[Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Aller en bas

[Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Invité le Sam 11 Aoû - 8:11


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Totem le Sam 11 Aoû - 14:03

M. RUFO dit : "la majorité des enfants abusés vont bien" - Ca se passe de commentaires...



avatar
Totem
Eris

Chèvre
Messages : 2024
Date d'inscription : 11/05/2018

Localisation : Voie Lactée

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Invité le Sam 11 Aoû - 14:15

Je crois qu'il a voulu dire que cela ne se voyait pas au premier abord...

Edit : dans la réalité le choc est si violent qu'il est occulté, refoulé, à tel point que bien souvent la mémoire ne revient, quand elle revient, que bien plus tard.
Les victimes font souvent tout pour qu'on ne remarque rien.

Edit 2 : As-tu seulement pris la peine de regarder la vidéo que j'ai posté ou as-tu seulement fait une recherche sur Marcel Ruffo pour y trouver ce qu'il cachait de sombre et d'inavouable ? Parce-que de la réponse dépend une certaine honnêteté intellectuelle. D'ailleurs ne répond pas publiquement mais seulement pour toi


Dernière édition par Azaël le Sam 11 Aoû - 14:49, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Invité le Sam 11 Aoû - 14:46

Marcel Ruffo, qui a passé sa vie a soigner, souvent avec succès, des enfants et des adolescents.
Notamment ceux victime d'anorexie mais pas seulement.
Pour une phrase, peut-être un peu maladroite dans le cadre d'une émission de télévision mais qui s'adressait en réalité à la personne qui appelait et au contexte particulier de cet appel, voit sa carrière réduite à néant et pire sa personne rabaissée au rang de prédateur sexuel ou à celui de complice à tes yeux...

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Totem le Sam 11 Aoû - 18:21

Azaël a écrit:Je crois qu'il a voulu dire que cela ne se voyait pas au premier abord...

E

Tu plaisantes ou quoi?
Réécoute bien la vidéo, il va dans le sens de la nouvelle idéologie "syndrome de l'aliénation parentale" utilisée par les tribunaux pour discréditer les parents des victimes.
J'ai pas mal lu il y a une époque sur ce qu'était le SAP ainsi que sur Rufo et Dolto et mes recherche sur le sujet je datent pas d'aujourd'hui et le lien que j'ai fourni, je l'avais gardé dans mes favoris ainsi que d'autres mais bon, tu n'es pas obligé de me croire.

Le "Syndrome d'Aliénation Parentale", un négationnisme de l'inceste validé par les tribunaux français

Depuis quelques années, le "Syndrome d'Aliénation Parentale", théorie d'un psychologue américain défendant la pédophilie, influence des magistrats français et les amène à punir celles et ceux qui signalent les agressions sexuelles sur mineurs et à blanchir les agresseurs. Sans connaître l'origine de ce qu'ils prennent pour des faits scientifiques, de nombreux juges confient des enfants victimes à la garde de violeurs, instituant un véritable négationnisme de l'inceste.

Genèse du concept de "Syndrome d'Aliénation Parentale"

R. Gardner est un psychiatre américain qui cherchait la notoriété dans les années 80. Mentant sur ses titres, il a écrit toutes sortes d'articles qu'aucune revue n'a accepté de publier et a fini par éditer tout son travail à compte d'auteur. A la recherche du concept qui le rende célèbre, il valorise la pédophilie considérée comme une pratique positive dans le cadre de la survie de l'espèce humaine. Gardner s'en prend violemment aux thérapeutes qui croient que le viol d'un enfant par un adulte "est immanquablement traumatisant pour l'enfant" et attribue l'origine de l'interdiction de l'inceste aux Juifs de l'Antiquité...

Richard Gardner invente alors un véritable bouclier pour protéger les auteurs de crimes pédophiles dans le cadre familial: le Syndrome d'Aliénation Parentale. L'idée est simple: lorsqu'un homme est accusé d'inceste, il est très probablement innocent et les agressions imaginaires sont le résultat d'un endoctrinement de la mère pour s'attribuer la garde des enfants. Face à tout signalement d'abus sexuel sur un enfant, il serait toujours plus probable que ce soit la mère la vraie coupable, manipulatrice et perverse. La misogynie des masculinistes y trouve donc une justification théorique cohérente.

Aucune autorité scientifique n'a jamais considéré les idées de Gardner comme sérieuses. Elles s'inspirent d'ailleurs de travaux du XIXe siècle sur les "faux attentats" à la pudeur contre les mineurs, que l'on pensait définitivement tombés dans l'oubli. Le Manuel diagnostique des troubles mentaux de la Société américaine de psychiatrie, référence mondiale des psychiatres, a toujours refusé le SAP, ainsi que l'Organisation mondiale de la santé. Certains pays comme le Canada ont avancé des recommandations contre tout usage du SAP qui aurait donc dû également tomber aux oubliettes avec son inventeur.

6% de Français déclarent avoir été victimes d'inceste, plus d'un enfant dans chaque classe

Paradoxalement, en France, le "syndrome" obtient actuellement un grand succès. Une récente enquête(1) montre que 6% des Français déclarent avoir été victimes d'inceste (9% des femmes) soit plus d'un enfant dans chaque classe à l'école. L'immense majorité de ces crimes passe donc inaperçue pour la justice et reste confinée dans les secrets de famille avec des conséquences traumatiques importantes. Néanmoins, quand un fait est révélé, il n'est pas rare que le parent protecteur, souvent la mère, soit puni par un tribunal et que le parent agresseur, souvent le père, soit innocenté et se voit confier la garde de l'enfant victime. Tout cela au nom du SAP présenté comme une vérité scientifique.

En effet, depuis quinze ans, un psychologue a obtenu une notoriété importante en faisant la promotion des thèses de Gardner: le belgo-canadien Hubert Van Gijseghem. Dans tous les pays francophones, celui-ci s'en est pris aux mesures de protection de l'enfance, discréditant toute parole d'enfant qui dénoncerait des violences sexuelles dont il est victime. Plus grave encore, en tant qu'expert auprès de tribunaux, il défend inlassablement la thèse de l'enfant menteur, de la mère fabulatrice et de l'agresseur innocent. Le sociologue Léo Thiers-Vidal a révélé les expertises où Van Gijseghem a tenté de faire innocenter un père incestueux dont on découvrira qu'il était récidiviste, un enseignant qui avait violé 17 filles de 10 à 13 ans, un père dont les agressions sexuelles sur son fils de trois ans avaient provoqué des lésions à l'anus constatées par des médecins, arguant contre toute évidence, que "Madame a tout inventé".

Un négationnisme de l'inceste à la télévision et dans les tribunaux

Aujourd'hui, partout en France, le SAP s'est installé dans la pratique de nombreux professionnels de justice qui en ignorent l'origine et l'histoire. A force de répétition, des tribunaux reprennent textuellement le concept dans leurs décisions et un arrêt de la cour de cassation (2) valide le SAP de Gardner. De nombreux "experts" font ouvertement référence aux travaux auto-publiés de Gardner. Ainsi, le psychiatre médiatique Paul Bensussan se fait le promoteur du SAP auprès de nombreux magistrats. Des associations de pères (souvent proches de la mouvance "Manif pour tous" et qui ont imité leurs homologues québécois en grimpant sur des grues) en font également la publicité. Leur lobbying leur a permis de convaincre des députés de déposer trois propositions de lois à l'Assemblée nationale (3) faisant explicitement référence au SAP de Gardner et proposant d'inscrire ce concept farfelu dans la loi. Sans succès jusqu'à ce jour.

Le pédopsychiatre Marcel Rufo a donné un exemple fameux de la banalisation du viol des enfants. Durant son émission de télévision(4), une téléspectatrice le questionnait au téléphone, suite à la révélation faite par sa fille d'agressions sexuelles quand elle avait quatre ans. Rufo lui répond en direct "l'immense majorité des enfants abusés vont bien (...) elles vont bien dans leur vie sexuelle, amoureuse, professionnelle". Et sans avoir même parlé avec la victime, il affirme que les agressions qu'elle dénonce sont "complètement fantasmatiques. Cela fait peut-être partie de sa reconstruction un peu plus délirante du monde où un agresseur existe fondu comme ça dans son histoire. La première chose à faire est de vérifier auprès de la personne citée." Nier la parole de la victime, menteuse par défaut et demander son avis à l'agresseur présumé, innocent par définition. Les recommandations de Gardner à la télévision de service public...

Du coup, on observe deux phénomènes: la criminalisation des mères et celle des professionnels qui signalent les abus sexuels.

D'une part, de nombreux dossiers font apparaître des suspicions d'inceste (parfois sur des bébés) objets d'un signalement par un professionnel (crèche, école, nounou, pédopsychiatre...). Mais il arrive de plus en plus souvent que l'enfant soit alors confié au père présumé incestueux, blanchi de tout soupçon par un expert qui brandit le SAP de Gardner. Certaines mères supplient les professionnels de ne plus faire de signalement puisque à chaque fois, c'est elles qui sont punies et écartées de leur enfant qu'elles veulent protéger. Le ministère de la famille est parfaitement au courant de la situation puisque toute mère qui y demande de l'aide reçoit une lettre type où le SAP est défini comme n'étant pas reconnu par les classifications scientifiques de référence, ni par l'OMS. Néanmoins, chaque semaine, suite à des décisions de justice au nom du SAP, des mères sont forcées de remettre leurs enfants à un père dont elles savent qu'il est leur agresseur sexuel...

De nombreux dossiers que j'ai pu consulter font apparaître que la moindre faille chez la mère (une dépression, une ancienne tentative de suicide, le fait d'avoir été elle-même victime de viol à l'adolescence) servira à étayer la thèse du SAP et à défendre l'innocence par défaut de celui qui est désigné comme agresseur. Face à trois signalements très inquiétants de professionnels, une expertise pro-SAP peut amener un procureur à demander le classement sans suite pour le père et une amende pour la mère. Certaines femmes qui ont tenté de protéger leur enfant sont coupées de tout lien avec lui et menacées de prison, l'agresseur pouvant alors agir en toute impunité.

D'autre part, les associations françaises dites "de pères" ont invité leurs membres à porter plainte contre tout professionnel qui ferait un signalement pour suspicion d'inceste. Certains pédopsychiatres ont ainsi croulé sous les procédures extrêmement coûteuses. Catherine Bonnet, une pédopsychiatre très reconnue, raconte dans un livre (5) comment elle a essuyé huit années de procès qu'elle a finalement gagnés mais qui l'ont forcée à s'expatrier une fois sa carrière en France ruinée.

L'impunité garantie pour l'agresseur sexuel quand l'enfant a moins de 4 ans

D'après la pédopsychiatre et présidente du REPPEA, Eugénie Izard, seules 5% des plaintes contre des adultes pour viols sur mineurs aboutissent à une condamnation. En pratique les enfants pour lesquels la plainte est classée sans suite ne seront pas protégés, les services chargés de la protection des mineurs ou les juridictions aux affaires familiales s'alignant quasi systématiquement sur la réponse pénale et le récurrent classement sans suite.

Surtout, une grande partie des psychiatres et psychologues travaillant auprès des mineurs ne font pas toujours de signalement pour les suspicions d'inceste, souvent parce que sans preuves matérielles évidentes ils savent que la plainte sera classée sans suite, mettant encore plus l'enfant en danger et ce d'autant plus que le magistrat orientera la plupart du temps sa conviction vers l'existence d'un SAP au détriment du parent protecteur. C'est ce qu'a révélé une enquête du REPPEA réalisée en 2014, qui montre que 58,5% des enfants de moins de 7 ans, de parents séparés, pour lesquels un professionnel de l'enfance suspecte un inceste, ne bénéficient d'aucune protection.

Le psychiatre Gérard Lopez, qui dénonce le scandale du SAP depuis des années, attire l'attention sur le code de déontologie du médecin qui ne l'oblige pas à signaler des abus sexuels sur mineurs en cas de "circonstances particulières qu'il apprécie en conscience". Maître Rodolphe Costantino, avocat spécialiste de ces questions conclut ainsi à propos de la France: "l'impunité d'un agresseur sexuel aujourd'hui est garantie lorsque cet enfant a moins de 3 ou 4 ans".

Dans vingt ou trente ans, le scandale du SAP éclatera et les médias d'alors ouvriront leur journal sur les témoignages des victimes que l'on oublie aujourd'hui..


https://www.huffingtonpost.fr/patric-jean/inceste-syndrome-alienation-parentale-negationnisme-tribunaux-francais_b_10257316.html

A ce sujet il y avait aussi un vieil écrit de Françoise Dolto dans la même veine et plus hard encore que j'ai lu cet hiver et que j'avais gardé sous le coude et aujourd'hui j'ai constaté que ce lien a été brisé...allez savoir pourquoi...


Dernière édition par Totem le Sam 11 Aoû - 19:13, édité 1 fois
avatar
Totem
Eris

Chèvre
Messages : 2024
Date d'inscription : 11/05/2018

Localisation : Voie Lactée

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Invité le Sam 11 Aoû - 18:47

Je connais tout cela et je n'en ai pas la même lecture.
Il serait souhaitable qu'au lieu de dire "Je détiens la vérité" il y ait plus de "je crois que", "j'ai l'intime conviction que" etc.
Cela devient pénible ces "vérités" assénées à grand coup sur la tête.
J'avais ouvert ce sujet sur une personne que j'estime énormément et dont je connais sans doute assez bien l'oeuvre et il n'a jamais promus en aucune manière la pédophilie.
De même pour Françoise Dolto, qui a fait certes des erreurs, et pas des moindres, mais qui n'a jamais défendu la pédophilie.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Invité le Sam 11 Aoû - 18:58

Copier/coller de l'article Wikipedia :

Syndrome d'aliénation parentale

Le syndrome d’Aliénation Parentale (abrégé en SAP) est une notion introduite par Richard A. Gardner au début des années 1980, faisant référence à ce qu’il décrit comme un trouble dans lequel un enfant, de manière continue, rabaisse et insulte un parent sans justification. Selon Gardner, ce syndrome apparaîtrait en raison d’une combinaison de facteurs, comprenant l’endoctrinement par l’autre parent (presque exclusivement dans le cadre d’un conflit sur la garde de l’enfant) et les propres tentatives de l’enfant de dénigrer le parent ciblé1. Gardner a introduit ce terme dans un article publié en 1985, décrivant un ensemble de symptômes qu’il avait observé au début des années 19801.

Le syndrome d’aliénation parentale n’est pas reconnu en tant que trouble par la communauté médicale et judiciaire. La théorie de Gardner et les recherches qui y sont liées ont été largement critiquées par des juristes et des spécialistes de la santé mentale pour leur manque de fiabilité et de validité scientifique. Cependant, un concept apparenté d’aliénation parentale, à savoir l’éloignement d’un enfant d’un de ses parents, est reconnu comme une dynamique dans certaines familles en situation de divorce.

Gardner a dépeint le SAP comme étant reconnu par le système judiciaire et comme ayant établi une variété de jurisprudences, mais l’analyse juridique des affaires actuelles indique que cette déclaration est incorrecte : la recevabilité du SAP a été rejetée par une expertise et par la Cour d’Appel d’Angleterre et du pays de Galles au Royaume-Uni, et le Ministère de la Justice du Canada a avancé des recommandations contre son usage. Le terme SAP a néanmoins été mentionné dans certains conflits devant les tribunaux de la famille aux États-Unis.

Aucune association professionnelle n’a reconnu le SAP comme un syndrome médical ou un trouble mental valable. Il n’est pas listé dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) de la Société américaine de psychiatrie ni dans la Classification internationale des maladies de l'Organisation mondiale de la santé. Cependant, la cinquième édition du DSM a été mise à jour en mai 2013 et comprend une classification pour « abus psychologique à l'enfant » défini comme « acte verbal ou symbolique non-accidentel d'un parent ou d'un tuteur de l'enfant qui entraîne, ou peut potentiellement entraîner une séquelle psychologique significative à l'enfant. »

source


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Totem le Sam 11 Aoû - 19:12

Sauf qu'entre que dit Wikipédia et ce qui se passe réellement il y a un monde, faut creuser plus loin pour savoir.


Dans l'article que j'ai mis il est bien stipulé que le SAP n'est pas reconnu, mais qu'il est tout de même utilisé par les tribunaux en France et pas seulement, pour juger les affaires de pédocriminalité. Il suffit de lire certaines affaires d'ailleurs pour faire ce constat.

Je cite ce qui est dit dans l'article que j'ai mis et que je suppose que tu as bien lu ...et vu que c'était la même chose...

Aucune autorité scientifique n'a jamais considéré les idées de Gardner comme sérieuses. Elles s'inspirent d'ailleurs de travaux du XIXe siècle sur les "faux attentats" à la pudeur contre les mineurs, que l'on pensait définitivement tombés dans l'oubli. Le Manuel diagnostique des troubles mentaux de la Société américaine de psychiatrie, référence mondiale des psychiatres, a toujours refusé le SAP, ainsi que l'Organisation mondiale de la santé. Certains pays comme le Canada ont avancé des recommandations contre tout usage du SAP qui aurait donc dû également tomber aux oubliettes avec son inventeur.


Pour faire un parallèle, c'est comme certains médicaments dangereux voire mortel dont certains pays interdisent l'utilisation et que d'autres pays comme la France d'ailleurs continuent à commercialiser jusqu'à ce que le scandale éclate.


Dernière édition par Totem le Sam 11 Aoû - 19:18, édité 1 fois
avatar
Totem
Eris

Chèvre
Messages : 2024
Date d'inscription : 11/05/2018

Localisation : Voie Lactée

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Invité le Sam 11 Aoû - 19:14

Les jugements des tribunaux sont publics et tu ne devrais avoir aucun mal à trouver un jugement français qui s'appuie dessus donc.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Totem le Sam 11 Aoû - 19:19

Azaël a écrit:Les jugements des tribunaux sont publics et tu ne devrais avoir aucun mal à trouver un jugement français qui s'appuie dessus donc.

Eh bien j'en ai bien vu notemment dans l'affaire "AMIDLISA" et d'autres encore, mais je ne sais pas où tu veux en venir....

avatar
Totem
Eris

Chèvre
Messages : 2024
Date d'inscription : 11/05/2018

Localisation : Voie Lactée

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Invité le Sam 11 Aoû - 19:20

L'utilisation de ce syndrome afin d'appuyer des décisions de justice est interdit.

Interdiction

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Invité le Sam 11 Aoû - 19:25

Je t'accorde que la décision est récente.
Mais cela va dans le bon sens.
Certains juristes et certains experts psychiatre se sont laissés abuser par cette théorie fumeuse apparemment je te l'accorde aussi (j'en suis bouche bée).
Mais à présent elle est clairement proscrite.
Si les experts étaient tous corrompus ainsi que les politiques, une telle décision n'aurait jamais été prise...

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Totem le Sam 11 Aoû - 21:46

Azaël a écrit:L'utilisation de ce syndrome afin d'appuyer des décisions de justice est interdit.

Interdiction

Ce n'est pas parce que ça l'est que ça n'est pas utilisé par certains juges mafieux et pour le savoir il te faudrait aller vérifier toutes les audiences.

Syndrome d'aliénation parentale
15e législature
Question écrite n° 02674 de Mme Laurence Rossignol (Oise - SOCR)
publiée dans le JO Sénat du 28/12/2017 - page 4666

Mme Laurence Rossignol appelle l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice au sujet de la prise en compte du prétendu syndrome d'aliénation parentale (SAP) dans les jugements rendus par les juges pour enfants. Le SAP est un concept sans fondement scientifique, moyen en général soulevé par le père dans le cadre des procédures de séparation non amiable pour mettre en cause les capacités de la mère à faire primer l'intérêt du ou des enfants sur ses motivations personnelles. Dans les cas de violences conjugales ou de violences faites aux enfants, l'allégation du « syndrome d'aliénation parentale » soulève de réelles difficultés. Elle conduit à décrédibiliser la parole de la mère, exceptionnellement du père ou de l'enfant, et par conséquent à en nier le statut de victime en inversant les responsabilités. Or, aucune autorité scientifique n'a jamais reconnu un tel « syndrome » et le consensus scientifique souligne le manque de fiabilité de cette notion. Il n'est reconnu ni par le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5), ouvrage de référence de l'association américaine de psychiatrie (APA), ni par la classification internationale des maladies publiée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La recherche démontre que les fausses allégations de maltraitance ou de négligences sur les enfants sont marginales. Au regard de l'actualité récente autour du dépôt de la proposition de loi visant à faire de la résidence alternée la procédure de droit commun des divorces, il apparaît d'autant plus nécessaire de protéger les victimes de violences conjugales (tant les femmes que les enfants, considérés comme des co-victimes) de l'emprise de leur agresseur sur leur avenir et sur l'éducation des enfants – car une garde alternée de principe, si les violences ne sont pas déclarées lors de la procédure de séparation, n'est rien d'autre qu'une condamnation à revoir très régulièrement son agresseur. Un mari violent – tant physiquement que psychologiquement – n'est pas un bon père. Par ses actes, il compromet le futur de ses enfants en augmentant leurs risques de réitération ou de victimisation ultérieure. Dès lors, le syndrome d'aliénation parentale doit être clairement désigné comme un moyen de la défense irrecevable quelle que soient les circonstances. C'était d'ailleurs l'objet de l'action 58 du 5ème plan interministériel de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes, qui engage le ministère de la Justice à « informer sur le caractère médicalement infondé du SAP ». Elle lui demande l'état de la diffusion d'instructions à l'attention des juges aux affaires familiales et de la magistrature visant à proscrire l'utilisation du syndrome d'aliénation parentale.


Réponse du Ministère de la justice
publiée dans le JO Sénat du 12/07/2018 - page 3477


En vertu du principe de la séparation des pouvoirs, aucune circulaire ne peut être diffusée auprès des juges aux affaires familiales pour préconiser l'utilisation ou, à l'inverse, pour proscrire l'utilisation de tel ou tel concept lorsque le juge est saisi. De même, on ne saurait préciser l'appréciation qui doit être faite par les juges de la vraisemblance de l'emprise d'un parent sur l'enfant au détriment de l'autre parent. En revanche, une note d'information a été mise en ligne sur le site intranet de la direction des affaires civiles et du sceau du ministère de la justice pour informer les magistrats du caractère controversé et non reconnu du syndrome d'aliénation parentale, les inciter à regarder avec prudence ce moyen lorsqu'il est soulevé en défense et leur rappeler que d'autres outils sont à leur disposition en matière civile pour faire face aux situations parfois réelles d'un parent qui tenterait d'éloigner progressivement l'enfant de l'autre parent.


https://www.senat.fr/questions/base/2017/qSEQ171202674.ht

Ici la réponse du ministère de la justice est plutôt nébuleuse à mon avis ou plutôt elle concède qu'on puisse utiliser un autre outil que le SAP selon le cas mais ne l'interdit pas pour autant.
avatar
Totem
Eris

Chèvre
Messages : 2024
Date d'inscription : 11/05/2018

Localisation : Voie Lactée

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Invité le Dim 12 Aoû - 5:31

Je t'ai donné la réponse à cela deux post plus haut, preuve que tu ne lis pas :

[Tribune] Justice : Le Syndrome d’Alienation Parentale (SAP) officiellement proscrit. 28995 lectures
Par Marie-Christine Gryson-Dejehansart.- lundi 5 décembre 2016
2 août 2018 : Actualisation de l’article publié le 5 décembre 2016. Le ministère des Familles de l’Enfance et des Droits des Femmes avait alors annoncé la prochaine publication d’une fiche sur le site du ministère de la Justice, visant à proscrire l’utilisation du concept idéologique dénommé « Syndrome d’Aliénation Parentale » (SAP) ou « Aliénation Parentale » (AP). C’est fait aujourd’hui. Cette mesure était indispensable car depuis une dizaine d’années, de nombreux spécialistes de l’enfance et du psycho-traumatisme n’ont eu de cesse d’en dénoncer la dangerosité au regard de la protection des enfants. Ils déplorent également son introduction abusive dans les milieux de la justice par le biais de son enseignement dans certaines formations de professionnels et en particulier à l’École Nationale de la Magistrature.

(Article actualisé par l’auteur en août 2018.)


En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/Expertises-Judiciaires-recours-SAP-Syndrome-Alienation-Parentale-proscrit-tant,23689.html#zyFXYpBAcib3qbx6.99

Voici la fiche en question :

La fiche officielle sur le site du Ministère de la Justice.

C’est dans le contexte du 5ème plan de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux femmes (2017-2019) que le ministère publie le bilan du 4ème plan de Prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016). Ce bilan, au niveau de l’Axe D, l’objectif 19 intitulé « Protéger les mères et leurs enfants dans l’exercice de l’autorité parentale pendant et après la séparation », contient l’annonce de cette proscription de la manière suivante :
P 42 : Action 58 : Informer sur le caractère médicalement infondé du « syndrome d’aliénation parentale »
« Dans les cas de violences conjugales ou de violences faites aux enfants, l’allégation du « syndrome d’aliénation parentale » soulève de réelles difficultés. Elle conduit à décrédibiliser la parole de la mère, exceptionnellement du père ou de l’enfant, et par conséquent à en nier le statut de victime en inversant les responsabilités. Or, aucune autorité scientifique n’a jamais reconnu un tel « syndrome » et le consensus scientifique souligne le manque de fiabilité de cette notion. Il n’est reconnu ni par le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM5) ouvrage de référence de l’association américaine de psychiatrie (APA), ni par la classification internationale des maladies publiée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La recherche démontre que les fausses allégations de maltraitance ou de négligences sur les enfants sont marginales.
C’est pourquoi une communication visant à proscrire l’utilisation de ce concept sera réalisée, via la publication d’une fiche sur ce sujet, sur le site du ministère de la Justice. »

Rappel et Ré-information sur le SAP

Rappel :
Il faut d’abord préciser que Richard Gardner a employé, pour la première fois, le terme de syndrome d’aliénation parentale (SAP) dans un article écrit en 1985 (Academy Forum, Vol. 29, N°2, 1985, p. 3-7, Recent Trends in Divorce and Custody Litigation). Il était lui-même concerné directement par le sujet et en bien mauvaise posture...
« Le Syndrome d’Aliénation Parentale est un trouble qui survient essentiellement dans le cadre d’un litige à propos du droit de garde dans lequel un enfant, programmé par le parent prétendument aimé, entreprend une campagne de dénigrements à l’encontre du parent prétendument détesté. (…) La plupart des mères sont impliquées dans de tels programmes, et les pères sont les victimes de ces campagnes de dévalorisation. » (Gardner, R.A., M.D., True and False Accusations of Child Sex Abuse, 1992, Cresskill, NJ : Creative Therapeutics, p. 193.).

Gardner prétend en référence à ses seules convictions, que lorsque l’enfant rejette un parent ( plus souvent le père) c’est dans presque 90 % des cas parce que la mère l’aurait aliéné. L’enfant selon lui, ne s’exprimerait pas selon ce qu’il ressent, mais selon ce que l’adulte aliénant lui impose, il serait donc forcément manipulé par un adulte. Ce qui va bien entendu, en cas de psycho-traumatisme, à l’encontre de toutes les connaissances en psychologie et victimologie infantiles et de l’expérience (pour ma part, plus de 1000 expertises dans le registre des agressions sexuelles sur mineurs entre 1989 et 2015).

Pour les non-spécialistes de la psychiatrie que sont les magistrats et les avocats par définition, les termes de syndrome et d’aliénation renvoyant - abusivement - à une discipline (la psychiatrie) qu’ils ne maîtrisent pas, ces professionnels du Droit font appel aux experts censés être formés à sa détection lors des séparations dites conflictuelles. Ceux qui n’adhèrent pas à ce concept étant censés pour les confrères pré-cités ne pas avoir été formés à sa détection ou pire être aveuglés par un prétendu militantisme pour l’intérêt de l’enfant.

N.B. : Soulignons ici que le terme de « séparation conflictuelle » met à égalité les deux parents, apportant un effet de neutralisation des plaintes des victimes.

La ré-information sur le SAP
Venons-en à la ré-information qui s’est engagée depuis de nombreuses années et qui a atteint sa finalité grâce au rejet de ce syndrome par le consensus psychiatrique international et les arguments sur l’absence de réalité scientifique et éthique de ce syndrome.
Les enseignements du Dr Paul Bensussan, promoteur du SAP en France, à l’École Nationale de la Magistrature ont été judicieusement rectifiés par le Dr Maurice Berger [1] lors d’une intervention récente dans ce haut lieux de la formation des magistrats (« Le SAP Syndrome d’aliénation parentale ou AP Aliénation Parentale, des concepts dangereux »). Il a rappelé qu’une étude commandée en 2001 par le ministère de la Justice à partir de 30.000 dossiers JAF estime à seulement 0,8 % le nombre de fausses allégations d’agressions sexuelles. Au niveau de l’enfant, les notions d’instrumentalisation, de conflit de loyauté voire d’emprise que l’on peut parfois repérer, ne débouchent pas sur des accusations d’agressions sexuelles ; et lorsqu’elles surviennent de manière éventuellement condamnable, elles ne résistent pas à l’analyse victimologique de la déclaration de l’enfant et elles restent de ce fait, très marginales.

Par ailleurs, Jacqueline Phélip [2] auteure avec le Dr Maurice Berger de « Divorce et séparations, nos enfants sont-ils protégés ? » (Dunod 2011) fait état d’une étude récente (2013) demandée et financée par le ministère de la Justice américaine et réalisée par trois chercheurs (Silberg et coll.) qui démontre que nombre d’enfants sont confiés par la justice à un parent violent ou abuseur au prétexte d’une aliénation parentale faite par le parent qui demande une protection pour lui et ses enfants (le plus souvent des mères). Il est très important de préciser que ces chercheurs n’ont fondé leur étude que sur les dossiers où la preuve fut apportée quelques mois plus tard que le père était bien un violeur-abuseur (Site de l’Enfant d’abord).

Le Dr Gérard Lopez [3], président de l’Institut de Victimologie, n’est pas de reste en termes de ré-information sur le SAP. Dans son ouvrage « Enfants violés et violentés, le scandale ignoré » (Dunod 2013), il a classifié ce concept dans la catégorie des théories qu’il appelle « anti-victimaires ». Cela signifie que leur usage se fait au détriment des enfants victimes dont la parole est discréditée malgré l’authentification expertale (médicale et psychologique) de leurs plaintes, l’idéologie conceptuelle permettant sans autre forme de procès, de dédouaner l’agresseur des accusations dont il est destinataire. Dans la même perspective, sont référencés le syndrome des faux souvenirs, le syndrome de Münchhausen par procuration et le référentiel « Outreau ».
Rappelons que dans cette affaire 12 enfants ont pourtant été reconnus victimes de viols, agressions sexuelles, corruption de mineurs et proxénétisme (« Outreau, la vérité abusée » Hugo et cie 2009, 2015). Rappelons aussi que 7 experts (34 expertises) ont validé leur parole. Or, la vérité judiciaire des victimes a été remplacée par la vérité médiatique du Dr Paul Bensussan (entre autres) qui a évoqué dans de nombreuses émissions et articles, le mensonge des enfants d’Outreau sans les avoir examinés et qui est aussi... est-il utile de le préciser une fois de plus, le promoteur du SAP en France ?

Il semble utile également de préciser qu’un certain nombre de professionnels qui utilisent le référentiel - erroné - Outreau pour asseoir leur argumentation sur le mensonge des enfants - quand on ne peut invoquer l’inexpérience - s’avèrent être par ailleurs des défenseurs du SAP et/ou d’autres théories anti-victimaires.

Une mention à part sera faite dans ce chapitre sur la ré-information, elle concerne l’ouvrage sur la parole de l’enfant publié cette année par le Dr Roland Coutanceau, psychiatre. Il y propose de « déconstruire le SAP pour le reconstruire autrement », ce qui est dommageable au moment où la prise de conscience des autorités gouvernementales va le condamner définitivement.
Nous sommes en 2016 et précisons pour le respect de la chronologie du questionnement en pays francophone, que dès 2005, un praticien belge, Jean-Yves Hayez, professeur de psychiatrie et de psychologie infantile, signalait l’ambiguïté consternante de ce concept.

Enfin, comment ne pas signaler l’ouvrage collectif écrit par les professionnels, praticiens de terrain de l’association REPPEA (Réseaux de Professionnels pour la Protection de l’Enfance) - dont je fais partie - qui ont également dénoncé l’utilisation des théories anti-victimaires dont le SAP. Il s’intitule lucidement « Danger en protection l’Enfance »( Dunod 2016) et il est publié sous la direction de Hélène Romano et Eugénie Izard. Dans sa contribution très complète sur l’autre histoire du SAP, Me Brigitte Robilliard, qui bénéficie de la triple formation d’avocate, de psychologue et de médiatrice familiale, rend compte à son tour de l’utilisation catastrophique de ce concept dans le domaine social et judiciaire.

Qu’en est -il des expertises pro-SAP ?

Les psychologues et les psychiatres en exercice - dont je suis - sont témoins des dégâts majeurs provoqués par l’utilisation du SAP lors des séparations parentales. Les constats effectués en France rejoignent ceux de tous les pays concernés par ce concept infondé médicalement.
C’est parce que l’on a atteint un tel niveau de régression dramatique quant à la protection de l’enfance qu’un certain nombre de pays ont déjà réagi comme aujourd’hui la ministre des Familles et de l’Enfance, Laurence Rossignol.
Dès le 25 mars 2010, l’Association Espagnole de Neuropsychiatrie publiait une déclaration officielle contre l’utilisation légale et clinique du SAP. Et le 15 Septembre 2014, le Collège des Psychologues de la Province de Buenos Aires publiait sur son site une déclaration dans laquelle il s’oppose fermement à la théorie du SAP. Et l’on a appris récemment qu’un certain nombre de psychiatres et de psychologues ayant utilisé le SAP dans leurs expertises aux États-Unis et en Australie (Canberra) ont été sanctionnés.

Une question très délicate se pose : qu’en sera t-il en France des enquêtes sociales et des expertises pro-SAP qui ont abouti à un changement de garde de l’enfant révélant des violences de toutes natures, au détriment - vraisemblablement - du parent protecteur ?
Une autre question encore plus délicate est celle de l’avenir des enfants livrés à leurs abuseurs suite à de telles expertises ! Y aura-t-il une possibilité de remise en cause des décisions judiciaires ?
L’on sait qu’actuellement, un certain nombre de missions ordonnées par les juges aux affaires familiales comportent encore l’évocation de cette recherche du SAP, ce qui
"légitimise" le concept - en toute bonne foi - et cautionne son existence.

Une dernière question concerne la position en France du Conseil de l’Ordre qui en 2001 sanctionnait une centaine de médecins ayant effectué des signalements qui n’avaient pas débouché sur une condamnation. On sait que la présomption d’innocence doit être respectée mais aussi que les subterfuges utilisés pour la défense des agresseurs se sont affinés, en même temps que l’amélioration des connaissances en victimologie infantile.
Il ne semble pas exagéré de dire que le recours à un concept délétère tel que le SAP constitue une nouvelle forme de déni de l’inceste.

L’interdiction du SAP permettra sans doute au législateur d’introduire objectivement le principe de précaution de sorte que le respect de l’intégrité physique et psychique de l’enfant redevienne une priorité dans les faits.
Il faut espérer enfin que cette fiche de proscription d’utilisation du SAP, aura les effets attendus, à savoir que les enfants qui révèlent des violences et des agressions sexuelles, puissent être enfin entendus, examinés par des professionnels avertis et formés, pour être, en toute légalité, définitivement protégés.

Août 2018. Actualisation
Force est de constater que depuis la publication de cet article, nous avons été encore davantage, destinataire d’un nombre incalculable de cas dramatiques dans lesquels les révélations d’enfants se sont soldées par des remises en cause au plan judiciaire voire psychiatrique, du parent dit protecteur sans que l’enfant aient été examiné par des spécialistes compétents. Les professionnels abusés par le SAP, s’avèrent dépourvus d’empathie et en perte de connaissance des acquis antérieurs liés à leur formation ou leur bon sens. Ce sont les prescriptions de Gardner qui recommandent une grande rigueur voire une certaine brutalité avec les enfants dit aliénés, comme s’il s’agissait de les libérer de l’envoûtement qui les oppresse. Les souffrances psychologiques ainsi imposées relèvent d’une maltraitance majeure associée à un déni du traumatisme pré-existant.

Fort heureusement l’ex ministre aujourd’hui sénatrice, Mme Laurence Rossignol a persévéré dans sa mission de protection des enfants et obtenu gain de cause quant à sa demande d’inscription d’une fiche sur le site du ministère de la justice.
En effet à sa question écrite n°02674 publiée dans le JO Sénat du 28/12/2017 page 4666 portant sur la demande de l’état de la diffusion d’instructions à l’attention des juges aux affaires familiales et de la magistrature visant à proscrire l’utilisation du syndrome d’aliénation parentale, la réponse du Ministère de la justice publiée dans le J.O. Sénat [4] : « une note d’information a été mise en ligne sur le site intranet de la direction des affaires civiles et du sceau du ministère de la justice pour informer les magistrats du caractère controversé et non reconnu du syndrome d’aliénation parentale, les inciter à regarder avec prudence ce moyen lorsqu’il est soulevé en défense et leur rappeler que d’autres outils sont à leur disposition en matière civile pour faire face aux situations parfois réelles d’un parent qui tenterait d’éloigner progressivement l’enfant de l’autre parent ».

Cette mise en garde bien qu’insuffisante, car elle ne prend pas en compte les révélations que le SAP neutralise, est un bon signal pour une nécessaire analyse objective des situations lorsque ce prétendu syndrome est utilisé par la défense , et ce, pour une meilleure écoute des plaintes des enfants victimes de violences de toute nature.

Note de la Rédaction Village de la Justice : du fait du sujet polémique et des interventions plutôt partisanes d’un grand nombre de commentaires non liés à l’objet du présent site internet (échanger sur le Droit), nous désactivons le forum pour cet article. Merci de votre compréhension.


En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/Expertises-Judiciaires-recours-SAP-Syndrome-Alienation-Parentale-proscrit-tant,23689.html#zyFXYpBAcib3qbx6.99

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Invité le Dim 12 Aoû - 7:59

Bon maintenant si on pouvait en revenir à la conférence que j'ai posté en ouverture je vous serais gré.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Hakaan le Dim 12 Aoû - 8:21

Chouette on remet le couvert ici, vous avez déjà fait tout un roman en 15 min c'est dingue,
par contre j'ai un peu précisé le titre qu'on sache de quoi ça parle
avatar
Hakaan
Admin

Rat
Messages : 2044
Date d'inscription : 07/05/2018

Localisation : N-E
Humeur : ¯\_(ツ)_/¯

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Ptah le Dim 12 Aoû - 8:34

@Hakaan a écrit:Chouette on remet le couvert ici, vous avez déjà fait tout un roman en 15 min c'est dingue,

ha ouais, l'autre fil n'est même pas épuisé que ça repart ici !
à la guerre, comme à la guerre !
avatar
Ptah
Miranda

Cochon
Messages : 705
Date d'inscription : 17/06/2018

Localisation : Temple intérieur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Totem le Dim 12 Aoû - 12:12

C'est de ma faute, je n'aurais jamais du parler du syndrome du SAP.... Laughing
avatar
Totem
Eris

Chèvre
Messages : 2024
Date d'inscription : 11/05/2018

Localisation : Voie Lactée

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Video] Conférence du Pr. Marcel Rufo sur le vécu de la petite enfance

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum