La Bible, un conte pour les crédules ?

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Message par eole le Ven 1 Mar - 8:38

Rappel du premier message :

.
Hans Conzelmann, professeur d’étude du Nouveau Testament à Töttingen (RFA), admet que la communauté chrétienne ne continue à exister de nos jours que parce que les conclusions d’une étude critique de la Bible lui sont en grande partie cachée.

Joachim Kahl, licencié en théologie de la Philips University de Marbourg, ecrit que « l’ignorance de la plupart des Chrétiens est due en grande partie au peu d’informations que laissent passer les théologiens et historiens éclésiastiques, qui dissimulent de deux manières la réalité scandaleuse à laquelle ils font allusion dans leurs ouvrages : soit ils la déforment pour en faire diamétralement l’opposé, soit ils la cachent purement et simplement.

Le Dr. Johannes Lehmann, co-traducteur d’une édition moderne de la Bible fait remarquer :
« les évangélistes sont des interprètes et non des biographes ; ils n’ont pas éclairé ce qui a été caché dans l’ombre au fil des générations, mais ont obscurci ce qui était encore clair.
Ils n’ont pas écrit l’Histoire, ils ont fait de l’histoire.
Ils n’ont pas voulu être des témoins, ils ont seulement voulu justifier. »

Les « textes originaux » auxquels se réfèrent si souvent les théologiens qui coupent les cheveux en huit dans le sens de la longueur, n’existent pas.
Tout ce qui existe sont des transcriptions qui ont été faites entre les IVè et Xè siècles.
Et il s’agit de transcriptions de transcriptions (il y en a près de 1500) dont pas une ne s’accorde avec une autre.
On a compté plus de 80 000 versions. Il n’existe pas une seule page de « texte original » sans contradiction.
Le plus important de ces textes, le Codex Sinaiticus, contient 16 000 corrections, que l’on peut faire remonter à sept correcteurs.
Ces correcteurs ont apporté des « corrections » parce que chacun d’eux a compris les versets différemment, et ils les ont transformé selon ce qu’ils percevaient comme les nécessités de leur temps.

Le Dr. Robert Kehl de Zürich écrit : « un même passage a été fréquemment corrigé dans un sens par un correcteur, pour être immédiatement recorrigé par un autre correcteur, uniquement pour le faire coïncider avec les vues dogmatiques de l’école de chacun.
En tout cas, il en est résulté des textes complètement chaotiques et une irrémédiable confusion….

…Le Père JeanSchorer, qui a été pendant de nombreuses années conseiller spirituel à la Cathédrale Saint-Pierre à Genève, a conclu que la théorie de l’inspiration divine de la Bible est tellement en contradiction avec la base la plus élémentaire des connaissances découlant de la race humaine, et est si évidemment réfutée par la Bible elle-même, que seuls les ignorants pourraient la défendre, et seuls des gens sans culture aucune pourraient y croire.

Le Dr. Robert kehl écrit dans « Die Religion des modernen Menschen » :

La plupart de ceux qui croient en la Bible adoptent un credo naïf selon lequel la Bible aurait toujours existé dans sa forme actuelle.
Ils croient que la Bible a toujours contenu tous les chapitres qui se trouvent dans leur exemplaire personnel. Ils ne savent pas (et la plupart d’entre eux ne veulent pas savoir) que pendant environ 200 ans, les premiers Chrétiens n’ont disposé d’aucune « Ecriture » en dehors de l’Ancien Testament, et que même le canon de l’Ancien Testament n’avait pas été définitivement établi au temps des premiers Chrétiens ; les versions écrites du Nouveau testament n’ont vu le jour que très progressivement.
Pendant longtemps personne n’a même rêvé de considérer ces écrits comme des Ecritures Saintes, et à mesure que le temps passait, l’habitude a été prise de lire ces écrits aux congrégations mais, même alors, personne ne se serait aventuré à les considérer comme des Ecritures Saintes au même titre que l’Ancien Testament.

De telles idées ont vu le jour quand les diverses factions de Chrétiens sont entrées en conflits les unes contre les autres, et que celles-ci ont éprouvé le besoin de s’appuyer sur quelque chose qui ne pouvait être contredit.
Et c’est seulement pour cela que les gens ont commencé à regarder ces écrits comme Saintes Ecritures aux environs de l’an 200 de l’ère chrétienne.

Nous étudierons plus loin comment la Bible a été créée, mais pour le moment, nous nous contenterons de dire que l’examen de ce processus ne nous dit rien de ‘l’Esprit Saint ».
C’est la plate réalité.
Et un tas de gens qui se consacrent aux affaires religieuses le savent bien….

…Il est littéralement ahurissant pour tout être humain logique et intelligent que le conte à dormir debout de la Bible (qui passe pour être la parole de Dieu) ait eu la vie aussi longue.
On ne peut comparer ceci à rien de ce qui s’est produit au cours de ces 7000 dernières années, autant que nous  sachions.
Qualifier tout cela de « tas de mensonges » peut paraître sévère, mais il est de plus en plus évident que nous sommes intentionnellement induit en erreur.
Et dans ce cas, par qui ?


scratch

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Message par Mimy le Lun 11 Mar - 21:19

Avec vos deux liens, si on ne sait toujours pas ce qu'est la bible..bah...

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Message par Hridaye le Mar 12 Mar - 2:19

Oui mais voilà le truc c'est qu'il faut aller sur les liens cliquer et lire. Sinon ce serait pas drôle Razz

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Message par Sod le Mar 12 Mar - 8:04

Je peux être d'accord avec le titre du topic : il y a effectivement beaucoup de contes pour les crédules, mais dans l'esprit de pas mal de gens, alors que dans les livres il y a seulement de l'encre et du papier, tout le reste c'est dans la tête ou plus précisément dans la conscience.
Le même couteau (ou le même livre) peut servir a tuer quelqu'un ou a sauver la vie de quelqu'un. Car tout dépend de ce qui anime la main qui s'en sert.  Mais quel est le niveau de compréhension de celui qui accuse le couteau (ou bien le livre) avec lequel il vient de se blesser ?

"45 Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le Père; celui qui vous accuse, c'est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. 46 Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu'il a écrit de moi. 47 Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ?"

Evangile selon Jean - Chapitre 5

Pour expliquer un peu ce passage, a l'époque de Jésus, Moïse était tenu pour l'auteur de la torah. Donc quand il dit "Moïse" c'est un peu comme s'il disait "la torah". Par contre, la dernière phrase que dit Jésus dans ce verset, c'est le truc souvent inaudible pour les "christiques" de notre époque : souvent, ils ne veulent rien savoir de l'Ancien Testament. S'ils m'avaient dit "je ne veux rien savoir de ce livre" je les aurait crut. Sauf qu'ils ne disent pas ça, ils disent "le livre ceci, le livre cela".
C'est vrai que les Elohims de la torah ne sont pas toujours bien commode.
C'est le moins qu'on puisse dire.
Par exemple Ezechiel vit une descente aux enfers complètement cauchemardesque avant que dieu lui dise : "Et toi, fils de l'Homme..."
Mais pour moi ce genre d'histoire est tout sauf un conte pour les crédules.
Ce sont les choses les plus sérieuses qui soient, donc ce ne sont pas des choses pour les enfants, c'est tout.
Du coup les gens se débrouillent comme ils peuvent pour se débarrasser d'un texte qui les dérangent. Et ils s'en débarrassent pour la simple raison qu'il n'ont rien a faire avec ça, comme moi avec le yoga : j'ai fait 5 séances, et puis j'ai laissé tombé.
Chacun son truc.

Mais quel est le niveau de compréhension de celui qui accuse le couteau (ou bien le livre) avec lequel il vient de se blesser ?

En voilà un beau conte pour les crédules : les livres sont responsables.


Dernière édition par Sod le Mar 12 Mar - 8:18, édité 1 fois (Raison : ortograf)
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Message par ness le Mar 12 Mar - 9:55

ça me rappelle un époque ou il fallait bruler les livres..ou encore lorsqu'ils étaient cachés dans des bibliothèques obscures en raison de la mauvaise interprétation que les hommes pouvaient en faire.
heureusement, nous n'en sommes plus la.
quoi que?
il y aurait peut être, caché au fond du VATICAN, un exemplaire unique de la bible auquel personne n'a accès..terriblement protégé .
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Message par Invité le Mer 27 Mar - 16:35


Voici une vidéo traitant de la partie "Ancien Testament" de la Bible.
Encore une fois je trouve le travail de ce cinéaste intéressant car il étudie sérieusement ses sujets et cite bon nombre de sources que tout un chacun peut vérifier.
Un gros gros travail de vulgarisation sérieuse.
Pour celle-ci, il montre qu'une grande partie de l'histoire des Hébreux, telle que relatée dans les premiers livres de la Bible, est pure invention.
Il montre les diverses influences probables ayant mené à l'écriture de ce récit entre les VIIe et Ve siècle avant notre ère.
C'est un exemple de ses nombreuses vidéos qui bouscule pas mal ma foi.
Pourtant, plutôt que de rester bien au chaud dans mon cocon de croyances, je les confronte à ce genre de remises en question profondes.

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Message par Sod le Sam 30 Mar - 5:03

Salut Aspirant,

Si tu pouvait en dire un petit peu plus sur ce que cette vidéo est venu bousculer dans ta foi ça pourrait être intéressant.

Moi qui d'habitude ne regarde jamais les vidéos j'ai regardé celle ci, elle n'a rien bousculer, c'est un point de vue historien, c'est a dire respectueux de ce qu'il étudie, ou plus précisément c'est de la vulgarisation pour grand public et j'étais déjà globalement au courant de ce qu'il raconte. Car pour moi la science historienne a, ou peut avoir son rôle a jouer dans l'usage qu'on fait de ces textes : elle réfute les erreurs de lectures que font certains, et on avance toujours en comprenant nos erreurs du passé.
Par exemple de nos jours, sauf pour quelques créationnistes, tout le monde sera d'accord pour dire que c'est mieux d'arrêter de croire que le monde aurait 5.000 ans, ça oui c'était un conte pour l'enfance de l'humanité, car il y a des points ou je rejoint Eole, mais je pense que le clergé qui prônait cette lecture en était convaincu lui même de cet age du monde et de la platitude de la Terre. C'est là ou je ne rejoint pas Eole : Il m'étonnerait beaucoup que le clergé ait cherché a duper qui que ce soit intentionnellement.
Autre chose dont le clergé devait aussi être convaincu, et malheureusement je crois qu'il en est toujours convaincu, (du moins le clergé catholique) c'est qu'il est seul a être compétant pour donner l'interprétation des Ecritures, et c'est surtout ça que la science réfute. Contrairement a ce que disait le clergé qui se croit seul compétant, la Terre n'est pas plate, le monde n'a pas 5.000 ans, et dans l'état actuel de nos connaissance l'Exode non plus n'a rien d'historique. Voilà un autre conte pour les crédules qui ne dupe plus personne, du moins je l'espère : non le clergé n'est pas seul compétant, et loin s'en faut. Very Happy
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Message par Cornalin le Sam 30 Mar - 5:34

Il y aurait probablement beaucoup à découvrir sur la mesure du temps en elle-même mais aussi sur la croyance que la physique telle que nous la connaissons et l’observons actuellement aujourd’hui, a toujours été le même étalon par le passé en projetant cette même vision d’aujourd’hui vers le passé.

Il me semble Sod que tu avais déjà abordé quelque chose du genre sur SP mais je ne me souviens plus du terme que tu avais utilisé.

Tout ça pour dire que quand on ignore quelque chose vaut mieux être prudent Smile
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Message par Sod le Sam 30 Mar - 8:02

@Cornalin a écrit:Il me semble Sod que tu avais déjà abordé quelque chose du genre sur SP mais je ne me souviens plus du terme que tu avais utilisé.

Je ne suis pas sur d'avoir compris ce dont tu parle, mais si tu voulais bien parlé d'anachronisme, (ce qui est l'horreur hérétique pour l'historien) oui là ça devient très compliqué ... Je ne sais pas trop comment les Anciens comprenaient par exemple ces sphères célestes. Si ça se trouve ils avait déjà bon, et seulement certains naïf, ou certains limités dans leurs capacités de compréhension, croyaient que ces sphères était des choses spacio-temporelles, équivalentes des orbites planétaire d'aujourd'hui.
C'était de ce genre de choses dont tu voulais parler ?
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Message par Cornalin le Sam 30 Mar - 8:21

Ah oui, c’est ce terme que tu avais utilisé...

Ici, par contre, je faisais une analogie pour le sens on va dire car le terme d'anachronisme ne prend pas en compte ce que je disais concernant la physique moderne par rapport à d’autres étalons.
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Message par Invité le Sam 30 Mar - 10:34

@Sod a écrit:Salut Aspirant,

Si tu pouvait en dire un petit peu plus sur ce que cette vidéo est venu bousculer dans ta foi ça pourrait être intéressant.

Moi qui d'habitude ne regarde jamais les vidéos j'ai regardé celle ci, elle n'a rien bousculer, c'est un point de vue historien, c'est a dire respectueux de ce qu'il étudie, ou plus précisément c'est de la vulgarisation pour grand public et j'étais déjà globalement au courant de ce qu'il raconte. Car pour moi la science historienne a, ou peut avoir son rôle a jouer dans l'usage qu'on fait de ces textes : elle réfute les erreurs de lectures que font certains, et on avance toujours en comprenant nos erreurs du passé.
Par exemple de nos jours, sauf pour quelques créationnistes, tout le monde sera d'accord pour dire que c'est mieux d'arrêter de croire que le monde aurait 5.000 ans, ça oui c'était un conte pour l'enfance de l'humanité, car il y a des points ou je rejoint Eole, mais je pense que le clergé qui prônait cette lecture en était convaincu lui même de cet age du monde et de la platitude de la Terre. C'est là ou je ne rejoint pas Eole : Il m'étonnerait beaucoup que le clergé ait cherché a duper qui que ce soit intentionnellement.
Autre chose dont le clergé devait aussi être convaincu, et malheureusement je crois qu'il en est toujours convaincu, (du moins le clergé catholique) c'est qu'il est seul a être compétant pour donner l'interprétation des Ecritures, et c'est surtout ça que la science réfute. Contrairement a ce que disait le clergé qui se croit seul compétant, la Terre n'est pas plate, le monde n'a pas 5.000 ans, et dans l'état actuel de nos connaissance l'Exode non plus n'a rien d'historique. Voilà un autre conte pour les crédules qui ne dupe plus personne, du moins je l'espère : non le clergé n'est pas seul compétant, et loin s'en faut. Very Happy

Je crois qu'il me reste encore de grands pans de naïveté...

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Message par domi-Krist-All le Sam 30 Mar - 12:44

Bonjour  La Bible, un conte pour les crédules ? - Page 3 312990806

Au début de la vidéo, il dit ceci « Moïse, Fils en égyptien » Je rajouterai ceci « Fils D’Aton » ou fils de Dieu.  « Nul autre ne te connaît Père, excepté ce tien fils » (Akhenaton)

Domi  La Bible, un conte pour les crédules ? - Page 3 2112798134
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Message par Sod le Dim 31 Mar - 9:44

@Eole a écrit:La Bible, un conte pour les crédules ?

Je vais essayer de rester dans le sujet mais je ne vous promet rien.
Comme nos défauts sont très souvent des qualités mal employées, il peut y avoir beaucoup de crédulité chez ceux qui ont une tendance a la foi, qui ont une tendance naturelle a faire confiance aux gens, et je suis bien placé pour le savoir. Beaucoup de gens se sont amusés a me faire gober n'importe quoi tout au long de ma vie, et cette fois intentionnellement, ce qui me renseignait sur eux une fois que je m'en rendais compte, car ce genre d'intention sont des choses qui arrivent aussi, les terriens appellent ça "plaisanter".

Etant donné que le message d'origine de notre ami Eole n'est pas complètement faux, et loin de là, j'essaye de trouver des contes pour crédules.

Un des contes pour crédules ce serait par exemple de croire que dans la torah, le mot traduit par "Moïse" désigne un égo + un corps physique, désigne quelqu'un d'un peu comme nous, avec des différences, mais quelqu'un qui aurait vécu quelque part il y a longtemps. Un peu comme nous on croit vivre ici et maintenant, tout ça étant bien sur est une projection sur le texte, ou bien un voile devant les yeux de ceux qui s'identifient eux aussi à leur égo + corps physique.

Car comme tout le reste du monde extérieur, ce texte de la torah est parfois un miroir.

«Tout ce qui ne vient pas à la conscience... Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même... Ce que nous évitons de reconnaître en nous-mêmes, nous le rencontrons plus tard sous la forme du destin.»

Jung

"Sous la forme du destin" c'est a dire dans le monde extérieur, comme par exemple dans un texte, et résultat, pour ceux qui sont aveuglés par ce voile, tout le texte ne parle plus que d'une histoire qui se serait passé quelque part dans l'espace temps il y a longtemps.

Mais moi je ne suis pas historien, je m'en tape complet de ce qui s'est passé il y a longtemps quelque part. Je ne suis pas juif non plus, donc je n'ai pas besoin d'un roman national identitaire comme disent les psychologues.

Alors du coup j'ai vu écrit dans la torah que le mot hébreux traduit par "Moïse" est constitué de trois lettres :

MEM SHIN HE

Retournez ces trois lettres et ça veut dire "le NOM" : HE SHIN MEM
Et le judaïsme ne rigole pas avec "le Nom".
Chez eux, le Nom c'est LA Chose sainte : "Que ton Nom soit sanctifié" demande jésus a son Père.

Seulement voilà , le Nom retourné a l'envers n'entrera pas en terre promise, c'est a dire que Moïse n'entrera pas en Terre promise, en plus ça rime donc c'est la vérité.  Very Happy

Moïse, (c'est a dire le nom a l'envers), s'occupe simplement de la sortie d'Egypte, de la construction du sanctuaire ou la Gloire de dieu va apparaitre, de messier ceux qui serviront le dieu dans les mondes de l'éternité (OLAM) et d'écrire des machins pour prévenir ceux qui en auraient besoin : "Dans le septième YOM, tu ne fera plus aucun ouvrage" (Exode 20 - 10)

Mais pour ce qui est d'entrer dans la Terre que le dieu a juré de donner, pour le nom a l'envers c'est pas possible. Je crois qu'il faudra d'abord le remettre a l'endroit, et pas n'importe lequel : au bon endroit, ça va de Soi... (en majuscule ?)

Par contre si le dieu a dit qu'il va donner "une Terre", ça c'est certain : il va donner.
Du moins pour les naïfs comme moi qui croient ce texte.
Car en grand naïf que je suis moi aussi Aspirant, c'est ce que j'ai crut il y a 20 ans de ça quand je m'étais plongé dans ce texte.
Alors j'ai répondu a dieu : "Ok, donne, pour voir ... ?" Wink

(Ensuite il m'a montré des trucs mais ça c'est très très secret clown )

Donc oui d'un sens ce n'est pas faux : c'est un conte pour crédule, on ne va pas pinailler sur le vocabulaire. Mais disons que ceux qui ne croient pas le texte y voient des choses que je connait pas, chacun son fardeau, j'ai le mien aussi : Comme j'ai une tendance naturelle a faire confiance, le prix a payer c'est que je suis par foi crédule.
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Message par Mimy le Dim 31 Mar - 11:32

Moi j'aime bien les livres de sagesse de la bible..Les psaumes sont très riches en symboles, et Le Cantique des Cantiques est mon number one.

Puis j'ai souligné tous les mots comme joie et confiance.

Joie, si ma mémoire est bonne est de 888 fois et confiance, 2080 fois. Selons la traduction. Je parle de la traduction de st. Jérôme.



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Message par mikael le Dim 31 Mar - 17:52

salut..comme "dieu" connaissait l'être humain il a demandé a "FILS DE ....(Moise..et le seul que je connaisse pour être le fils d'Aton est AKENATON )... donc il est parti avec (qui au fait ???) des "fidèles " pour créer une "nouvelle Religion" (pas si nouvelle en fait !!! ) du Dieu UNIQUE mais dans un "pays" différent..
Ce garçon n'était déja pas tout jeune , plus les 45 ans dans le désert , et il laisse la suite a ses "ouailles" ....pourquoi 45 ans ?? ..;en fait le temps normal pour que les "anciens" qui avaient encore le souvenir des croyances Égyptiennes,MEURENT ....sans compté que ce Moise ,n'est pas parti les mains vides ...et qu'il a protégé les derniers mystères de l'ANCIENNE Egypte...
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Message par Totem le Dim 31 Mar - 21:51

Déconstruction d’une histoire mythique. Comment fut inventé le peuple juif, d'après Shlomo Sand historien juif israélien.
https://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/SAND/16205
Spoiler:


Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle. Contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars.
par Shlomo Sand

Tout Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah (1) dans le Sinaï, et qu’il en est le descendant direct et exclusif. Chacun se persuade que ce peuple, sorti d’Egypte, s’est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le glorieux royaume de David et de Salomon, partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israël. De même, nul n’ignore qu’il a connu l’exil à deux reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant J.-C., puis à la suite de celle du second temple, en l’an 70 après J.C.

S’ensuivit pour lui une errance de près de deux mille ans : ses tribulations le menèrent au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne, en Pologne et jusqu’au fin fond de la Russie, mais il parvint toujours à préserver les liens du sang entre ses communautés éloignées. Ainsi, son unicité ne fut pas altérée. A la fin du XIXe siècle, les conditions mûrirent pour son retour dans l’antique patrie. Sans le génocide nazi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé Eretz Israël (« la terre d’Israël ») puisqu’ils en rêvaient depuis vingt siècles.

Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre ; et criminelle l’opposition violente de la population locale.

D’où vient cette interprétation de l’histoire juive ? Elle est l’œuvre, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de talentueux reconstructeurs du passé, dont l’imagination fertile a inventé, sur la base de morceaux de mémoire religieuse, juive et chrétienne, un enchaînement généalogique continu pour le peuple juif. L’abondante historiographie du judaïsme comporte, certes, une pluralité d’approches. Mais les polémiques en son sein n’ont jamais remis en cause les conceptions essentialistes élaborées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.

Lorsque apparaissaient des découvertes susceptibles de contredire l’image du passé linéaire, elles ne bénéficiaient quasiment d’aucun écho. L’impératif national, telle une mâchoire solidement refermée, bloquait toute espèce de contradiction et de déviation par rapport au récit dominant. Les instances spécifiques de production de la connaissance sur le passé juif — les départements exclusivement consacrés à l’« histoire du peuple juif », séparés des départements d’histoire (appelée en Israël « histoire générale ») — ont largement contribué à cette curieuse hémiplégie. Même le débat, de caractère juridique, sur « qui est juif ? » n’a pas préoccupé ces historiens : pour eux, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.

Ces chercheurs « autorisés » du passé ne participèrent pas non plus à la controverse des « nouveaux historiens », engagée à la fin des années 1980. La plupart des acteurs de ce débat public, en nombre limité, venaient d’autres disciplines ou bien d’horizons extra-universitaires : sociologues, orientalistes, linguistes, géographes, spécialistes en science politique, chercheurs en littérature, archéologues formulèrent des réflexions nouvelles sur le passé juif et sioniste. On comptait également dans leurs rangs des diplômés venus de l’étranger. Des « départements d’histoire juive » ne parvinrent, en revanche, que des échos craintifs et conservateurs, enrobés d’une rhétorique apologétique à base d’idées reçues.
Le judaïsme, religion prosélyte

Bref, en soixante ans, l’histoire nationale a très peu mûri, et elle n’évoluera vraisemblablement pas à brève échéance. Pourtant, les faits mis au jour par les recherches posent à tout historien honnête des questions surprenantes au premier abord, mais néanmoins fondamentales.

La Bible peut-elle être considérée comme un livre d’histoire ? Les premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold Zunz, dans la première moitié du XIXe siècle, ne la percevaient pas ainsi : à leurs yeux, l’Ancien Testament se présentait comme un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives après la destruction du premier temple. Il a fallu attendre la seconde moitié du même siècle pour trouver des historiens, en premier lieu Heinrich Graetz, porteurs d’une vision « nationale » de la Bible : ils ont transformé le départ d’Abraham pour Canaan, la sortie d’Egypte ou encore le royaume unifié de David et Salomon en récits d’un passé authentiquement national. Les historiens sionistes n’ont cessé, depuis, de réitérer ces « vérités bibliques », devenues nourriture quotidienne de l’éducation nationale.

Mais voilà qu’au cours des années 1980 la terre tremble, ébranlant ces mythes fondateurs. Les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère. De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Egypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci... était aux mains des Egyptiens. On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger.

Il n’existe pas non plus de signe ou de souvenir du somptueux royaume de David et de Salomon. Les découvertes de la décennie écoulée montrent l’existence, à l’époque, de deux petits royaumes : Israël, le plus puissant, et Juda, la future Judée. Les habitants de cette dernière ne subirent pas non plus d’exil au VIe siècle avant notre ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent s’installer à Babylone. De cette rencontre décisive avec les cultes perses naîtra le monothéisme juif.

L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l’histoire des Juifs, d’où la diaspora tire son origine, n’a pas donné lieu au moindre ouvrage de recherche. Et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée. A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple.

Une partie d’entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle, tandis que la grande majorité se rallia à l’islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle. La plupart des penseurs sionistes n’en ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l’Etat d’Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l’Etat, l’ont-ils écrit jusqu’en 1929, année de la grande révolte palestinienne. Tous deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de Palestine sont les descendants des habitants de l’antique Judée (2).

A défaut d’un exil depuis la Palestine romanisée, d’où viennent les nombreux Juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée dès l’Antiquité ? Derrière le rideau de l’historiographie nationale se cache une étonnante réalité historique. De la révolte des Maccabées, au IIe siècle avant notre ère, à la révolte de Bar-Kokhba, au IIe siècle après J.-C, le judaïsme fut la première religion prosélyte. Les Asmonéens avaient déjà converti de force les Iduméens du sud de la Judée et les Ituréens de Galilée, annexés au « peuple d’Israël ». Partant de ce royaume judéo-hellénique, le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.

Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs. D’Horace à Sénèque, de Juvénal à Tacite, bien des écrivains latins en expriment la crainte. La Mishna et le Talmud (3) autorisent cette pratique de la conversion — même si, face à la pression montante du christianisme, les sages de la tradition talmudique exprimeront des réserves à son sujet.

La victoire de la religion de Jésus, au début du IVe siècle, ne met pas fin à l’expansion du judaïsme, mais elle repousse le prosélytisme juif aux marges du monde culturel chrétien. Au Ve siècle apparaît ainsi, à l’emplacement de l’actuel Yémen, un royaume juif vigoureux du nom de Himyar, dont les descendants conserveront leur foi après la victoire de l’islam et jusqu’aux temps modernes. De même, les chroniqueurs arabes nous apprennent l’existence, au VIIe siècle, de tribus berbères judaïsées : face à la poussée arabe, qui atteint l’Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina, qui tenta de l’enrayer. Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière entre juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe.

La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne : elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle. L’expansion du judaïsme, du Caucase à l’Ukraine actuelle, engendre de multiples communautés, que les invasions mongoles du XIIIe siècle refoulent en nombre vers l’est de l’Europe. Là, avec les Juifs venus des régions slaves du Sud et des actuels territoires allemands, elles poseront les bases de la grande culture yiddish (4).

Ces récits des origines plurielles des Juifs figurent, de façon plus ou moins hésitante, dans l’historiographie sioniste jusque vers les années 1960 ; ils sont ensuite progressivement marginalisés avant de disparaître de la mémoire publique en Israël. Les conquérants de la cité de David, en 1967, se devaient d’être les descendants directs de son royaume mythique et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars. Les Juifs font alors figure d’« ethnos » spécifique qui, après deux mille ans d’exil et d’errance, a fini par revenir à Jérusalem, sa capitale.

Les tenants de ce récit linéaire et indivisible ne mobilisent pas uniquement l’enseignement de l’histoire : ils convoquent également la biologie. Depuis les années 1970, en Israël, une succession de recherches « scientifiques » s’efforce de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier. La « recherche sur les origines des populations » représente désormais un champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire, tandis que le chromosome Y mâle s’est offert une place d’honneur aux côtés d’une Clio juive (5) dans une quête effrénée de l’unicité d’origine du « peuple élu ».

Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse ! Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés.

Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ».

Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée. La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un « ethnos » porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles.

Le développement de toute historiographie comme, plus généralement, le processus de la modernité passent un temps, on le sait, par l’invention de la nation. Celle-ci occupa des millions d’êtres humains au XIXe siècle et durant une partie du XXe. La fin de ce dernier a vu ces rêves commencer à se briser. Des chercheurs, en nombre croissant, analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits nationaux, et notamment les mythes de l’origine commune chers aux chroniques du passé. Les cauchemars identitaires d’hier feront place, demain, à d’autres rêves d’identité. A l’instar de toute personnalité faite d’identités fluides et variées, l’histoire est, elle aussi, une identité en mouvement.

Shlomo Sand
Historien, professeur à l’université de Tel-Aviv, auteur de Comment le peuple juif fut inventé, à paraître chez Fayard en septembre.

(1) Texte fondateur du judaïsme, la Torah — la racine hébraïque yara signifie enseigner — se compose des cinq premiers livres de la Bible, ou Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome.

(2) Cf. David Ben Gourion et Yitzhak Ben Zvi, « Eretz Israël » dans le passé et dans le présent (1918, en yiddish), Jérusalem, 1980 (en hébreu) et Ben Zvi, Notre population dans le pays (en hébreu), Varsovie, Comité exécutif de l’Union de la jeunesse et Fonds national juif, 1929.

(3) La Mishna, considérée comme le premier ouvrage de littérature rabbinique, a été achevée au IIe siècle de notre ère. Le Talmud synthétise l’ensemble des débats rabbiniques concernant la loi, les coutumes et l’histoire des Juifs. Il y a deux Talmud : celui de Palestine, écrit entre le IIIe et le Ve siècle, et celui de Babylone, achevé à la fin du Ve siècle.

(4) Parlé par les Juifs d’Europe orientale, le yiddish est une langue slavo-allemande comprenant des mots issus de l’hébreu.

(5) Dans la mythologie grecque, Clio était la muse de l’Histoire.
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Message par Professeur X le Dim 31 Mar - 23:28

Hum , même un Français chrétien n'a qu'un avis subjectif sur le lointain passé de son pays et de son peuple , l'avis de Mr Shlomo fusse t'il Juif n'en est pas moins subjectif , il ne saurait non plus parler en expert au nom de tout un peuple , la Bible encore une fois n'est pas un livre d'histoire c'est même étonnant que ce monsieur ne s'en soit pas rendu compte dans son pamphlet qui relève surtout de la politique , et elle ne se résume pas aux origines du peuple Juif elle comporte aussi un nouveau testament dont ce n'est pas le sujet , la bible est universelle , love .
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Message par skambah le Lun 1 Avr - 16:41

Le peuple juif ne fut pas inventé mais simplement il renversa le véritable Israélisme (la ginécocratie antique par le sacerdoce masculin le judaisme).

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Message par Sod le Mar 2 Avr - 7:35

@Professeur X a écrit:Hum , la bible est universelle , love .

Je ne crois pas qu'elle le soit encore mais ça en prend le chemin tout doucement.
Car une chose est sure (dans l'état actuel de nos connaissance) : dans l'antiquité il y avait des dieux et des cultes nationaux, chaque peuple avait les siens. Donc au début, c'est a dire avant que la torah ne soit traduite en grec au 3ème siècle avant notre ère, le dieu YHWH était le dieu national des hébreux, un dieu parmi des milliers d'autres, un culte parmi des milliers d'autres. Puis 2.000 ans plus tard, ces textes + Nouveau testament se trouvent dans toutes sortes de peuples un peu partout sur Terre.

Le semis est fait sur Terre.
Un petit peu d'arrosage et ça va peut être levé.

"Israël" en hébreu ça veut dire "celui qui lutte avec dieu", ou contre dieu, cela revient au même, et comme les terriens sont tous des petits diablotins, ça c'est universellement humain.

Par contre, littéralement, dans son sens étymologique, un "hébreu" c'est quelqu'un qui vient de l'autre coté, c'est celui qui traverse.

Le dieu de ceux qui viennent de l'autre coté n'est pas encore universel.
Par contre le dieu des lutteurs est a la mode.
Patience et chaque chose en son temps.
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Message par Sod le Sam 6 Avr - 8:47

Je serais curieux de savoir pourquoi Eole n'a pas donné suite a son topic ...
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