Histoires, contes de sagesse, proverbes, textes à caractère spirituel

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Message par Dryade le Lun 14 Mai - 17:18

Rappel du premier message :

Histoires, contes de sagesse, proverbes, textes à caractère spirituel - Page 3 20130810

Les bras de la dryade
"Quand Timaeus était un bébé, il pouvait déjà disparaître des heures entières.
Cela rendait Megaera folle de se réveiller le matin et trouver son berceau vide. Ou de se tourner quelques secondes pour retrouver son panier retourné, la porte ouverte et son enfant nulle part en vue.
La première fois arriva quelques jours à peine après sa naissance. Après des jours à refuser de laisser quiconque le prendre, des jours à se souvenir de son petit corps immobile, inerte et enveloppé de lin brut, elle avait finalement succombé à l’épuisement, l’avait posé dans son petit lit et s’était endormie, une main sur son petit ventre rond, à sentir sa respiration.
Et elle se réveilla devant un lit vide.(...) "

http://valeriane.org/blog/les-bras-de-la-dryade/


Dernière édition par Kolam le Lun 14 Mai - 18:26, édité 1 fois (Raison : Absence de majuscule dans le titre.)
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Message par Ptah le Mar 25 Sep - 19:50

Merci Azael, oui, je trouve que l'auteur manque de nuance, il y a certainement des critiques à faire, mais il n'argumente que dans un seul sens, et tout est blanc et tout est noir, il n'est pas de très bonne foi, je trouve... (sans jeu de mots Histoires, contes de sagesse, proverbes, textes à caractère spirituel - Page 3 Icon_lol )

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Message par Reïna le Mer 26 Sep - 11:43

Un homme tomba dans un trou et se fit très mal :
Un Cartésien se pencha et lui dit : « Vous n'êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou ».
Un spiritualiste le vit et dit : « Vous avez dû commettre quelque péché ».
Un scientifique calcula la profondeur du trou.
Un journaliste l'interviewa sur ses douleurs.
Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».
Un médecin lui lança 2 comprimés d'aspirine.
Une infirmière s'assit sur le bord et pleura avec lui.
Un thérapeute l'incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans le trou.
Une pratiquante de la pensée positive l'exhorta : « Quand on veut, on peut ! »
Un optimiste lui dit : « Vous avez de la chance: vous auriez pu vous casser une jambe ».
Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d'empirer ».
Puis un enfant passa, et lui tendit la main...

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Message par Kouen le Mer 26 Sep - 13:03

merci Reïna I love you
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Message par Invité le Mer 26 Sep - 14:26

Bonjour cette histoire est la Chandogya Upanishad (enseignement de l'Inde)

L'histoire de Svetaketu

Il y a des milliers d'années, le grand sage Uddalaka Aruni envoya son fils de douze ans, Svetaketu, auprès d'un grand maître afin qu'il apprenne à connaître la réalité ultime dans toute sa profondeur.

Durant une douzaine d"années, Svetaketu étudia sous la direction de son maître et mémorisa toutes les Védas.

A son retour, son père constata que son fils agissait comme s'il avait appris tout ce qu'il était possible d'apprendre. Uddalaka décida donc de poser une question au jeune homme :

 - Mon fils lettré, quelle est donc cette chose qui ne peut être entendue mais qui rend l'audition possible, qui ne peut être vue mais qui rend la vue possible, qui ne peut être connue mais qui rend possible la connaissance, qui ne peut être imaginée mais rend possible l'imagination ?

Svetaketu, perplexe, restait silencieux.

Son père reprit :

 - Lorsque nous connaissons une seule particule de terre, tous les objets de terre sont connus. Lorsque nous connaissons un seul grain d'or, tous les objets d'or sont connus. La différence entre une pièce d'orfèvrerie en or et une autre ne réside que dans leur nom et leur forme. En réalité, tous les bijoux sont seulement de l'or, et tous les pots sont seulement de la terre. Peux-tu me dire, mon fils, quelle est cette chose par laquelle, si on la connaît, on peut tout connaître ?

 - Hélas, mon maître ne m'a pas donné cette connaissance, répondit Svetaketu. Le feras-tu ?

 - Très bien, dit Uddalaka. Je vais te la dire.

L'univers tout entier est une réalité, et cette réalité est pure conscience. La pure conscience est l'existence absolue. C'est le Un qui n'est pas suivi d'un Second. Au commencement le Un se dit à lui-même : "Je vais me différencier en multitude, et devenir ainsi tous ceux qui voient et tout ce qui est vu." Le Un entra dans la multitude, et devint le Soi de chaque chose. Les êtres de toutes les choses sont le Un, et ce UN Un est l'essence subtile de tout ce qui existe. Tu es cela, Svetaketu.

De cette même façon, les abeilles font du miel à partir du nectar de nombreuses fleurs, mais une fois que le miel est fait, le nectar ne peut dire "je proviens de cette fleur-ci ou de cette fleur-là." De même, lorsque tu te fonds dans ton soi non localisé, tu deviens un avec le soi de tout ce qui existe. c'est le véritable Soi de toute chose, et toi Svetaketu tu es cela.

 - Éclaire-moi davantage, mon père, répondit le jeune homme.

UDDALAKA fit une pause avant de reprendre :

 - Le fleuve Gange s'écoule vers l'est. L'Indus s'écoule vers l'ouest. Cependant tous deux finissent par devenir la mer. Une fois devenus la mer, ils ne pensent plus : "Je suis le Gange" ou "Je suis l'Indus." De même, mon fils, tout ce qui existe a sa source dans le Soi non localisé, et le Soi est l'essence la plus subtile de toute chose. C'est le vrai Soi. Svetaketu, tu es cela.

Lorsque le corps décline et meurt, l'eau ne peut le mouiller, le vent ne peut le sécher, les armes ne peuvent l'anéantir. Il est incréé, il n'a ni commencement ni fin. Au-delà des limitations de l'espace et du temps, il pénètre l'Univers entier. Svetaketu, tu es cela.

 - Éclaire-moi encore, père, dit Svetaketu avec enthousiasme.

 - Apporte-moi un fruit de l'arbre nyagrodha, demanda Uddalaka.

Svetaketu amena le fruit.

 - Ouvre-le.

Svetaketu obéit.

 - Que vois-tu, mon fils ?

 - De toutes petites graines, père.

 - Maintenant, casse une de ces graines.

Svetaketu cassa une petite graine.

 - Que vois-tu mon fils ?

 - Je vois qu'il ne reste rien, père.

 - Ce que tu ne vois pas est l'essence subtile, et la totalité de l'arbre nyagrodha en provient. De même, l'univers germe et surgit du Soi non localisé.

Pour finir Uddalaka demanda à Svetaketu de placer un petit cube de sel dans un seau d'eau. Le lendemain, le sage demanda à son fils de lui redonner le morceau de sel.

 - Je ne peux te le rendre, dit le jeune homme. Il s'est dissout.

Uddalaka demanda à son fils de goûter la surface de l'eau.

 - Dis-moi, comment est-elle ?

 - Elle est salée, père.

 - Goûte-la au milieu, et dis-moi comment elle est.

 - Elle est salée, père.

 - Goûte-la au fond, et dis-moi comment elle est.

 - Elle est salée, père.

 - Tout comme le sel est localisé dans le cristal et se disperse dans l'eau, ton Soi est localisé dans ton corps en même temps qu'il pénètre l'Univers entier.

Mon cher fils, dit Uddalaka, tu ne perçois pas le Soi dans ton corps, mais sans lui les perceptions seraient impossibles. Tu ne peux conceptualiser le Soi, mais sans lui la conceptualisation serait impossible. Tu ne peux imaginer le Soi, mais sans lui l'imagination serait impossible. Cependant, quand tu deviens le Soi et quand tu vis au niveau de ce Soi non localisé, tu es connecté à tout ce qui existe parce que le Soi est la source de tout ce qui existe.

Vérité, Réalité, Existence, Conscience, Absolu – appelle-le comme tu veux – c'est l'absolue réalité, le fondement de tout être. Et tu es cela, Svetaketu.

Vis à ce niveau, et tous tes désirs se réaliseront parce qu'à ce niveau ils ne seront pas seulement tes propres désirs, ils seront alignés sur les désirs de tout ce qui existe.

Svetaketu pratiqua tout ce qu'il avait appris et devint l'un des plus grands sages de la tradition du Vedanta.

Source : ICI

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Message par Reïna le Sam 29 Sep - 10:20

Il était une fois deux amis . Ils suivaient des cours chez un même vieux lettré du village. Ils étaient inséparables, malgré leur différence de caractère. L'un, Luu Binh, était studieux, travailleur, grave. L'autre, Duong Lê, aimait surtout rire, s'amuser. Il négligeait les leçons, qu'il considérait comme une véritable corvée.

Malgré les remontrances du vieux maître et les conseils de son ami, Duong Lê refusait de travailler sérieusement. Ce qui devait arriver arriva. Aux concours impériaux, Luu Binh fut reçu et nommé sur-le-champ mandarin dans une région située à plusieurs milles du village. Duong Lê échoua et abandonna définitivement les études.

Metamorphoses contesLes deux amis restèrent sans nouvelles l'un de l'autre pendant quelques années. Puis, un jour, Luu Binh vit débarquer dans son palais une sorte de clochard misérable : c'était son ami Duong Lê, qui venait lui demander de l'aide.

Mais Luu Binh fit chasser Duong Lê, le traitant de fainéant, de paresseux et de bon à rien. Humilié, rouge de colère, Duong Lê quitta le palais en jurant de se venger de cet affront de la part d'un homme qu'il croyait être son meilleur ami.

Il entra dans une auberge et se mit à boire. Une jeune femme, belle et distinguée, entra dans l'auberge juste à ce moment-là. Remarquant Duong Lê en train de boire plus que de raison, elle s'approcha de lui et lui dit :
" Je vois que vous avez une grosse peine. Racontez-moi votre histoire et je pourrai peut-être vous aider."

La douceur de cette jeune femme inspira confiance à Duong Lê, qui se mit à lui raconter ce qui venait de se passer, ainsi que son farouche désir de vengeance.

A son grand étonnement, il se vit offrir une curieuse proposition : "Je m'appelle Châu Long. J'habite seule dans une grande maison non loin d'ici, dit la jeune femme. J'ai beaucoup de biens et je peux vous aider à réaliser votre vengeance.
A une condition cependant : vous devrez travailler dur pour réussir aux prochains concours impériaux et devenir un mandarin d'un rang plus élevé que celui de votre ennemi. Ce sera votre vengeance."


Duong Lê accepta la proposition et suivit la jeune femme dans sa villa. A partir de ce jour, il travailla jour et nuit, apprenant, révisant sans cesse, tandis que Châu Long était aux petits soins pour lui. Après trois ans de dur labeur, le jour du triomphe arriva : Duong Lê fut reçu premier aux grands concours impériaux et nommé gouverneur d'une immense province.
De retour à la maison, Duong Lê dit à Châu Long :
"J'irai demain au palais de mon ennemi, et je serai curieux de voir sa réaction. Je tiens enfin ma vengeance...

Puisque tu ne seras pas là demain, lui répondit Châu Long, permets-moi d'aller ce soir rendre visite à une amie et de passer la journée avec elle. Nous ne nous sommes pas vues depuis longtemps."

Duong Lê acquiesça à son désir, et Châu Long se prépara à partir.
Le lendemain, Duong Lê se rendit au palais de son pire ennemi. Cette fois, il fut reçu avec un immense respect et avec toute l'étiquette due à son rang.

Mais quelle ne fut sa surprise quand il vit Châu Long elle-même leur apporter le plateau uhé !... Luu Binh regarda son ami et dit en souriant :

"Je crois que tu connais déjà Châu Long, ma troisième femme..."

Aussitôt , Duong Lê comprit toute l'histoire.

Il tomba à genoux devant son ami et lui dit :

"Pardonne-moi de t'avoir haï pendant toutes ces années. Tu avais envoyé Châu Long pour me sauver de ma déchéance. Tu as fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Tu es le meilleur ami qui puisse exister. Je jure de donner ma vie pour toi, s'il le faut !"
Luu Binh releva son ami, puis les deux hommes éclatèrent de rire sous le regard ravi de Châu Long.

Luu Binh donna l'ordre aux domestiques de préparer un grand festin pour marquer les retrouvailles, et surtout pour fêter le triomphe de l'amitié. Le plus précieux des biens est un ami avisé et dévoué.


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Message par Invité le Jeu 11 Oct - 10:51

Lotus: Et celui qui se couche avec le cul qui gratte ne doit pas s’étonner de se réveiller avec le doigt qui pue??
Mine de rien derrière la vulgarité de cette sentence se cache une vérité profonde...

Un peu plus sérieux:
C'est l'histoire d'un vieil homme assis tranquillement dans le désert. Des enfants jouent à côté.
Un homme arrive et va voir le vieil homme, il se dirige vers la ville la plus proche
"Dis-moi, vieil homme, comment sont les habitants de cette ville?"
"Comment étaient les habitants de la ville d'où tu viens?", répond le vieillard.
"Ils étaient sympathiques, ouverts, bienveillants, chaleureux"
"Et bien ça tombe bien, ils seront pareils là-bas!"
La journée se passe et avant le coucher du soleil, un autre homme arrive et se présente devant le vieillard, il se rend dans le même vielle que son prédecesseur.
Dis-moi, vieil homme, comment sont les habitants de cette ville?"
"Comment étaient les habitants de la ville d'où tu viens?", répond le vieillard.
"Ils étaient arrogants, fiers, désagréables, malveillants"
"Et bien ça tombe mal, ils seront pareils là-bas!"

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Message par Kouen le Jeu 11 Oct - 23:18


Djalâl-od-Dîn Rûmî

Like a Star @ heaven

Ainsi l'être humain est une auberge.
Chaque matin, un nouvel arrivant.
Une joie, un découragement, une méchanceté,
une conscience passagère se présente,
comme un hôte qu'on n'attendait pas.

Accueille-les tous de bon cœur !
Même si c'est une foule de chagrins
qui saccage tout dans ta maison,
et la vide de ses meubles,
traite chaque invité avec honneur.
Il fait peut-être de la place en toi pour de nouveaux plaisirs.

L'idée noire, la honte, la malice,
accueille-les à ta porte avec le sourire
et invite-les à entrer.

Soit reconnaissant à tous ceux qui viennent
car chacun est un guide
qui t'est envoyé de l'au-delà.

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Extrait de The Essential Rumi,
traduction française de Claude Farni Like a Star @ heaven
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Message par Invité le Ven 12 Oct - 3:03


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Message par Reïna le Lun 15 Oct - 15:47

La colombe et les flocons
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"Dis-moi combien pèse un flocon de neige ?", demanda la mésange charbonnière à la colombe.

"Rien d'autre que rien", fut la réponse. Et la mésange raconta alors à la colombe une histoire :
"J'étais sur la branche d'un sapin quand il se mit à neiger. Pas une tempête, non, juste comme un rêve, doucement, sans violence. Comme je n'avais rien de mieux à faire, je commençais à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais. Il en tomba 3 751 952.

Lorsque le 3 751 953 ième tomba sur la branche (rien d'autre que rien, comme tu l'as dit), celle-ci cassa".
Sur ce, la mésange s'envola.


La colombe, une autorité en matière de paix depuis l'époque d'un certain Noé, réfléchit un moment et se dit finalement :
"Peut-être ne manque-t-il qu'une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix ?"


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Message par Invité le Lun 15 Oct - 16:57

@Reïna a écrit:
La colombe, une autorité en matière de paix depuis l'époque d'un certain Noé, réfléchit un moment et se dit finalement :
"Peut-être ne manque-t-il qu'une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix ?"
Sage parole de la colombe.
Peut-être ne manque-t-il à chacun qu'un pas de plus pour que tout bascule et qu'il accède à la paix.
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Message par Reïna le Ven 19 Oct - 16:11

Lors d'une rencontre, Chaplin et Einstein ont échangé ces mots savoureux

— Ce que j’admire le plus dans votre art, dit Albert Einstein c’est son universalité. Vous ne dites pas un mot, et pourtant le monde entier vous comprend.

— C’est vrai, réplique Chaplin. Mais votre gloire est plus grande encore : le monde entier vous admire, alors que personne ne vous comprend.


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Message par Invité le Dim 23 Déc - 18:40


La légende du pot fêlé

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle transportait, appuyée derrière son cou.

Un des pots était fêlé alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau.

A la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé, lui, n’était plus qu’à moitié rempli d’eau.

Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu’un pot et demi d’eau.

Bien sûr le pot intact était très  fier de ce qu’il accomplissait mais le pauvre pot fêlé avait honte de ses propres imperfections.

Le pot fêlé se sentait triste car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.

Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec, il s’adressa un jour à la vieille dame alors qu’ils étaient près du ruisseau.

« J’ai honte de moi-même parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison. »

La vieille dame sourit :

« As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin et qu’il n’y en a pas de l’autre côté ?

J’ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin et, chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais…

Pendant deux ans,  j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table.

Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n’aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison. »

Chacun de nous avons nos propres manques, nos propres fêlures mais ce sont chacun de ces manques qui rendent nos vies ensemble  si intéressantes.

http://taichi4theworld.eklablog.com/contes-et-legendes-taoistes-et-autres-a27230354


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Message par Invité le Dim 23 Déc - 19:27

Très beau conte, merci @Arpège Smile

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Message par Invité le Lun 24 Déc - 8:17

Le Maître et ses disciples sont assis autour du feu. Chacun tour à tour se lève pour aller chercher du bois afin d'alimenter le foyer. Vient le tour du Maître, déjà âgé et vacillant sur ses jambes.
Le plus jeune des disciples se propose de faire la tache à sa place. Le Maître reste un moment silencieux, puis lui dit, sur un ton doux et bienveillant : Laisse, car tu ne saurais choisir la bûche que je désire regarder brûler.

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Message par Kolam le Lun 24 Déc - 11:36

Modération: Topics fusionnés.
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Message par Reïna le Mar 25 Déc - 17:34

Si les cigales sont parfaitement intégrées au panorama provençal, au même titre que la lavande ou les oliviers, il n’en demeure pas moins que le commun des mortels se pose beaucoup de question sur l’utilité d’un tel animal pour la nature, qui ne laisse en général rien au hasard, et chaque plante ou chaque animal a sa raison d’être dans la nature. Et les cigales alors me direz-vous ? Bruyantes mais pourtant difficile à approcher, qu’apportent-t-elle ? Vous trouverez la réponse dans ce récit !

Cette légende se déroule donc en Provence, un été durant lequel les Anges sont venus passer leurs vacances estivales un verre de pastaga à la main sous les platanes, regardant les parties de pétanque endiablées sur la place du village. Lors de leur atterrissage en terre provençale, quelle ne fut pas leur surprise de ne pas trouver âme qui vive ! Le soleil de plomb qui s’abattait sur la région n’arrangeait rien aux affaires de nos Anges qui ne trouvaient pas un troquet ouvert pour se désaltérer. En chemin, ils s’aperçurent que les champs étaient en friche, que les potagers étaient à l’abandon…

Forts inquiets de cette situation, attristés de voir cette si magnifique région vidée de ses habitants, et laissée à l’abandon, ils décidèrent d’aller frapper à la maison de Dieu pour y trouver des réponses à leurs interrogations. Là encore, quelle ne fut pas leur étonnement de trouver le curé non pas en train de prier, mais allongé sous son boutis, en plein pénéquet ! L’homme de foi apporta alors une réponse claire et limpide aux Anges : à cause de la chaleur accablante et du soleil torride qui s’abat sur la région durant l’été, les provençaux se préservent paisiblement à l’ombre des oliviers et des figuiers. Surpris, les Anges demandèrent alors à quel moment de la journée les provençaux se mettaient au travail, ce à quoi l’homme de Dieu répondit : « A la fraîche tôt le matin », et « à la rosée » tard le soir.

Mécontents, les anges s’en retournèrent au paradis pour raconter à Dieu leur mésaventure. Ce dernier, furieux, décida de punir les provençaux, en leur envoyant une nouvelle espèce d’insectes pour les empêcher de faire la sieste en pleine journée ! Cette nouvelle variété d’insectes «tambourinaïre » aurait pour mission de se planquer dans les pins et d’exécuter une musique stridente, rendant impossible toute initiative de sieste provençale en pleine journée. Les cigales venaient de naître !

Finalement, cette tentative resta vaine, les autochtones s’habituèrent bien vite aux insectes et firent même des cigales un des symboles de notre Provence !

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Message par Hridaye le Mar 5 Fév - 2:05

LES DEUX MOINES ET LA FEMME DU GUÉ

Deux moines errants allaient par les chemins. Ils arrivèrent près d’un fleuve qu’il était possible de traverser à gué, mais en se mouillant quelque peu. Sur la rive, une femme attendait. Elle demanda aux moines si l’un d’eux ne voudrait pas lui rendre le service de la prendre sur son dos pour traverser. Elle était craintive et surtout avait peur de se mouiller. Le plus vieux des deux moines la prit sans façon sur son dos et la transporta sur l’autre rive. Ils continuèrent leur chemin en silence. A quelques kilomètres de là, le plus jeune moine dit à son compère :
- Qu’as-tu ressenti lorsque tu as porté cette femme ? Cela a dû être dur pour toi, son poids, ses formes, son odeur…
- Tu vois, répondit le vieux moine, moi, je l’ai déposée sur l’autre rive. Toi, tu la portes encore !
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Message par eole le Mar 5 Fév - 8:50

.
Il y a toujours une solution.

Il était une fois dans un village, un pauvre fermier  qui devait rembourser une forte somme d’argent à un vieil homme très déplaisant.
Comme le fermier avait une très jolie fille qui plaisait beaucoup au vieux prêteur, ce dernier proposa un marché.
Il dit qu’il effacerait la dette du fermier s’il acceptait de lui marier sa fille.

Le fermier et sa fille furent tous deux horrifiés par cette proposition.
Alors le vilain prêteur suggéra que la providence détermine l’issue à donner à sa proposition. Il leur dit qu’il placerait un caillou blanc et un caillou noir dans un petit sac de cuir vide, et que la jeune fille devrait piocher à l’aveuglette, un des deux cailloux du sac.
- si elle pioche le caillou noir, elle deviendrait son épouse et la dette serait effacée.
-si elle pioche le caillou blanc, elle n’aura pas à l’épouser et la dette du père serait également annulée.
- si elle refuse de piocher un caillou, alors son père sera jeté en prison.

Cette discussion avait lieu sur le chemin jonché de cailloux devant la maison du fermier.
Tout en continuant de parler, le prêteur se courba pour ramasser les deux cailloux, et en s’exécutant, la jeune fille qui avait l’œil vif remarqua qu’il avait pris deux cailloux noirs qu’il avait mis prestement dans le sac.
Mais elle garda le silence, puis l’homme lui demanda de piocher dans le sac.

Si vous aviez été là, qu’auriez-vous conseillé de faire à la jeune fille ?

Trois possibilités se présentent :
-         la jeune fille peut refuser de piocher un caillou.
-         Elle peut sortir les deux cailloux noirs du sac prouvant que l’homme a triché
-         Elle peut piocher un caillou noir et se sacrifier en épousant le prêteur et épargner la prison à son père.
Prenez un moment pour réfléchir à cette situation dont toute issue semble préjudiciable au fermier et à sa fille.

Réfléchissez avant de lire quelle solution fut adoptée.
------------------------------------------------------------------------

La jeune fille piocha dans le sac et en sorti un caillou qu’elle laissa maladroitement échapper et tomber sur le sol, sans qu’on ait pu le distinguer, et qui se mêla aussitôt avec la multitude d’autres cailloux gisant par terre.

« Ah ce que je peux être maladroite » s’exclama-t'elle, « mais qu’importe, en examinant le caillou restant dans le sac nous saurons lequel j’avais pioché en premier n’est-ce-pas ? »
Puisque le caillou restant était noir, le premier pioché ne pouvait qu’être blanc. Et comme le prêteur n’osa pas avouer sa malhonnêteté, la jeune fille put retourner à son avantage une situation qui semblait inéluctable.

La morale de cette histoire montre qu’il existe une solution pour la plupart des problèmes que nous rencontrons. Il suffit très souvent de regarder les choses sous un angle différent et hors de notre logique habituelle de raisonnement.

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Message par Invité le Mar 5 Fév - 12:06

@Hridaye a écrit:LES DEUX MOINES ET LA FEMME DU GUÉ

Deux moines errants allaient par les chemins. Ils arrivèrent près d’un fleuve qu’il était possible de traverser à gué, mais en se mouillant quelque peu. Sur la rive, une femme attendait. Elle demanda aux moines si l’un d’eux ne voudrait pas lui rendre le service de la prendre sur son dos pour traverser. Elle était craintive et surtout avait peur de se mouiller. Le plus vieux des deux moines la prit sans façon sur son dos et la transporta sur l’autre rive. Ils continuèrent leur chemin en silence. A quelques kilomètres de là, le plus jeune moine dit à son compère :
- Qu’as-tu ressenti lorsque tu as porté cette femme ? Cela a dû être dur pour toi, son poids, ses formes, son odeur…
- Tu vois, répondit le vieux moine, moi, je l’ai déposée sur l’autre rive. Toi, tu la portes encore !
Excellent!
Celle d'éole aussi mais je connaissais...

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Message par eole le Mar 5 Fév - 12:49

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La Richesse:

Un jour, le père d'une très riche famille amène son fils à la campagne pour lui montrer comment les gens pauvres vivent.
Ils  passent quelques jours dans la ferme d'une famille qui vit très modestement.

Au retour, le père demande à son fils: "As-tu aimé ton séjour?"
"C'était fantastique papa".
"As-tu vu comment les gens pauvres vivent?" demande encore le père.
"Ah oui" répond le fils.
"Alors qu'as-tu appris?"

Le fils lui répond:
"J'ai vu que nous n'avions qu'un chien, alors qu'ils en ont quatre.
Nous avons une piscine qui fait la moitié du jardin et ils ont une grande rivière.
Nous avons des lanternes dans notre jardin et  eux ont des étoiles partout dans le ciel.
Nous avons une immense galerie à l'avant, et eux ont l'horizon.
Nous avons un domaine, mais eux ont des champs à perte de vue.
Nous avons des serviteurs alors qu'eux servent les autres.
Nous achetons nos denrées et eux les cultivent.
Nous avons des murs autour de la propriété pour nous protéger, eux ont des amis qui les protègent.
 
Le père en resta muet.
Le fils rajouta, "Merci papa de m'avoir montré tout ce que nous n'avons pas."

Trop souvent nous oublions ce qui nous est acquis  pour nous morfondre sur ce que nous n'avons pas.....
Ce qui est un objet sans valeur pour l’un, peut très bien être un trésor pour un autre. Ce n'est qu'une question de perspective.
C'est à se demander ce qui arriverait si on rendait grâce pour tout ce que nous avons, au lieu d'en vouloir plus.
Apprenons à apprécier ce que nous avons, y compris nos amis.

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Message par Totem le Mar 5 Fév - 18:45

Légende sur le mensonge et la vérité

La légende raconte qu'un jour la vérité et le Mensonge se sont croisés.
- Bonjour, a dit le Mensonge.
- Bonjour, a dit la Vérité.
- Belle journée, a continué le Mensonge.
Alors la Vérité est allée voir si c'était vrai. Ça l'était.
- Belle journée, a alors répondu la vérité.
- Le lac est encore plus beau, a dit le mensonge avec un joli sourire.
Alors la Vérité a regardé vers le lac et a vu que le mensonge disait la vérité et a hoché la tête.
Le Mensonge a couru vers l'eau et a lancé ...

- L'eau est encore plus belle et tiède. Allons nager !
La vérité a touché l'eau avec ses doigts et elle était vraiment belle et tiède. Alors la Vérité a fait confiance au mensonge. Les deux ont enlevé leurs vêtements et ont nagé tranquillement.

Un peu plus tard, le mensonge est sorti, il s'est habillé avec les vêtements de la vérité et il est parti.
La vérité, incapable de porter les habits du mensonge a commencé à marcher sans vêtements et tout le monde s'est éloigné en la voyant nue. Attristée, abandonnée, la Vérité se réfugia au fond d'un puits. C'est ainsi que depuis lors les gens préfèrent accepter le Mensonge déguisé en vérité que la Vérité nue.

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Message par Reïna le Mer 6 Fév - 11:15

Comment la mort arriva dans le monde:

Voici ce que raconte la légende: le dieu Soko créa d'abord la tortue Dagbatchi, ensuite les hommes et à la fin les pierres. Soko créa un homme et une femme de chaque espèce, de la tortue, de l'homme et de la pierre. Il les anima dans l'ordre cité, à l'exception des pierres. Mais aucun ne pouvait avoir d'enfant. Quand ils étaient devenus vieux, Soko les rajeunissait. Ainsi, il n'était point besoin d'enfants.

Mais Dagbatchi, la tortue, se rendit auprès de Soko et dit: " J'aimerais avoir un enfant. "

" Et pourquoi veux-tu avoir un enfant? "

" Tu sais - répondit Dagbatchi - que je marche très mal. C'est tout un travail pour moi et pour ma femme. Mais parfois nous avons besoin de faire des courses et si nous avions un enfant, nous pourrions l'envoyer faire ces courses. "

Soko réfléchit. " je n'ai pas prévu de vous donner des enfants " répondit-il.

Dagbatchi rentra chez lui. Mais peu après, il se retrouva devant le dieu. " Il serait beau d'avoir un enfant - dit-il - ou même plusieurs. Ils nous serviraient beaucoup, ô dieu. "

Soko se mit en colère: " Pourquoi viens-tu ainsi pour demander des enfants? "

"Les enfants seraient pratiques, ô dieu. Ils pourraient nous aider et nous ne serions pas si seuls; quand je serai vieux ... "

" ... tu rajeuniras. "

" Quand je serai vieux et avant de rajeunir, je pourrai à peine me rendre au point d'eau. Mes jambes me feront mal, parce que mon corps est si lourd. Parfois, je dois me tenir des heures durant sous le soleil le plus ardent sans pouvoir avancer. C'est bien dur, tu dois avouer. "

La mine sérieuse, le dieu répondit: " Ne sais-tu pas, Dagbatchi, que tous ceux qui donnent naissance à des enfants doivent mourir, tôt ou tard? "

Dagbatchi fixa Soko et approuva de la tête.

" - Es-tu prêt à mourir si je te donne des enfants? "

" - Lorsque ma femme portera des enfants, tu pourras me faire mourir. "

" Envoie-moi les hommes! "

L'homme et la femme se présentèrent. Soko s'éclaircit la gorge, puis il annonça: " Dagbatchi m'a confié qu'il voulait avoir des enfants. Que décidez-vous pour vous? "

" Il serait bon d'avoir des enfants, seigneur - répondit la femme. Quand mon mari est à la chasse, je suis seule à la maison. L'enfant, si c'est une fille, pourrait m'aider à la maison, et je serai moins seule. "

" Et si c'est un garçon - ajouta l'homme - il pourrait ramener le gibier et porter le panier quand je vais à la chasse. Et quand je serai vieux et que mes mains trembleront, il pourra me remplacer à la chasse. C'est très pratique d'avoir des enfants. "

Et Soko demanda: " Êtes-vous prêts à mourir pour avoir des enfants? " " Oui " répondirent les hommes.

L'homme ajouta: " Quand nous aurons des enfants, cela ne me fera rien de mourir. "

Les pierres étaient placées sur le sol et ne dirent mot. Soko les interpella. " Vous vous taisez? Voulez-vous aussi avoir des enfants pour ensuite mourir? "

Mais les pierres n'en avaient aucunement envie. Alors Soko décida:" Il en sera comme vous le désirez! "

La femme de Dagbatchi se trouva grosse et, trois mois après, Dagbatchi mourut. Lorsque les enfants naquirent, il n'était plus de ce monde. La femme de l'homme se trouva enceinte également et donna naissance à des enfants. Son mari mourut peu après. Elle prit alors un autre mari car, seule, elle ne pouvait nourrir ses enfants.



Seules les pierres ne meurent pas, car elles n'ont pas d'enfants.





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Message par Invité le Mer 6 Fév - 19:55

Comme on vient de rentrer dans l'année du cochon le 5 février, voici une légende sur l'arbitrage du cochon.

L'horoscope chinois est composé de douze animaux, ce sont, dans l'ordre : Souris ou Rat - Buffle ou Bœuf - Tigre - Lièvre, Lapin ou Chat - Dragon ou Lézard - Serpent - Cheval - Chèvre, Bouc ou Mouton - Singe - Coq ou Phénix - Chien - Cochon, Sanglier, Eléphant ou Porc.
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La légende de l'arbitrage du porc établit le rang de chaque animal dans l'horoscope :

Le porc avait réussi à persuader l’Empereur de Jade de le choisir comme juge de la valeur relative des différents animaux. Il commença par faire enrager le tigre et le dragon en les plaçant derrière le rat et le bœuf. Ils firent un tel scandale qu’il fallut les apaiser. Le singe dessina sur le front du tigre le caractère "roi" (王) qu’il porte toujours, pour lui confirmer son titre de souverain des animaux terrestres. Quant au dragon, le coq, qui à l’époque portait des cornes, les lui offrit en guise de couronne et il fut consacré roi des animaux aquatiques.

C’était sans compter sur le culot imbattable du lièvre. Il sortit des rangs pour défier le dragon à la course. Celui-ci accepta ; les deux adversaires allaient de front quand le lièvre se dirigea vers un bois. Les nouvelles cornes du dragon se prirent dans les branchages et il perdit. Il en blâma le coq qui, vexé, exigea la restitution de son cadeau. Le dragon lui répondit qu’il lui rendrait les cornes quand le Soleil se lèverait à l’ouest, et c’est depuis ce jour que le coq supplie tous les matins le Soleil de se lever de ce côté.

Le lièvre devait sa rapidité en partie au chien qui lui avait conseillé de couper sa queue autrefois longue. Après sa victoire sur le dragon, le chien vient le féliciter, espérant des remerciements. Mais le lièvre lui dénia tout crédit dans sa victoire. Furieux, le chien le mordit et fut placé en queue de la série en punition.

Quant au porc, ayant achevé le classement des animaux, il s’inscrivit lui-même en tête et alla porter la liste à l’Empereur de Jade pour approbation. Le dieu ayant eu vent des incidents le dégrada à la dernière place.

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Message par Reïna le Jeu 7 Fév - 11:35


Le lièvre et le Grand Génie de la brousse
l
Un jour le lièvre s'en alla trouver le Grand Génie de la brousse et lui dit :
_ O Grand Génie ! Toi qui veilles sur tous les habitants de la brousse, Toi qui est le Maître des Maîtres, je veux te demander quelque chose.
_ Quelle chose ?
_ Une seule chose : c'est que tu augmentes la puissance de ma cervelle.
_ Et pourquoi faire ?
_ Pour que j'ai plus d'esprit que toutes les autres bêtes de la brousse.
Le Grand Génie réfléchit et dit :
_ Je veux bien, mais il faut, auparavant, que tu me montres ce que tu es capable de faire. Emporte cette gourde et emplis-la de petits oiseaux ; prends cette calebasse et emplis la de lait de biche ; emporte aussi ce bâton et va chercher un serpent aussi long que lui. Quand tu reviendras avec la gourde pleine de petits oiseaux, la calebasse pleine de lait de biche, et le serpent aussi long que le bâton, alors je verrai ce que je puis faire pour toi.

Le lièvre partit, encombré de sa gourde, de sa calebasse et de son bâton. Après avoir trotté quelque temps, il vint s'allonger auprès d'une source à laquelle beaucoup d'animaux venaient boire, le soir, au coucher du soleil. Là, il se tint tranquille, et il se mit à penser, à penser et à penser encore jusqu'au moment où le soleil commença à descendre pour disparaître.
Et voilà que les petits oiseaux de la brousse arrivèrent en grand nombre. Et tous ces oiseaux de sautiller, de boire, de chanter, de jouer, de voler, de se rouler et de voleter encore.
Le lièvre se dit :
_ Aujourd'hui je vais voir de quoi je suis capable !
Et, sortant de son coin, il commença à sauter à droite, à gauche, en avant, en arrière, en criant de toutes ses forces :
_ Non ! Non !... Jamais !... Ce n'est pas possible en vérité !... Comment peut-on croire une chose pareille !... Non, non et non !... Ils ne sont pas assez nombreux pour ça.
Les oiseaux, arrêtés tout droit sur leurs deux pattes, et fort étonnés, l'appelèrent :
_ Lièvre ! Que dis-tu ?... Mais que dis-tu donc ?
_ Oh ! N'en parlons pas !... il s'agit d'une chose tout à fait impossible...
_ Mais quoi donc ?
_ Quelqu'un m'a raconté que vous pourriez entrer dans la gourde que voici et la remplir ! Mais je sais bien que c'est tout à fait impossible : vous n'êtes pas assez nombreux pour ça !
_ Tu plaisantes, lièvre, s'écrièrent les oiseaux. Vraiment, lièvre, tu plaisantes !
Et ils riaient, tout en sautillant autour du lièvre, et en chantant :
_ Nous pouvons la remplir tout entière... Tout entière nous pouvons la remplir !
Le lièvre, sans remuer, dit :
_ Non en vérité, non, vous ne pouvez pas !
_ Ah nous ne pouvons pas, reprirent les oiseaux mécontents de voir leur parole mise en doute. Attends un peu et tu vas voir !
Un premier oiseau entra par le goulot, puis un second et un troisième, et tant et tant qu'à la fin la gourde fut pleine.
Alors, le malin bondit sur la gourde, la ferma solidement avec un bouchon, et la cacha dans un coin.

A ce moment une biche arrivait pour boire à la source. Et notre lièvre de recommencer à sauter à droite, à gauche, en avant, en arrière, en criant de toutes ses forces :
_ Non ! Non !... Jamais !... Ce n'est pas possible en vérité !... Comment peut-on croire une chose pareille !... Non, non et non !... Elle n'a pas assez de lait pour ça.
La biche étonnée , s'arrêta sur ses quatre pattes, le regarda et l'appela :
_ Lièvre, que dis-tu ?... Mais que dis-tu donc ?
_ Oh n'en parlons pas !... Il s'agit d'une chose tout à fait impossible...
_ Mais quoi donc ?
_ Quelqu'un m'a raconté que vous pourriez emplir de votre lait la calebasse que voici. Mais je sais que c'est tout à fait impossible : vous n'avez pas assez de lait pour ça.
_ Tu plaisantes lièvre ; vraiment, tu plaisantes !
Et la biche de rire, tout en sautant autour du lièvre en chantant :
_ Je puis l'emplir tout entière... tout entière je puis l'emplir !
Mais le lièvre secoua ses oreilles et dit :
_ Non, en vérité, vous ne pouvez pas !
_ Ah je ne puis pas, dit la biche fâchée d'être ainsi démentie. Attends un peu et tu vas voir !
elle s'installa au dessus de la calebasse, et le lait coula, coula, coula tant et tant que bientôt la calebasse fut remplie.
_ J'ai perdu mon pari, dit le lièvre. Mon cousin le lion avait raison quand il m'affirmait que vous donnez plus de lait que la vache. Et je m'en vais le lui dire de ce pas.
_ Le lion ? demanda la biche. Et elle tremblait déjà de frayeur.
_ Mais oui, le lion... il est là, tout près... attendez-moi je reviens avec lui.
_ Adieu lièvre dit la biche en bondissant dans la forêt, je verrai le lion une autre fois.
Content de s'être débarrassé si facilement de la biche, le lièvre ferma soigneusement la calebasse pleine de lait et la porta auprès de la gourde pleine de petits oiseaux.

Bientôt un serpent arriva pour se désaltérer à son tour.
Dès qu'il le vit, le lièvre commença à marcher le long du bâton en comptant ses pas et en criant de toutes ses forces :
_ Deux pas... Trois pas... Quatre pas... Non ! Non ! Jamais... Cinq pas... Ce n'est pas possible en vérité !... Six pas... Comment peut-on croire une chose pareille !... Sept pas... Non, non et non ! Il n'est pas assez grand pour ça.
Le serpent s'arrêta, tout surpris, se dressa tout droit sur sa queue, regarda la lièvre et l'appela :
_ Lièvre, que dis-tu ? Mais que dis-tu donc ?
_ Oh n'en parlons pas !... Il s'agit d'une chose tout à fait impossible...
_ Mais quoi donc ?
_ Quelqu'un m'a raconté que vous étiez aussi long que le bâton que voici. Mais je sais bien que vous n'êtes pas aussi grand que ça !
_ Tu plaisantes, lièvre, s'écria le serpent. Vraiment tu plaisantes !
Et il se mit à ricaner, et à ramper dans l'herbe, tout en sifflant :
_ Je suis aussi long que le bâton... Aussi long que le bâton, je suis !
Mais le lièvre secoua ses deux oreilles et dit :
_ Non, en vérité, non, vous ne l'êtes pas !
_ Ah tu crois cela, dit le serpent furieux d'être pris pour un menteur. Et bien je vais me mettre à côté et tu verras que je suis aussi grand que lui. Et le serpent de s'allonger tout contre le bâton.
Notre malin lièvre fit un bond, attacha le serpent au bâton, un lien à la tête, un lien à la queue, et il serra si bien que le serpent ne pouvait plus bouger.

Alors notre lièvre pris la gourde, la calebasse et le bâton et il partit trouver le Grand Génie de la brousse.
_ Grand Génie ! appela-t-il.
_ Me voici, lièvre. Je t'attendais.
_ Regarde, Grand Génie, voilà la gourde pleine de petits oiseaux, la calebasse pleine de lait de biche, et le serpent long comme le bâton.
Le Grand Génie regarda tout cela, regarda la lièvre, lui toucha le front et lui dit :
_ En vérité, si j'augmentais la puissance de ton esprit, je ferais une grande sottise.
_ Et pourquoi ? demanda le lièvre.
_ Tu es assez rusé comme cela ! Si tu l'étais d'avantage, tu deviendrais mon maître.

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Message par Cogitop le Jeu 14 Fév - 13:28

Le piège de l’immortalité

Dans son livre Légendes, contes et chansons populaires du Morbihan, le docteur Alfred Fouquet évoque les légendes du département. Parmi elles, celle des landes de Lanvaux (au nord de Vannes). À l’époque du docteur (le XIXe siècle), elles sont décrites comme un « territoire désolé »  : des longues plaines nues, avec des granits « dressés là par les hommes d’autrefois et ?

Un jeune berger, rencontré « au pied d’un menhir mutilé » , lui raconte alors une histoire.
Celle d’un homme pauvre nommé Misère, habitant des landes de Lanvaux encore prospères.

Un soir, il offre l’hospitalité à saint Pierre et saint Paul, que l’homme le plus riche des environs ne voulait pas accueillir. Pour le remercier de sa bonté, les saints lui accordent de réaliser un vœu.

Curieusement, Misère leur demande que quiconque monte dans son pommier ne puisse plus en redescendre.

Quelques années plus tard, Misère tombe très malade. La Mort vient toquer à sa porte. Sympa, elle lui demande si il a une dernière volonté. « Oui, manger une pomme de mon arbre, lui répond Misère. Mais je suis trop vieux pour y monter. Vous pourriez aller me la chercher ? »

La Mort accepte… et se retrouve donc, conformément au vœu, coincée dans le pommier. Misère accepte de la faire redescendre à une seule condition : rien de moins que son immortalité.

La Grande faucheuse accepte, à contrecœur. Et elle s’élance du pommier « la faux à la main, et dans sa rage, frappe les hommes, les maisons, les arbres, les pierres. Et Misère resta seul sur cette terre désolée… 

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Message par Invité le Jeu 14 Fév - 15:08

Pas mal!

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Message par Reïna le Jeu 14 Fév - 16:52

Le métier de pêcheur n'est pas toujours facile et, sans un peu de chance, il arrive que ces travailleurs de la mer ne soient guère payés de leur peine. Ainsi, un brave père de famille de la côte Adriatique, proche de la pointe de Samana, avait-il bien du mal à nourrir ses cinq enfants. Jamais la pêche n'était vraiment abondante, et il arriva même un moment où il resta dix jours sans prendre le moindre poisson.
"Tout cela est très injuste, disaient les gens de son village, car il est le plus travailleur et il connaît son métier mieux que personne."
On le plaignait beaucoup, mais, comme tout le monde était pauvre, personne ne se trouvait en mesure de lui venir en aide. Ses enfants avaient faim, et sa femme qui n'était pas très solide ne pouvait que laver un peu de linge pour gagner de quoi acheter du pain.
Le brave homme eût bien fait un autre métier, mais il ne trouvait pas d'embauche. Et puis, parce qu'il aimait la mer, il espérait toujours qu'elle finirait par se montrer généreuse avec lui.
Un jour que le Roi passait par là, il entendit les enfants qui criaient famine. Il se renseigna, on lui dit combien ce pêcheur fort méritant jouait de malchance, et ce roi riche et bon décida de l'aider.
"Je veux faire quelque chose pour toi, lui dit-il, mais je tiens absolument à ce que tu restes pêcheur. Tu vas continuer ton métier et, chaque fois que tu apporteras quelque chose dans ton filet, tu viendras l'apporter sur le plateau de ma balance. Dans l'autre plateau, je mettrai le même poids en sequins d'or, et cet or sera pour toi."
De nouveau plein de courage et d'espérance, le pêcheur reprit la mer. Trois jours passèrent, trois jours et trois nuits sans une minute de repos. Trois jours et trois nuits à ramer, à lancer son filet, à le ramener sans qu'il vît l'ombre d'un poisson.
"Je suis maudit ! se lamentait-il. Nous mourrons tous de faim."
Le pêcheur épuisé rentra au port, mais avant d'amarrer sa barque, il lança son filet une dernière fois. Lorsqu'il le retira, il n'y trouva qu'une feuille de chêne déjà bien abîmée par l'eau salée. Il allait la jeter lorsqu'un camarade lui dit :
"Que risques-tu à la porter au Roi ? il n'a pas parlé de poisson, il t'a dit de lui porter tout ce que te ramènera ton filet.
- Il va croire que je me moque de lui, et peut-être même me fera-t-il jeter en prison ?
- Non, il ne le fera pas. C'est un bon roi. Et je suis tout disposé à témoigner que tu as bien pêché cette feuille."
Le pêcheur était tellement désespéré qu'il mit la feuille dans sa poche et prit le chemin du palais royal.
Lorsque le roi le vit arriver avec sa prise, il se mit à rire.
"Mon pauvre ami, fit-il, cette feuille est si légère qu'elle ne fera même pas bouger d'un cheveu le fléau de ma balance. Mais enfin, puisque tu es venu jusque-là, tentons tout de même l'expérience."
Le pêcheur posa sa feuille sur le plateau qui tomba comme si on l'eût chargé de plomb. Et le trésorier du roi commença de poser des sequins sur l'autre plateau. A haute voix, un secrétaire comptait.
"Un sequin, deux sequins, trois sequins..."
La balance ne bougeait toujours pas. Et il fallut soixante sequins pour faire monter enfin le plateau où se trouvait la feuille.
Le pêcheur s'en alla avec les pièces et le roi, qui n'en revenait pas, garda la feuille. Tous les savants du royaume furent invités au palais où ils demeurèrent longtemps à examiner cette feuille de chêne si étrange. Ils se livrèrent à toutes les analyses que la science pouvait permettre et, en fin de compte, ils furent bien obligés de reconnaître que cette feuille n'avait d'autre particularité que son poids.
Bien entendu, le pêcheur que l'on soupçonnait de magie fut interrogé, mais les enquêteurs, qui étaient des juges honnêtes, déclarèrent qu'il était beaucoup trop naïf pour être magicien.
Lui-même ne savait rien. Il ne pouvait rien savoir, car il n'avait pas assez de mémoire pour se souvenir des moindres détails de sa vie d'enfant.
C'était pourtant dans sa plus tendre enfance que dormait le secret de cette feuille. Car le pêcheur n'avait guère que trois ou quatre ans lorsqu'un laboureur, voisin de son père, avait déraciné et jeté sur le chemin un jeune chêne né en bordure de son champ. L'enfant l'avait ramassé ce tout petit arbre et l'avait planté en un endroit où personne ne cultivait le sol. Reconnaissant, le chêne, qui avait grandi en toute liberté, avait saisi cette occasion de remercier celui à qui il devait la vie.
Et sans doute parce qu'il détenait le pouvoir de conjurer le mauvais sort, il s'arrangea pour que le pêcheur ne retire plus jamais de l'eau un filet vide.



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