisse aller ébouillanter le cochon vivant, ou gaver les oies, etc. L'immobilisme matérialiste dans toute sa splendeur.

Xavier Bazin, cité par Canção a écrit:
Le régime végan, au contraire, n’est pas du tout intuitif.

C'est en partie vrai, mais c'est faux aussi dans la mesure où le vegan prend enfin la mesure du coeur, pour l'opposer à une inertie antérieure inconsciente et égoiste qui se fichait pas mal des oies gavées, de l'élevage en batterie, et autres horreurs.
C'est comme l'écologie : fini l'ancien temps où le capitalisme sur-productiviste mettait une cravate pour jouer au sérieux, maintenant, on sait que c'est la mort.


Xavier Bazin, cité par Canção a écrit:
Certes, il est possible de bien l’équilibrer, et je connais des végans qui ne font pas d’erreur... mais cela demande un bac + 10 en nutrition !

Non, sans bac + 10, éveillons notre conscience un minimum et faisons circuler correctement le Qi, et nous verrons bien qu'un Prana qui circule bien éloigne les maladies et carences.

La Tradition végétarienne a été inventée dans un cadre spirituel permettant cette pratique végé, alors oui, les vegans ne pratiquent majoritairement pas d'ascèse, et se mettent peut être en danger, d'accord, mais ce n'est pas inéluctable.

Xavier Bazin, cité par Canção a écrit:
Et le pire, c’est que cette carence est souvent masquée : vous ne vous en rendez compte que lorsqu’elle est irréversible !
Le pire, avec toutes ces carences, c’est qu’elles ne se ressentent pas du jour au lendemain.
Il faut parfois attendre de longs mois, voire des années pour que cela vous fasse vraiment souffrir.
Mais c’est bien là le problème : si vous ne faites rien pour les compenser, vous êtes en train de ruiner votre santé... et vous ne vous en rendez pas compte !
Voilà pourquoi je ne recommande vraiment pas ce régime pour être en bonne santé.

J'aime bien son propos parce qu'il remet fortement en question la façon athée et laique, donc hypocrite, dont les végans opèrent, et c'est excellent : quand on fait quelque chose, on doit le faire sincèrement, ne pas renier les Traditions d'origine pour faire l'impasse sur les efforts spirituels que tout homme doit produire.
Avec une bonne circulation de Qi, zéro problème, mais pour ça, il va nous falloir remettre en question tous les comportements fermant le coeur, car ce n'est qu'avec un coeur ouvert que le Qi circule de façon optimale et regénérante pour le corps.


Xavier Bazin, cité par Canção a écrit:
Oui, bien sûr, nous consommons trop de viande et les conditions actuelles d’élevage sont souvent inacceptables.
Mais les poulets en batterie et les élevages intensifs sont une dérive récente. Quand j’étais enfant, il n’existait pas de « ferme des mille vaches » et on ne nourrissait pas les bêtes avec des « tourteaux de soja OGM ». On utilisait simplement l’herbe et le foin.
Personnellement, je crois vraiment à la possibilité d’un élevage « humain », respectueux des bêtes et bienfaisant pour eux, pour nous et pour la planète.

Coucou, faut se réveiller, on est en 2018, la surpopulation galopante fait que l'on ne peut plus nourrir des gens qui se gavent de viande, avec les méthodes et structures d'antan, sinon, la production serait très insuffisante. Seule une puissante - je n'ai pas dit totale - marche arrière sur le mode de consommation pourrait se combiner avec le fait de revenir aux anciens modes de production.
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Message par Professeur X le Mer 12 Sep - 15:00

Hum , " tsunami de conscience ?! " , plutôt une tempête dans un verre d'eau , si ce n'était le fait de quelques activistes qui pètent les vitrines de boucher , ou versent du faut sang sur les marchés et défraient localement l'actualité , je pense pas que leur déplorable communication puisse s'apparenter à une forme quelconque de conscience et à part dans l'imagination de ces activistes décalés je crois pas les gens se sont mis à manger moins de viande , je pense même qu'en France le pays de la bouffe ça a eu l'effet inverse , love .


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Message par vertgandazert le Mer 12 Sep - 15:25

J'ai consacré ma vie professionnelle à faire de l'agriculture et de l'élevage de ruminants sur les plans théoriques et pratiques.
Alors en général je n'interviens pas sur ces sujets.
La plupart du temps, ils sont "mal traités".
Deux cultures s’affrontent, celle des campagnes rurales et paysannes et celle des villes.
La culture paysanne campagnarde est quasi disparue, ne reste donc que la culture des villes, celle véhiculée par le complexe médiatico - publicitaire.
En effet la vraie culture des villes est en train de disparaître aussi pour être remplacée par ce que véhicule la communication publicitaire.
Cela consiste à formater les gens, en leur disant ce qu'ils veulent entendre, après les avoir inquiétés à tort.
Pour moi, le véganisme, l'agriculture "bobio", c'est d'abord et avant tout le reflet de cette société urbaine d'autant plus connectée, qu'elle est déconnectée de la réalité concrète.
A la limite ce qui m'étonne c'est que ce naturalisme angélique ne recrute pas plus d'adeptes???
Après je dirai seulement, que l'agriculture durable c'est important, en terme d'aliments sains et bon marché, en terme d'entretien et d'occupation du territoire.
Cela passe forcément par une polyculture élevage raisonnée, de bon sens sur des surfaces moyennes.
L'élevage d'animaux herbivores en particulier, est indispensable à ces équilibres.
Ceux qui prêtent leur sentiment aux animaux, les connaissent mal, mais c'est un autre débat.
Ne confondons pas les activités d'élevage, avec des comportements de tortionnaires.
L'immense majorité des éleveurs aiment leurs animaux, c'est d'ailleurs pourquoi ils sont éleveurs.
Personnellement j'essaie d'aimer les éleveurs autant que leurs animaux, merci.
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Message par Miwae le Mer 12 Sep - 15:45

Je dois avouer ne pas avoir tout lu puisqu'à nouveau, dans l'article on fait référence aux carences, c'est l'argument récurrent et sur lequel il s'appuie en grande partie.
Entre le bac + 10 et les carences ça fait beaucoup.
Je suis vegan à 99%, seuls les oeufs font partie encore de mon alimentation, et pourtant je n'ai aucune carence, mes prises de sang sont bonnes, même au niveau de la B12 qui est remontée en 6 mois sans prise de complément.
Alors il serait peut-être temps d'arrêter de constamment mettre vegan (ou végétarien) = carences
C'est tout simplement un équilibre à trouver exactement comme les personnes mangeant de la viande, du poisson & cie qui eux aussi, peuvent se retrouver carencés.
Et pour rappel, les animaux sont suppléer en B12, donc ...
L'article parle sur les effets bénéfiques à courts termes et sur la catastrophe à long terme, cela fait une dizaine d'années que je m'alimente ainsi donc je pense que niveau recul c'est pas mal.



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Message par Ptah le Mer 12 Sep - 15:52

@vertgandazert a écrit:
A la limite ce qui m'étonne c'est que ce naturalisme angélique ne recrute pas plus d'adeptes???

Tu plaisantes, ce n'est pas étonnant du tout, la société libérale-libertaire moderne (selon le concept très juste de Clouscard), ne pense et ne vit que par l'égoisme, l'individualisme, le plaisir exacerbé des sens, l'obsession sexuelle, et l'argent.
Et il est évident que le goût de la viande, décliné en des milliers de saveurs venant des différentes viandes et poissons, est au premier rang des plaisirs modernes, avec le sexe.
Donc, un grand plaisir, pour les gens, c'est pas touche, ou brutus !  Je ne serai jamais vegan Icon_lol


@vertgandazert a écrit:
Ceux qui prêtent leur sentiment aux animaux, les connaissent mal, mais c'est un autre débat.

Quelqu'un a déjà dit ça ci-dessus, mais je ne sais pas dans quel film vous avez vu que le végé prête aux animaux les mêmes intentions que le "doux" vegan ??
L'homme n'est pas un animal pour tout le monde, par exemple, pour moi, l'homme n'est pas un animal, et je me fiche de certaines démonstrations matérialistes proprement débiles de la science moderne à ce sujet, que beaucoup de monde ingurgite sans discernement.
L'homme est un homme, et l'animal est un animal.
Si je ne mange pas de viande, ce n'est pas parce que je suis un animal etc, c'est parce qu'il souffre, et que je n'ai pas envie d'en manger pour certaines raisons que je n'ai pas envie de donner ici.

Mais il est évident que l'animal dans sa nature, lui, est un prédateur qui mange tout ce qu'il peut, je ne dit pas le contraire. (je précise que je ne suis pas vegan car je consomme du miel et parfois du lait).
Mais le lion n'a qu'à être lion, et le rester, et l'humain, lui, a plusieurs pallettes de comportements à sa disposition et n'a pas à copier le lion. C'est justement une des différences, énorme, entre l'homme et l'animal. L'un a le choix, l'autre, non.


@vertgandazert a écrit:
Ne confondons pas les activités d'élevage, avec des comportements de tortionnaires.
L'immense majorité des éleveurs aiment leurs animaux, c'est d'ailleurs pourquoi ils sont éleveurs.
Personnellement j'essaie d'aimer les éleveurs autant que leurs animaux, merci.

L'immense majorité se situe-t-elle dans l'industriel ? Si oui, faut-il appeler ça de l'amour ? Ou de l"intérêt, un métier ?


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Message par Invité le Mer 12 Sep - 16:00

Vous citez Clouscard mais vous vous fichez des démonstrations matérialistes, c'est très étonnant... Je ne serai jamais vegan Icon_lol

On essaye de nous vendre par tous les moyens les "spiritualités" orientales, fallait bien qu'on essaye de nous vendre le mode de vie qui va avec. C'est visiblement la seule alternative que d'aucuns ont trouvé pour enrayer le modèle de consommation à l'américaine imposée depuis les années 50. C'est pas gagné quoi... Neutral

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Message par Ptah le Mer 12 Sep - 16:01

+ 1, Miwae, moi, ça fait des dizaines d'années en végé et toujours pas trace de carences.
Quand je regarde les gens de mon âge, c'est problèmes de santé, d'articulations, AVC, certains sont morts, d'autres sont migraineux, allergiques, etc.
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Message par Invité le Mer 12 Sep - 16:08

Eumolpe a écrit:Vous citez Clouscard mais vous vous fichez des démonstrations matérialistes, c'est très étonnant... Je ne serai jamais vegan Icon_lol

On essaye de nous vendre par tous les moyens les "spiritualités" orientales, fallait bien qu'on essaye de nous vendre le mode de vie qui va avec. C'est visiblement la seule alternative que d'aucuns ont trouvé pour enrayer le modèle de consommation à l'américaine imposée depuis les années 50. C'est pas gagné quoi... Neutral

Et que proposes-tu ? (au besoin en ouvrant un nouveau fil de discussion)

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Message par Ptah le Mer 12 Sep - 16:12

Eumolpe a écrit:Vous citez Clouscard mais vous vous fichez des démonstrations matérialistes, c'est très étonnant... Je ne serai jamais vegan Icon_lol

Encore un étonnement bizarre.  Je ne serai jamais vegan Icon_lol
Je ne me fiche pas "des démonstrations matérialistes", je me fiche D'UNE démontrastion matérialiste, celle de dire que l'homme est un animal, en l'occurence.

Clouscard n'est pas un Eveillé, donc sa pensée a les mêmes limites que celle de Badiou, Onfray, et consorts, mais il n'empêche que les uns et les autres peuvent poser de brillantes démonstrations tout de même.
Il faudrait que je sois un grand malade de sectarisme durement touché, pour ne pas le reconnaitre.  Je ne serai jamais vegan Icon_lol

Eumolpe a écrit:
On essaye de nous vendre par tous les moyens les "spiritualités" orientales, fallait bien qu'on essaye de nous vendre le mode de vie qui va avec. C'est visiblement la seule alternative que d'aucuns ont trouvé pour enrayer le modèle de consommation à l'américaine imposée depuis les années 50. C'est pas gagné quoi... Neutral

Et non, il ne s'agit pas de "vendre", tout le monde n'est pas bouffé par le fric, ou la propagande idéologique.
Les gens redécouvrent juste, parfois par le biais d'orientaux mais pas toujours, une spiritualité que des idiots rationalistes avaient socialement détruite en occident, c'est tout.
Et il ne s'agit pas forcément de s'opposer au libéralisme US, tout le monde ne calcule pas primairement ce qu'il fait, les gens vont vers la spiritualité, car elle est naturelle, et il se trouve que la spiritualité n'est pas en phase avec le surproductivisme, mais ce n'était pas forcément un calcul au départ.


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Message par Miwae le Mer 12 Sep - 16:13

@Ptah a écrit:+ 1, Miwae, moi, ça fait des dizaines d'années en végé et toujours pas trace de carences.
Quand je regarde les gens de mon âge, c'est problèmes de santé, d'articulations, AVC, certains sont morts, d'autres sont migraineux, allergiques, etc.

C'est vrai en plus, on associe constamment végé/vegan et carences, ça peut arriver on est tous différents, il y aura toujours des exceptions, mais généralement c'est dû à un mauvais équilibrage, et c'est la même chose pour les omnivores, pour dire, j'en apprends encore, pas plus tard que ce matin, il ne faut pas bac +10, juste prendre le temps de savoir quel aliment apporte quoi et quelles associations faire, ça prends du temps oui, et encore, ça serait pas mal de comparer le temps qu'il faut pour cuisiner un plat traditionnel omnivore et un plat végétarien, pas sûre que le plus long soit celui qu'on croit.
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Message par Invité le Mer 12 Sep - 16:19

@Azaël a écrit:
Eumolpe a écrit:Vous citez Clouscard mais vous vous fichez des démonstrations matérialistes, c'est très étonnant... Je ne serai jamais vegan Icon_lol

On essaye de nous vendre par tous les moyens les "spiritualités" orientales, fallait bien qu'on essaye de nous vendre le mode de vie qui va avec. C'est visiblement la seule alternative que d'aucuns ont trouvé pour enrayer le modèle de consommation à l'américaine imposée depuis les années 50. C'est pas gagné quoi... Neutral

Et que proposes-tu ? (au besoin en ouvrant un nouveau fil de discussion)
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Message par Ptah le Mer 12 Sep - 16:21

Oui, Miwae, d'autant plus qu'on vit dans l'ère de l'information, alors les gens, comme Mr Buzin, d'ailleurs, qui listent tout ce qu'il ne faut pas oublier de compenser, il y en a à la pelle, il suffit de lire, pas besoin de bac + 10.
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Message par Invité le Mer 12 Sep - 16:23

@Ptah a écrit:
Eumolpe a écrit:Vous citez Clouscard mais vous vous fichez des démonstrations matérialistes, c'est très étonnant... Je ne serai jamais vegan Icon_lol

Encore un étonnement bizarre.  Je ne serai jamais vegan Icon_lol
Je ne me fiche pas "des démonstrations matérialistes", je me fiche D'UNE démontrastion matérialiste, celle de dire que l'homme est un animal, en l'occurence.

Clouscard n'est pas un Eveillé, donc sa pensée a les mêmes limites que celle de Badiou, Onfray, et consorts, mais il n'empêche que les uns et les autres peuvent poser de brillantes démonstrations tout de même.
Il faudrait que je sois un grand malade de sectarisme durement touché, pour ne pas le reconnaitre.  Je ne serai jamais vegan Icon_lol

Eumolpe a écrit:
On essaye de nous vendre par tous les moyens les "spiritualités" orientales, fallait bien qu'on essaye de nous vendre le mode de vie qui va avec. C'est visiblement la seule alternative que d'aucuns ont trouvé pour enrayer le modèle de consommation à l'américaine imposée depuis les années 50. C'est pas gagné quoi... Neutral

Et non, il ne s'agit pas de "vendre", tout le monde n'est pas bouffé par le fric, ou la propagande idéologique.
Les gens redécouvrent juste, parfois par le biais d'orientaux mais pas toujours, une spiritualité que des idiots rationalistes avaient socialement détruite en occident, c'est tout.
Et il ne s'agit pas forcément de s'opposer au libéralisme US, tout le monde ne calcule pas primairement ce qu'il fait, les gens vont vers la spiritualité, car elle est naturelle, et il se trouve que la spiritualité n'est pas en phase avec le surproductivisme, mais ce n'était pas forcément un calcul au départ.
Pour être tout-à-fait honnête, c'est votre prose que je trouve "bizarre", mais j'avoue me fier plus facilement à la raison qu'à l'irrationalisme qui vous sert visiblement de tremplin. A partir de là, j'aurais sans doute toujours du mal à vous comprendre.

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Message par Ptah le Mer 12 Sep - 16:28

Et pour être honnête, moi, ce que je trouve bizarre, c'est de répondre à un sujet sérieux, par des remarques lapidaires en 3 mots, sans argumenter, sans dire pourquoi on aime ou pas, en parlant de l'auteur des posts plutôt que du contenu, etc.

Je n'ai pas parlé d'irrationalisme, et je vous laisse à votre vocabulaire qui n'engage que vous. La spiritualité vécue est certainement plus rationnelle que des préjugés rationalistes débiles et fondés sur l'Ignorance, avec un grand I.
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Message par Invité le Mer 12 Sep - 16:33

Eumolpe a écrit:
@Azaël a écrit:
Eumolpe a écrit:Vous citez Clouscard mais vous vous fichez des démonstrations matérialistes, c'est très étonnant... Je ne serai jamais vegan Icon_lol

On essaye de nous vendre par tous les moyens les "spiritualités" orientales, fallait bien qu'on essaye de nous vendre le mode de vie qui va avec. C'est visiblement la seule alternative que d'aucuns ont trouvé pour enrayer le modèle de consommation à l'américaine imposée depuis les années 50. C'est pas gagné quoi... Neutral

Et que proposes-tu ? (au besoin en ouvrant un nouveau fil de discussion)
De manger de tout avec mesure.

Pour être honnête, j'espérais une réponse plus large sur le mode de vie.
Merci

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Message par Invité le Mer 12 Sep - 16:37

@Miwae a écrit:Je suis vegan à 99%, seuls les oeufs font partie encore de mon alimentation, et pourtant je n'ai aucune carence
j'irais bien jusqu'à dire que ça change beaucoup concernant les carences mais ce n'est pas le sujet.
De ce que j'en vois aucun n'a de certitudes scientifiques.
La réflexion BAC+10 est ridicule donc du coup envoyer l'article ne risque pas pour moi d'être prise au premier degré.

Pour autant, il n'y a aucune certitude sur ce que je lis ici comme ailleurs.

En matière d'alimentation une théorie même venant des plus grands chasse l'autre alors il vaut mieux manger avec son cœur et s'informer au mieux, enfin c'est ce que j'en ai conclu jusqu'ici.


En tant que diabétique j'ai été obligée d'arrêter le sucre. Depuis je trouve le goût du sucre aussi infect qu'un plat trop salé.


Animal aussi ça doit être une accoutumance, quand on a oublié sans doute qu'on n'aime plus. Mais ce n'est pas demain, en tout cas pas pour tout le monde.

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Message par Hakaan le Mer 12 Sep - 16:44

signé Xavier Bazin.
à priori c'est quelqu'un qui traine dans l'entourage du Pr joyeux (on retrouve toujours les memes dans tout les domaines c'est marrant) et qui n'a absolument aucun qualification

Un régime incroyablement difficile à équilibrer !
Il faut savoir qu’aucune peuplade dans le monde n’a jamais été totalement végan.
Conséquence : il n’existe aucune tradition d’un régime végan parfaitement équilibré.
1/3 de l'inde est végétarienne, ce qui représente plusieurs centaines de millions d'individus

Sans nos technologies modernes, les anciens l’avaient compris. Génération après génération, ils ont mis au point des régimes remarquablement équilibrés, comme le fameux régime méditerranéen.
ils mangent surtout ce qu'il y a sur place ils n'ont rien mis a point du tout

Le plus beau, c’est que les bons régimes traditionnels ne demandent aucune « prise de tête » : il suffit de faire comme nos parents et grands-parents !
Sauf que ces régimes n'existent pas ils sont simplement liés à la production locale et ça ne présage absolument pas qu'ils soient bon par nature puisque tous différents, pas plus que les traditions sont bonnes par nature

Certes, il est possible de bien l’équilibrer, et je connais des végans qui ne font pas d’erreur... mais cela demande un bac + 10 en nutrition !
non juste 15 min de lecture

   Les végans ont tendance à ne pas manger assez de calories[4] – cela donne une perte de poids qui peut être bienvenue au début, mais cela peut causer de graves carences, surtout pour les femmes qui souhaitent avoir des enfants ;
Argument ridicule si on manque de calorie il suffit de manger d'avantage et les calories viennent en bonne partie du riz des pates des huiles etc pas du carné

   De même, beaucoup de végans ne mangent pas assez de protéines : leurs muscles peuvent avoir tendance à fondre, et après 60 ans cela peut être dramatique ;
ce vieux mythe d'il y a plus de 20 ans a été largement démenti et est ridicule, les protéines sont abondantes en tout il est pratiquement impossible d'en manquer

   Et puis ils risquent de manger trop de glucides raffinés : pour se remplir l’estomac, les « débutants » tombent rapidement dans le piège du pain, des pommes de terre, du riz blanc et des pâtes... alors que ces aliments sont bourrés de sucres « rapides » !
Et même avec de « bons » glucides, à indice glycémique bas, vous risquez de dérégler votre organisme si vous faites partie des personnes génétiquement vulnérables à l’amidon[5].
Car le régime végan est forcément très riche en céréales et légumineuses... et cela ne convient pas à tout le monde !
Le mec contredit lui même son argument précédent ici..

Un régime qui coûte très cher pour éviter les carences !
L’autre énorme problème du régime végan, c’est que vous devez acheter énormément de compléments alimentaires.
Ah ? à part la B12 je vois pas bien de quoi il parle

Problème : seuls les poissons gras sont vraiment riches en oméga-3 EPA et DHA (je conseille généralement les anchois, qui sont les poissons gras les moins pollués).

Certes, vous avez des oméga-3 dans l’huile de colza ou l’huile de noix, mais il s’agit d’un oméga-3 de plus petite taille l’ALA, qui doit être transformé en EPA puis DHA par votre corps.

Or vous ne convertissez que 0,5 % de ces oméga-3 « végétaux » en « DHA », et 5 % en EPA[7] !
mais comme le régime végan est aussi pauvre en acide gras saturé cela n'a pas grande importance

   Carence en vitamine B12 : cette carence-là est mieux connue des végans et végétariens... mais cela ne l’empêche pas de causer des milliers de cas de dépression !

Car la vitamine B12 est essentielle pour le cerveau et la bonne humeur.
Et elle est très facile a produire et trouver sans animaux à partir de levures

Les végans sont donc absolument OBLIGÉS de prendre un complément de vitamine B12 tous les jours.
Et la B12 qu'absorbe les omnivores provient de la supplémentation de la nourriture de animaux avec cette vitamine en grande quantité en provenance de laboratoire,
la seule différence entre le végan et l'omni c'est que le végan prend la B12 directement

   Sans oublier les carences en fer, en zinc, et en vitamine A !
le fer est trouvable en grande quantité dans les lentilles et ceux qui vont me sortir que c'est un fer non hémique difficile à assimiler il suffit de manger un agrume pour en augmenter l'assimilation par 7

Beaucoup de végans ont une carence en fer, car le fer des végétaux est moins bien absorbé que celui des animaux[9].
Et les omnivores ne le sont pas moins

Même chose pour le zinc, crucial pour le système immunitaire. Non seulement les végétaux contiennent peu de zinc... mais les céréales et légumineuses contiennent souvent aussi des « anti-nutriments » qui empêchent son absorption !
info à vérifier mais étant donné que l'animal tire tout ce qu'il a du végétal ça me parait ridicule

Pour la vitamine A, c’est encore plus délicat. On trouve dans les végétaux des précurseurs de la vitamine A (rétinol), comme le bêta-carotène. Mais comme pour les oméga-3 EPA et DHA, tout le monde ne parvient pas à convertir correctement le bêta-carotène en rétinol (la forme active de la vitamine A).
à ma connaissance elle n'est nécessaire qu'en très petit quantité et sa carence arrive difficilement

Sincèrement, je ne suis même pas sûr que l’impact écologique du véganisme à 100 % soit intéressant.
Oui, bien sûr, nous consommons trop de viande et les conditions actuelles d’élevage sont souvent inacceptables.
Mais les poulets en batterie et les élevages intensifs sont une dérive récente. Quand j’étais enfant, il n’existait pas de « ferme des mille vaches » et on ne nourrissait pas les bêtes avec des « tourteaux de soja OGM ». On utilisait simplement l’herbe et le foin.
Mais pour l'instant c'est comme ça donc on s'en fout

D’un point de vue écologique, il faut savoir que l’agriculture sans élevage a tendance à épuiser les sols.
on peut être végétarien et pratiquer l'élevage

Peu de citadins le savent, mais les déjections des animaux d’élevage sont le seul engrais efficace et naturel utilisable en agriculture biologique. Sans cela, les agriculteurs seraient obligés de recourir à des produits chimiques.
Et c'est exactement ce qu'ils font car on serait incapable de nourrir la population avec une agriculture raisonnée

L’élevage participe aussi à la biodiversité : les paysages ouverts, prairies ou zones humides sont entretenues par les éleveurs et leurs animaux. Les vaches et les moutons qui broutent sont les meilleurs « tondeuses » qui existent !
c'est quoi le rapport avec la biodiversité ?

Personnellement, je crois vraiment à la possibilité d’un élevage « humain », respectueux des bêtes et bienfaisant pour eux, pour nous et pour la planète.
Oui mais surement pas quand il est prôné par des gens qui racontent tout et n'importe quoi
Hakaan
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